Personnage RP · Archive Alexandria
Ezekiel D. Alvarèz
Identité
Son histoire
[Un homme en débardeur rouge se pose sur le sable, pistolet à la main.]
Mon histoire commence en Espagne, à Valence, le 28 Janvier 1953 dans la chambre de mes parents.
Enfance d’après guerre, je n’ai pas forcément de souvenir précis sur les moments de ma jeunesse si ce n’est que j’avais des parents qui essayaient de faire du mieux qu’ils pouvaient pour que j’ai pas à subir les retombés des combats. Avec du recul, j’ai pas forcément bien rendu les choses, turbulent et indiscipliné, on va dire que le système scolaire n’était pas fait pour moi et qu’heureusement je l’ai vite compris. Pas besoin d’être assis derrière une table pour apprendre la vie, encore moins de devoir écouter des trou du cul qui ont la prétention de croire qui peuvent vous l’apprendre.
A mes 16 ans j’ai vite choisi un cursus professionnel dans le domaine du bâtiment. Plomberie, menuiserie, peinture, maçonnerie.. je vais pas vous apprendre qu’après une guerre c’est un milieux qui marche bien, très bien même mais c’était pas suffisant. On a qu’une vie après tout, faut avoir le courage d’en faire quelque chose et je voulais pas mourir en ayant sacrifié ma vie pour restaurer des lieux pour les autres. Ce monde est un lieu de chien ou faut savoir prendre son putain de bout de viande si tu veux bien vivre.
Après tout, le monde avait connu la guerre la plus meurtrière.. 70 millions de vies supprimées si je dis pas de connerie. Pour moi, à l’âge ou j’ai pu avoir conscience des choses, je me suis vite demandé si c’était pas la plus grosse arnaque des plus hautes instances qu’on la chance de contrôler ce monde. Un dégraissage de masse, camouflé par le devoir de défendre son pays pour la bonne cause et puis les multiples douilles que nous met l’état, confirme jours après jours mes suspicions.
Écoute, je vais te parler de Rodrygo. Tu vas me dire .. « qui est ce gars sorti de nul part ? » ben c’est le déclencheur de tout ça. Le délire, c’est qu’il était… comment dire…
Ce qui lui plaisait, c’était toi et moi.. tu vois ce que je veux dire, genre les hommes, les vrais. Il était homosexuel quoi et vu qu’on est censé être un monde libre et que malgré tout, tu vois les forces de l’ordre lui éclaté le crâne car son délire c’était de sucer des bites, tu comprends que les personnes qui sont censés protéger, gouverner et mener ce pays ne sont que des sacrés fils de pute du coup, pour moi c’était devenu limpide.
Anarchiste, rebelle, voyou, criminel.. on peut nous donner n’importe quel nom, moi je dirais juste « intelligent » car on a juste compris les rouages du systèmes. Suffit de regarder comment on a voulu nous différencier de tout le monde, pour qu’on soit exclu et une phrase reste a retenir dans tout ça.. diviser pour mieux régner.
Et regarde maintenant, ce qui se passe dans le monde.. cette histoire d’agent pathogène, ce virus avec encore une fois, les grands de ce monde qu’on merdait sévère. En Espagne, c’était le bordel, l’armée, la police, j’avais l’impression que c’était une deuxième tentative de génocide. Les gens se faisaient abattre pour simplement des doutes d’être infectés, sans savoir si c’était mortelle.. des informations qui ont fusé dans tous les sens pour qu’on ne sache plus penser correctement, des corps, des cris et un bordel sans nom, ce qui nous a forcés à être organisée avec le groupe et de toute façon, de vivre en marge, ça t’apprends l’indépendance et sur le papier c’était quand même nous contre le reste du monde. On ne faisait pas les chiens mais il ne fallait pas nous emmerder.
Jours après jours, on récupérait de quoi survivre et on voyait la situation se dégrader de plus en plus, à réaliser que ceux qui avaient merdé n'avaient plus aucun contrôle et comme je te l’ai dis, on a qu’une vie et je voulais en faire quelque chose.
Donc, comment l’idée est venue sur la table ? Je sais pas mais on en avait marre d’être dans l’ignorance, on voulait savoir le pourquoi du comment et on a chopé deux soldats pour les « questionner » et on a cru comprendre que si début il y avait à tout ça, ça venait sûrement d’Autriche, et Topolin est ressorti.
Malheureusement pour toi, après un petit périple nous voilà sur cette plage et toi dans ce sable, sans ton casque bleu car ça serait con que tu profites pas du soleil avant de mourir. Sache que si dans ton rôle, tu voulais protéger les gens, tu pourrais partir tranquille. On ne vient pas faire de mal, du moins pas aux gens « intelligent » on est là pour les responsables et tous les chiens de garde qui bossent pour eux. On en a marre de se faire chier dessus, et d’avoir trop jouer avec les mauvaises cartes, le tirage est enfin pour nous et on a décidé de misé tapis.
[L’homme parle à une personne enterrée dans le sable avec simplement la tête qui dépasse, il caresse la tête du soldat avant de se relever et de se tourner vers l’horizon.]
Voilà, voilà, tu sais tout. Mise à part peut-être mon nom.. tu peux m’appeler Zek. Et toi c’est quoi ? … allô ? …
[Ezekiel regarde l’homme et remarque qu’il est décédé.]
Tsss.. si faut je parle dans le vent depuis tout à l’heure et ce fumier ne nous a même pas dit par où était Topolin. Bon.. Allez les gars, faut se motiver. Il est temps que les choses changent.
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