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- Union des Citoyens du Monde · Membre
Personnage RP · Archive Alexandria
Cause : Puis vient le jour des révélations, où l'on comprend qu'on est maudit, misérable, aveugle, et nu face à l'hostilité de la réalité devenu plus sombre que le sombre des cauchemars et alors, il ne reste qu'à traverser les cauchemars de cette vie qui mènent tous à la même issue...
Identité
Je m'appelle Daniel Winkler, Autrichien de naissance, j'ai vécu et grandi dans un pays qui a connu tour à tour à la dictature nazie puis la soviétique.
Bien heureusement pour moi je suis né 6 ans après l'indépendance et j'ai grandi à Vienne, ville qui en plus d'être la capitale avait pour particularité d'être coupée en 5 secteurs occupée par les américains, britannique, français et bien sûr soviétique en plus d'un secteur dit international.
Quelque part, Cette ville chère à mon cœur fut la première touchée par ce que l'on appelle aujourd'hui la mondialisation, mélange des cultures, des langues et des modes de vies.
Le fait de grandir dans une famille ouverte d'esprit et dans cette ville si particulière à certainement forger la personne que je suis...et ce que j'entreprends.
Dès mes 20 ans j'ai commencé à parcourir l’Europe et une partie de l’Asie à la découverte du monde afin d'ouvrir mon esprit et partager avec mon prochain...je n'ai pas fait de grandes études et n'ai pas eu les ressources pour le faire, mais mon père m'a légué 2 choses que sont un corps robuste et un esprit éclectique.
Ainsi mes voyages m'ont beaucoup appris et j'ai décidé depuis peu de revenir chez moi...mais avec l'envie de bâtir et non pas seulement de profiter...bâtir quelque chose de durable dont je pourrai profiter mais surtout faire profiter.
J'ai donc après réflexion choisit d'aller dans la région d'Alexandria, petite région limitrophe, ou les habitants sont à ce qu'il se dit, livrés à eux-mêmes...je me dis que là-bas il est possible d'apporter et d'aider mon prochain car si j'ai bien appris quelque chose ces dernières années, c'est que qui que nous soyons, quel que soit l'endroit d'où nous venons, nous sommes tous des êtres humains avec des sentiments, des besoins et des envies...nous sommes tous citoyens du monde.
Et quoi de mieux qu'une région fracturée géographiquement, politiquement et religieusement pour organiser une union, bâtir un lieu ou vivre ensemble dans le respect de chacun.
Sur place j'ai rencontré Simon et Andreï, un ancien policier qui vit sur place depuis quelques années, ce qui tombe bien car en plus d'être appréciables, j'aurai besoin de gens comme eux, prêts à aider les gens dans le besoin pour mon projet.
Le temps à passer et nous nous sommes établi à Ozslanka dans le but de fonder une communauté basée sur le respect, la liberté et l'entraide. La ville à assez vite prospérée avec l'arrivée de nouveau habitants, la fondation de multiple lieux de commerce et d'échanges...
Et puis, la réalité nous a progressivement rattrapé, dès lors que certains loups s’infiltrent dans la bergerie, il ne peut y avoir que des malheurs...malgré tout nous avons réussi à tenir bon...Mais tenir bon face à ce qui nous attendait n'était pas possible même si nous le savions pas encore.
...Ozslanka..., que de belles rencontres, de beaux moments…une tranche de vie finalement assez agréable dans l'ensemble jusqu'à ce jour où nous avons tout perdu...contraint et forcés de quitter la région sous la bombes, les messages d'alertes, le cri, la douleur, ... la mort.
Parfois je repense cet instant où nous avons pris la décision de quitter la ville...aurions-nous du rester un peu plus ? je pense à ceux que nous n'avons pas pu prendre avec nous et j'espère qu'ils s'en sont sorti...
Je repense aussi à ce moment à la frontière alors que nous touchions au but lorsque Andrei est tombé sous les balles...sous mes yeux...et que j'ai fuis. Je sais que je ne pouvais plus rien pour lui et pourtant je ne peux m'empêcher de crois que cela aurait pu se passer différemment...pire n'étant pas possible.
J’ai fait ce que j'ai pu pour aider...mais étais-ce assez ? ...Il faut croire que non puisque depuis 3 mois ce combat perpétuel face aux hordes déshumanisés me ramène à ce moment et ravive en moi la tristesse.
Le chemin fut long jusqu'ici...la fuite en avant comme on dit...direction le sud sans me retourner évitant les affrontements...et donc la mort mais aussi la vie par peur de la voir mourir...
En longeant au maximum les côtes afin de passer pour Istanbul et repartir en Afrique j'ai vu ce que nos aïeux n'auraient pu imaginer, un génocide tel qu'il a encore jamais existé...hommes, femmes et enfants qu'importe leur nationalité, leur couleur, leur religion, ce déferlement ne fait pas la distinction.
A Istanbul, la ville était sur le dents, les Turques avaient préparé de quoi bloquer l'avancé des répliqués...mais aussi les fuites des survivants...impossible de passer ils tiraient sur tout ce qui bougeait...
Heureusement là-bas en remontant un peu au nord du lac Durugöl j'ai pu me faire un camp de fortune quelques jours, me reposer et pêcher, réfléchir surtout.
Réfléchir au fait que finalement c'était la fin et qu'il valait peut-être mieux rester ici et profiter des derniers instants. Mais c'était sans compter sur la détermination sans fin de destruction de notre ennemi.
Je me rappelle avoir vu tout d'abord entendu des cris, ces cris…je ne sais pas si on peut seulement trouver une phrase pour les expliquer…puis une marée humaine. Quand je me suis réveillé, je suffoquais sous les cadavres, l'odeur du fer était omniprésente et le paysage ocre rouge...encore une fois un massacre...massacre que j'avais de mal à visualiser...avant de comprendre qu'il me manquait mon oeil droit et que mon visage était couvert de sang.
Alors que je déambulais au milieu des cadavres et que j'aidais certains à quitter ce monde en mettant fin à leur souffrance...j'ai croisé un homme, comme moi couvert d'entrailles, seul nos regards nous permirent alors de comprendre.
Sans me donner son nom, il me dit qu'il arrivait d'Istanbul et qu'il était vint d'y retourner, qu'il cherchait des membres de sa famille...obstiné, dans une quête qui ne le mènerai qu'au désespoir, je ne plus me résoudre à l'en empêcher.
Je repris la route en longeant une fois de plus la côte qui remontait vers le Nord-ouest…c'est alors que je vis Le mur...un mur qui me rappelait de mauvais souvenirs et au loin des milliers de forcenés rentrant par des passages en son sein.
Sans nourriture, sans ressources, arrivée à ce stade je ne pouvais plus faire demi-tour…je pris alors la décision d'un dernier effort...celui de contourner l'enceinte à la nage laissant mon sac à dos et toute affaire superflue derrière moi....
…j'y suis arrivé...comment je ne sais pas, à croire que nous sommes capables de tellement plus que nous le croyons...peut-être suis-je déjà mort sans m'en rendre compte ? qui peut savoir...
J’ose espérer qu'une fois mort, je ne verrais plus ces images... ils sont déjà partout ici et vont progressivement prendre possession des lieux tout comme ce fut le cas chez nous.
Il me faut continuer à avancer, et ne plus me retourner jusqu'à trouver enfin la lumière au bout du tunnel.
Cela fait maintenant plus d'un mois que je suis dans cette province même si j’ai arrêté de compter les jours. Dès mon arrivée j'ai tout fait pour trouver le nécessaire et longer la côte afin d'éviter l'afflux de ces monstruosités tout en poursuivant mon objectif de rallier le continent asiatique....malheureusement une fois arrivé au bout....un mur une nouvelle fois mais sans la foi, cette fois-ci de traverser à la nage.
J'ai depuis établi un campement, et fait le nécessaire pour assurer ma survie. Ce qui m'étonne c'est de n'avoir croiser personne depuis tout ce temps, enfin personne de normal et ce depuis si longtemps...à croire que le temps s'est arrêté ou que je suis seul....même si je sais qu'il est peu probable que ce soit le cas.
Ce que je remarque pour le première fois c'est que la solitude apporte avec elle la nostalgie des bons moments, mais surtout des mauvais, ravive les souvenirs enfouis et m'amène régulièrement à perdre la notion du temps qui passe....j'ai peur que ce qu'il reste de moi en tant qu'être humain ne disparaisse avant ma mort... ce serait.... je n'ose imaginer....
Si seulement j'avais une radio.... je pourrais tenter d'émettre une message et espérer rentrer en contact avec quelqu'un, malheureusement ce n'est pas le cas...Et puis il y a les ressources, j'ai beau faire de mon mieux, elles commencent à manquer....la tournure des évènements, de ma vie, rien que d'y penser....
Les jours passent et se ressemblent…j’ai dû aller récupérer quelques ressources aux alentours sans quoi je serai mort à l’heure qu’il est…et hier après quelques jours, en revenant j'ai vu qu'on avait pillé mon camp, preuve et signe de vie mais des plus désagréable.
J'ai craqué...j'étais décidé...mais la corde à lâchée...peut-être un signe que tout n'est pas fini.
J'ai donc parcouru les alentours avant de trouver un camp caché dans un grotte...j'ai récupéré bon nombre de mes affaires et laissé une lettre.
J'ai pris la décision de me fixer de nouveaux objectifs à court terme afin de ne pas perdre ce qu'il reste de mon esprit sur cette plage...Tout d'abord marquer le sol des fois qu'un avion ou un hélicoptère passe, et puis essayer d'échafauder une construction suffisamment grande pour qu'un feu se voit de suffisamment loin que ce soit en mer ou dans les terres…en espérant que dans les terres il y ait autre choses que ces saloperies ou quelques connards pour le voir...mais alors que j'avais à peine démarré le boulot...un type est sorti de nulle part !
Se faisant appelé Pyotr, me racontant qu'il connaissait des gens d'Alexandria, qu'il vivait dans une communauté avec du monde....bref, je ne pense pas avoir été des plus amical mais je dois admettre que j'ai bien cru que mon imagination me jouait des tours...
Jusqu'à la fin j'étais persuadé d'avoir une hallucination...peut-être de parler avec moi-même ou seul…
Ce fameux Pyotr m'a rappelé la date d’hier et donc je sais maintenant quelle est la date d’aujourd’hui…1er janvier 1998.
Au réveil ce matin j'avais dans ma poche une boite de bacon qu'il m'a donné hier...finalement je ne suis peut-être pas encore complètement fou...
Il m'a dit qu'il repasserait, car j'hésitai à le suivre...suivre une hallucination me semblait un mauvais choix…suivre un type vers une communauté proche des murs me semble tout aussi dangereux…on verra bien....
Et bien, cette année 1998 me redonne un peu d'espoir...alors que j'attendais le fameux Pyotr qui n'est pas revenu...j'ai reçu une lettre déposée chez moi 0ar une vieille connaissance encore en vie, Moussa...preuve que certains ont bien réussi à se sortir de cet enfer sans nom...j'ai même trouvé une radio, et même si je n'en suis pas un grand fan je dois admettre qu'elle risqie de m'être forte utile prochainement.
j'ai commencé à préparer quelques affaires pour partir à la recherche de Moussa et qui sait, d'autres survivants d'Alexandria qui seraient dans les parages. Il ne me manque plus qu'une carte pour pe repérer....mais j'ai bon espoir que la lumière au bout du tunnel ne soit pas celle d'une vie après la mort, mais bien d'une nouvelle vie....une nouveau départ...j'espère.
Finalement nouvelle vie il n'y a pas eu, j'ai fait la route jusqu'à Kamensk accompagné par Pyotr ou je comptais potentiellement m'installé et retrouvé Moussa, mais dès le premier soir je me suis fait volé les quelques affaires que j'avais pris avec moi...Je suis donc parti de cette ville le sac plus léger mais avec une carte de la région en poche espérant rejoindre Moussa chez lui....et....et une fois de plus le destin m'en a empêcher me laissant seul et borgne face à une meute de loups affamés...j'ai réussi à m'en sortir mais dans un sale état.
Il est temps pour moi d'écrire les derniers mots de cette page avant d'enterrer ce carnet devant cet hôpital ou j'ai pu panser mes plaies.
Il est loin le temps des rêves, le temps des projets promis d'un avenir radieux ou chacun pouvait choisir sa voie...aujourd'hui seul la survie compte et avec elle les choix les moins humains, les actes autrefois réprimandables qui aujourd'hui jonche les routes...je prends toute la mesure des circonstances qui nous ont emmenés vers cette situation....la fin du monde, la fin des hommes...la fin de la vie.
Quant aux jours qu'ils me restent à passer ici-bas, j'aimerai pouvoir faire quelque choses pour quelqu'un...mais le dire est déjà bien présomptueux...quelque part entre Alexandria et Dolbritch, Daniel s'est perdu et ce n'est plus que le fantôme de qui il était qui se tient debout.
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