Portrait de Raphaël .

Personnage RP · Archive Alexandria

Raphaël .

Saison 7 — Eldorado

Vivant Survivant

Identité

Son histoire

Je m'appelle Raphaël et mon matricule est Golf M19236 OO.

Mais Raphaël n'est pas le prénom que m'ont donné mes parents, d'ailleurs cela fait si longtemps que l'on m'appelle Raphaël que je ne me rappelle pas de mon prénom de naissance. Même que finalement, peu de gens m'appelle Raphaël, la plupart m'appelle « Raph » et dans certaines circonstances « Bateman », mais ça c'est une autre histoire.

Comme toute histoire la mienne à un commencement, et même si elle mêle les souvenirs et les dires, elle est finalement à la fois représentative de notre époque et en même temps en contradiction totale.
En effet, je suis né en Europe de l'ouest, et tout ce que je peux dire et que je sais, c'est que ma mère malgré sa situation d'esclave était douce avec moi. Avant qu'elle ne meurt sous les coups de mon paternelle qui lui avait fait comme premier cadeau un enfant en souvenir d'un moment désagréable et non consenti, elle m'avait dit ; "Un jour tu sortiras d'ici, n'oublie jamais que le monde regorge de gens biens, il n'y a pas que des personnes comme ton père, ne l'oublie jamais et ne rate pas l'occasion de trouver de bonnes personnes, la vie mérite d'être vécu".
Ces paroles sont restées gravé en moi…

Quelques semaines après son décès un groupe lourdement armé et organisé avec pris d'assaut notre camp, nous libérant tous et rendant la monnaie de leur pièce à mon père et ses compères...quand j'y repense, ce jour-là, j'aurai aimé être en âge d'appuyer moi-même sur la détente, pour ma mère, et tous ceux qui à qui il avait fait du mal...
En quelques jours j'étais passé au rang d'esclave maltraité et mal nourri, à un membre à part entière d'une communauté comme je n'en soupçonnais pas l'existence. Ils m’ont d'abord donné un nouveau nom, Raphaël, afin de redémarrer ma vie comme ils disaient, et puis m'expliquer que j'allais dorénavant vivre dans un quartier, le quartier du Golf, un quartier ou je pourrais rencontrer pas mal de gens qui avaient comme moi une histoire un peu particulière.

Je n'avais jamais aussi bien mangé, j'avais des vêtements propres et on ne me forçait pas à travailler ou du moins pas dans des activités qui pouvaient nuire à ma santé...
Et les gens qui m'entouraient étaient tous gentils avec moi…Quelque part j'avais atterri sur une autre planète.
Au bout de quelques années, alors que vint mon adolescence et que je suivais une formation classique de survie et de construction propre au quartier du Golf, on me prit à part avec quelques autres qui devaient avoir mon âge pour nous expliquer que nous avions été sélectionnés pour une formation spéciale.
Cette formation "spéciale" avait pour but d'apprendre certaines techniques peu avouables afin d'assurer la pérennité de la communauté dans des cas bien particuliers. Et il ne fallait en aucun cas en parler, seuls ceux qui savaient, savaient...

Après cette formation nous avions appris à faire preuve d'une violence, certes maitrisée, mais qui permettait notamment d'obtenir des informations précieuses. Quant arriva le dernier jour, on m'expliqua que contrairement aux autres membres de la communauté notre matricule serait un peu différent, nous garderions le nom du quartier, mais les 2 lettres finales seraient des O, des O dont la réelle signification étaient en réalité des zéros relatifs à un quartier dont l'existence ne tenait qu'à l'existence de personnes portant ce matricule. On me demanda aussi ce que j'avais retenu de ma formation et qu'elles étaient mes ambitions, ce à quoi je répondis : "Je veux tout faire pour le bien de la communauté, SE SALIR LES MAINS POUR LES SIENS sera mon crédo"...
Notre formateur en chef, pris alors une feuille de papier et griffonna des chiffres et des lettres. Une fois terminé, il me dit ; « Ton matricule sera donc Golf 19236 OO », et m'expliqua que le nombre 19236 une fois décomposé sur sa feuille donnait 19 19 12 13 16 12 19 ce qui une fois converti en lettre donnait S S L M P L S soit "se salir les mains pour les siens".
Ma nouvelle vie démarrait, la plupart du temps je travaillais aux constructions et aménagements des différents camps et quartiers…et de temps en temps je me salissais les mains pour les miens.

L'avantage du quartier du Golf et de mon travail était de pouvoir rencontrer beaucoup de monde, c'est comme ça que j'ai rencontré "Wincherster", qui au début était assez peu loquace mais avec le temps devint mon ami, tout comme Jake avec qui nous allions au bar de temps à autre pour se désaltérer. « Chester » comme je l’appelle, était quelqu’un de sérieux avec un regard juste sur le monde qui nous entourait et avec qui j’avais pu avoir nombre de discussions intéressantes.
Il fut le premier au courant de la spécificité de mon grade et de mon surnom que seuls ceux du Quartier zéro connaissaient à savoir « Bateman » en référence au roman de Bret Easton Ellis « American Psycho », car d’après eux, dans des moments particuliers j’avais fait preuve d’une créativité peu commune et que l’on aurait dit une autre personne à la limite de la folie psychotique…
Ce qui n’était évidemment pas le cas, je faisais mon travail que j’aimais et je savais pourquoi, ce qui me permettait de ne pas avoir de remords.

Chester m'expliqua beaucoup de choses que je n'avais pas vu où refuser de voir depuis toutes ces années…Notamment les problèmes grandissants au sein de la communauté et les actes dont personne ne parlait trop fort par peur de représailles…
Ce fut le déclic, la communauté comportait évidemment de bonnes personnes mais pas que, lui en faisait partie, et comme me l'avait di ma mère, j'avais trouvé en tout cas une bonne personne, je n'allais plus la lâcher.
Et puis, il y avait aussi Josef du quartier Beta, qui était un vieux médecin pour lequel on m’avait envoyé plusieurs fois faire des aménagements dans son cabinet…un vieux briscard pour qui je m’étais pris d’affection et qui parfois au détour d’une conversation me racontait une histoire d’un autre temps.

Un jour, Chester m’apprit qu'il faisait partie d'un gros convoi d'éclaireur en Roumanie. Je ne pus m'empêcher d'aller voir mon chef des OO, afin de me porter volontaire pour les accompagner lui prétextant que je pourrais être utile en fonction des rencontres.
C'est comme ça, qu'à bord d'un convoi de 20 HMVEE, 30 Camion et 10 semi-remorques, je parti alors sans le savoir définitivement de "chez moi". Ce qui est assez cocasse, c’est que dans l’équipe médicale du convoi, il y avait aussi Josef…à croire que le destin existe.
Les haltes se sont succédées sans problème majeur hormis les runners présents dans les villes sur notre route, enfin les restes. Le nettoyage des éclaireurs était efficace.

Quelques jours plus tard nous étions à une dizaines de kilomètres de notre objectif et la nuit
Commença à tomber. On s'arrêta donc dans une lisière de forêt pour la nuit afin de
Reprendre des forces. Josef s’occupait du feu et Chester écrivait une lettre à sa « petite irlandaise » comme il l’appelait. Les chasseurs revinrent avec des victuailles, et nous pouvions nous poser tranquillement afin de profiter du repas quand tout à coup la situation dégénéra complètement.

Un bruit sourd…un bruit de pas lourd, comme si un troupeau nous chargeait avant que tout ne se stoppe comme si le temps s’était arrêté.
Et puis les cris, la panique et les pleures…Il était trop tard, il fallait malheureusement trouver refuge au plus vite afin de pouvoir garder la vie sauve.
Je pris Josef avec moi en direction des camions le trainant presque de force lui qui semblait figé devant ce spectacle démoniaque.
Et puis au dernier moment je vis Chester de loin qui semblait courir arme en main, comme investi d’une mission, mais d’une mission qu’il ne pourrait pas réussir. Nous lui dire signe de venir, il accourra, sorti les clés de son camion et partions laissant derrière nous, des vivants presque morts et des morts vivants, un ensemble de corps, de cri, de craquements….un carnage comme je n’en avais jamais vu…

Chester décida de continuer la mission, et pris la route que nous devions prendre le lendemain matin.
Quelques kilomètres plus loin, il gara le camion aux abord d’une grande et nous nous y enfermions pour la nuit. Nuit cauchemardesque durant laquelle le pauvre Josef vomissait tout ce que son corps pouvait contenir tandis que j’étais dans ma bulle, seul avec moi-même…j’entendais les cris, je voyais les corps déchiquettes…et cette odeur de poudre mélangé au sang et la puanteur cadavérique….

Le lendemain matin, Chester passa un message radio et nous décidions de rester là, à attendre des survivants potentiels du convoi…il fallait trouver nourriture, eau et soins afin de les attendre et de pouvoir les accueillir…

3 jours plus tard, nous virent au loin 2 individus se diriger en direction de la grange, et alors que nous avions espoir de revoir des visages connus, nous furent surpris d’apprendre qu’ils avaient simplement entendu notre message radio, et que c’était pour eux la dernière chance d’enfin trouver des gens après ce qu’ils leur étaient arrivé.

Volodimir et Aron, nous racontèrent leur histoire, et comment ils avaient atterri dans la région. C’étaient de bons gars qui tout comme nous finalement en avaient bavé…
Après leur avoir expliqué notre situation, nous passâmes quelques jours de plus dans la grange, cela nous permis d’établir une véritable petit camp de fortune, tout en apprenant à mieux nous connaître.
Et puis, vint la révélation de Volodimir concernant une région tout proche, région dans laquelle a priori il y avait encore des ressources exploitables. Chester, qui était plus au courant que Josef et moi des détails de la mission d’origine, nous révéla que le but de cette mission était d’établir une carte de la région et confirmé les dire dont venait de parler Volodomir, afin que la communauté y installe dans un premier temps un avant-poste avant d’en faire une colonie secondaire.

C'est à ce moment que Noctis, alias "Striker" arriva de nulpart, seul...il avait été envoyé suite au message radio de Chester et aviat suivi les traces de pneus après être passé par le théâtre des horreurs ou ils nous avait dis avoir fait ce qu'il fallait pour ceux qui se tenaient debout alors qu'ils n'auraient pas du.


A force de discussion, il devint évident que nous avions en plus d’objectifs, beaucoup de choses en commun.
De plus, nous étions maintenant fortement éloignés de notre point départ et relativement proche de la région dans laquelle la mission devait s'installer.
Il n'y eu pas besoin de s'étendre longuement sur le meilleur choix à faire au vu de la situation...et alors qu'à la lueur des flammes dans la nuit nous avions tous des visages fatigués par les derniers jours mais heureux de ne pas être seul ou avec n'importe qui, ce même bruit sourd annonciateur de mort imminente réapparu au loin.
En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, nous remballions nos affaires et nous préparions à décamper, mais malheureusement trop tard...
Notre faible nombre, ajouté à la fatigue, nous  ne pouvions pas le poids face à l'armée des morts...
Je n'eut pas le temps de voir les autres et du partir en courant...et alors que je m'éloignais dans la nuit j'entendis Chester hurler "PULKOVO ! RENDEZ-VOUS A PULKOVO !"...
Dans les jours qui suivis, mon seul objectif fut de trouver de la nourriture, et une carte afin de voir comment aller à cette fameuse ville que Chester avait donner comme point de rendez-vous.
Finalement entre quelques péripéties classiques de nôtres époque, j'arrivai finalement a Pulkovo, petit village des plus sympathique, laissé à l'abandon et rongé par la mort.
Je commençais à nettoyer la bourgade, et installer un camp de fortune en espérant que les autres arrivent et survivent. Quand j'entendis la voix de Jake au loin : "heyy Raph c'est toi qui à siphonner les futs du bar ou c'était déjà à sec ?!", je me retournais et apercevait alors dans sa foulée Chester sans son camion, mais bien vivant... nous n'avions plus qu'à nous mettre au travail en espérant que les autres arrivent jusqu'à nous....

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