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- Chernogorsk City · Recruteur
Personnage RP · Archive Alexandria
Identité
Racontez sa vie c’est si banal… la mienne n’a jamais été exemplaire ni même attrayante. Je suis né à Elektrozavodsk où j’y ai toujours vécu. Mes parents étaient de petits fonctionnaires. Des rats de l’état… Mon paternel se prenait pour l’inspecteur Harry. Gros flingue, pas très causant et surtout qui cognait souvent, le plus souvent sur ma gueule et ça depuis mon plus jeune âge. Quant à ma mère, elle bossait dans une administration… agent des impôts… le genre de personne dont tu préfères oublier qu’elle existe. D’ailleurs, pour moi, elle n’a pas existé longtemps. La garce a foutu le camp alors que je n’avais que 5 ans et elle m’a laissé là, avec LUI. Alors tous les jours c’était Byzance à la maison. Torgnole sur torgnole, j’ai reçu autant de coup que comptait chaque heure qui passait.
Ce qui m’a sauvé de cette vie de merde fut l’hôpital du coin. Par un soir qui n’était pas fait comme un autre, mon père avait voulu jouer les justiciers. "Plus fort que la mort" qu’il disait quand il partait pour les rondes de nuit mais ce soir-là, des mafieux l’attendaient au détour d’une ruelle et il fut passé à son tour à tabac. J’avais dix ans et on m’a fait venir pour ne pas me laisser seul. La veille j’avais été bien matraqué par mon père et je ne sais pas ce qui s’est passé mais devant mon œil au beurre noir et mes bleus que je ne me donnais plus la peine de cacher, de toute manière, j’avais le visage tuméfié, l’un des hommes qui avait flanqué la raclée à mon père m’a pris à part pour me parler.
- Écoute petit, ton père a mérité ce qui lui est arrivé, ce n’est pas à toi qu’on en veut. Tu ne risques rien mais à ce que je vois, tu as déjà bien reçu toi aussi. Ton père est un pourri, il bosse pour nous, depuis des années mais il n’a pas respecté le contrat… une belle ordure et il ne mérite pas de vivre. Mais je ne veux pas te voler une quelconque vengeance… tu mérites de choisir toi-même comment il doit mourir…
Je n’ai pas tout compris sur le moment, de quoi cet homme me parlait, le fait que mon paternel trempait dans des affaires louches mais ce mafieux m’offrait une chance de ne plus subir cette colère qui me vrillait les tripes chaque jour. J’ai pas traîné. On était dans la chambre à l’hôpital. Des hommes de Patsolva étaient massés dans le couloir, personne ne pouvait approcher. J’ai pris alors un oreiller et je l’ai posé sur le visage de mon père en appuyant de toutes mes forces. Patsolva m’a aidé, maitrisant les soubresauts de mon paternel. Ce jour –là, je n’ai pas pleuré, ni même eu de regrets. Je me suis simplement libéré du joug de mon père.
Dès lors, je fus pris en charge par monsieur Patsolva. Le Ruskov ne voulait pas me voir crever dans un orphelinat de merde. Il m’a pris sous son aile, est devenu mon parrain. Il a tout arrangé auprès des autorités et j’ai grandi comme un gosse normal. Bien évidemment, on m’a vite appris à tirer, à me battre, donner coup pour coup. La rage je l’avais ce n’était pas très compliqué. Et comme je n’étais pas très doué pour l’école, j’ai trouvé un boulot à la morgue de l’hôpital. La bonne aubaine pour la famille… quand il fallait faire disparaitre un corps ou des preuves… j’ai assisté à des autopsies, appris auprès des légistes et je suis devenu très doué pour découper un corps.
Le premier que j’ai fais disparaitre fut un petit dealer qui avait offensé la fille de Patslova. La gamine n’avait que quatorze ans mais ce bâtard l’avait entraîné dans sa voiture sous prétexte de la ramener à son père à la sortie du lycée… on me l’a amené en pleine nuit alors que j’étais de garde, j’ai fais disparaitre la balle qui s’était logé dans son cœur et j’y ai pris beaucoup de plaisir. Un sentiment de puissance m’a envahi et ce sang qui se répandait partout m’a tourné la tête… j’ai adoré cet instant… Et l’on m’a confié de plus en plus de mission… jusqu’au jour le chaos est venu tout arrêter.
La colère puis la rage de ne plus pouvoir exercer mon métier m’a longtemps accompagnée. J'aime le sang, j'aime les bonnes choses, le pouvoir que j'ai sur les hommes et les femmes. Tous ne sont là que pour nous pourrir la vie. Ma mère m’a abandonné et les autres n’ont jamais voulu de moi sous prétexte que je faisais un métier peut glorieux… Tous les mêmes, tous des trou du cul qui ne voient que le pouvoir. Depuis, c’est moi le maître, c’est moi qui les oblige à faire et devenir ce que je souhaite. Et aujourd’hui, je les chasse pour mon plus grand plaisir. Ils sentent la peur, ils angoissent et moi j’adore car je suis supérieur à eux… et plus ils sont faibles, plus ce sentiment est grand… Que du plaisir, que du bonheur…
Voilà ce que fut ma vie d’hier, voilà ce qu’est ma vie aujourd’hui.
Vous voulez savoir pourquoi on me surnomme le chacal ? Savez-vous que le Dieu Anubis est un dieu funéraire de l'Égypte antique, maître des nécropoles et patron des embaumeurs, il accueille les défunts près de lui… On le représente avec une tête de chacal, animal affectionnant les cimetières… Si autrefois, j’aidais les hommes à être digne dans la mort aujourd’hui, je suis celui qui donne la mort. Je suis le juge de ceux que je trouve. C’est moi qui décide qui peut vivre ou mourir… Tout comme Anubis, j’évalue les Âmes et décide de leurs sorts. Alors, à quand une rencontre entre vous et moi ?
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