Personnage RP · Archive Alexandria
Aleksandr "Sasha" Kroutov
Cause : Après être resté dans le coma quelques heures, Il a fini par rendre l'âme malgré une ultime tentative de réanimation. Il s'était traîné jusqu'au dehors, préférant mourir au soleil plutôt de que survivre sous un fouet. Les derniers mots qui s'envolèrent de sa gorge furent les paroles d'une chanson "Oï da nié Vietchr", il est mort en artiste, c'était son voeux le plus cher.
Identité
Son histoire
Minia zavout Sasha...ah pardon...une vieille habitude...mon nom est Aleksandr, mais tout le monde m'appelle Sasha. Je suis né en 1922 dans le Donbass et je n'ai pas eu le temps de connaitre mes parents qui font partie des 2 millions de Cosaques massacrés par les Bolchéviques.S'il est de bon ton d'évoquer le génocide arménien de 1915 entre la poire et le fromage pour se donner un genre, personne n'évoque le sort réservé par les communistes à mon peuple.
Comme disait Staline "La mort d'un homme est une tragédie, celle d'un million d'hommes, c'est une statistique". L'occident avait bien trop peur de se fâcher avec les rouges, on nous a donc enterrés au propre comme au figuré, avec l'aide de ces chiens d'Ukrainiens trop heureux de récupérer nos terres. J'ai été adopté et élevé par eux, ce qui par procuration fait de moi un fils de chien, mais un jour j'irai pisser sur leur tombes.
On m'a inscrit au conservatoire de Donetsk quand j'avais 5 ans, je présentais de bonnes dispositions pour devenir un grand joueur de balalaïka. Mais je ne rentrais pas dans le moule, trop exigu pour ma soif de liberté. Alors. le jour de mes 15 ans, j'ai fracassé mon instrument sur la tête de mon professeur. C'est la plus jolie note que j'ai produite de toute ma carrière, enfin si on admet que vivre comme un clochard est un plan de carrière.
Vous aurez remarqué que je suis resté silencieux sur ce que je faisais pendant la seconde guerre mondiale. Que vous dire si ce n'est que comme de nombreux cosaques, j'ai rejoint les rangs du IIIème Reich. Non pas par sympathie pour leur idéologie, mais le but de Barbarossa étant de bouffer les rouges, on s'était trouvé des points communs. J'ai deserté pendant la bataille de Koursk, lorsqu'un T34 a harponné notre Tiger pour bloquer la tourelle. Depuis, j'ai vécu d'expédients et de charité jusqu'à ce jour fatidique, gagnant ma croûte en exerçant mon art dans la rue lorsque le climat le permettait, mais le plus souvent comme un rat, sous terre.
Lorsque les bombes ont frappé Moscou, Liocha et moi étions en train de faire la manche en jouant dans le métro. Je me souviens, c’était juste à l’instant où on s’engueulait pour savoir si on allait interpréter «Elle a de l’orge sous les aisselles» ou «Tiens, voilà du bortsch».
Nul n’est prophète en son pays dit le proverbe et puisqu’avant la catastrophe notre talent à l’échelle nationale était resté incompris, on s’est mis en route à quatre, Liocha, son accordéon, ma balalaïka et moi. Direction la France, patrie de Mikhail Sardov et de Klaud Nougarov, un nouveau public à conquérir, un offrande musicale à délivrer à tous les slavophiles romantiques.
Après un long périple où nous avons marchés seuls, dans les rues qui se donnent avec nos pas qui résonnent, nous sommes arrivés à destination. C’était il y a une semaine, enfin je crois, depuis j’ai perdu la notion du temps mais conservé celle du tempo indispensable à l’expression de notre art. Avec Liocha, on a tout de suite perçu que nos compositions musicales recelaient une puissance à la limite de l’arme de destruction massive. Nul besoin de faire un feu pour éloigner les loups, ceux-ci fuyaient à la moindre note en faisant les choeurs «houhouhou».
Un soir, alors que nous peaufinions une reprise de «Champs-Elysées» en canon dodécaphonique, une troisième voix s’est invitée entre le couplet et le refrain. Un message diffusé en boucle a surgit d’un talkie-walkie qu’on a trouvé en chemin...mais impossible de comprendre ce qu’il disait. On a passé quelques jours a essayer d’y répondre tout en jouant et alors qu’on arrivait à la conclusion qu’il nous manquait un percussionniste, nos vœux furent exaucés…
Identité
