Personnage RP · Archive Alexandria
Viktor Petrova
Cause : Je disparai avec quelques regrets... J'arrive Maria, notre pays n'est plus ce qu'il était.
Identité
Son histoire
Mon nom est Viktor Petrova.
Né dans la campagne Bulgare de la région de Dobritch le 4 juillet 1956, j'ai grandi dans le monde contrôlé par les deux puissances hégémoniques de la Guerre Froide. Mon père Igor avait combattu les troupes grecques en 1941 lorsque le pays avait rejoint l'Axe aux côtés de l'Allemagne, de l'Italie et du Japon. Il en était revenu changé, comme beaucoup d'hommes mais il avait eu la chance de revenir entier. Sa santé mentale par contre… Maman m'avait raconté qu'elle avait laissé partir un autre homme que celui qui était revenu.
Après l'invasion russe, l'armistice et le coup d'État en 1944, mon père affronta les forces Yougoslaves et Allemandes aux côtés de l'armée rouge jusqu’en 1945 qui marque la fin du massacre en Europe. Mon père fut démobilisé et rentra dans sa ferme à Dobritch pour y retrouver sa femme, ma mère, Elena. C'est seulement 11 ans plus tard que je suis venu au monde, tandis que ma grande sœur, Anna, pointait le bout de son nez en 1950, soit 6 ans plus tôt. Nous n'étions pas une famille nombreuse car mes parents avaient du mal à avoir des enfants pour une raison qui leur était inconnue. Ma soeur et moi-même avions donc énormément de travail à la ferme, mais nous avions la chance d'avoir apris à lire, écrire et compter via ma tante qui était maîtresse d'école.
La situation, bien que banale et classique des familles Bulgares issues de la terre, me plaisait plutôt bien même si nous n'avions pas beaucoup d'argent. Mais mon père, lui, considérait que notre beau pays ne pouvait pas se développer à sa guise en étant au service d'une autre puissance qu'était l'Union Soviétique. C'était un nationaliste de pure souche et c’était mon héros. Combien de fois m’a-t-il conté la période révolutionnaire des années 1870 face à l’ancien Empire Ottoman ? Je ne saurai le dire. Mais ses opinions nous ont valu des problèmes avec les autorités.
Un jour, en rentrant de chez ma tante qui nous faisait leçon comme à son habitude, ma soeur et moi avons assisté à une scène maccabre. À l'âge de 12 ans, alors que je rentrais dans ma ferme, dans ma maison, j'ai vu mes parents allongés au sol dans une mare de sang. Qui avait pu faire ça ? Un voisin pro-rouge ? La police ? L'armée ? Je n'ai jamais eu la réponse mais je savais au fond de moi que ce n'était certainement pas un patriote attaché à son pays, mais un chien qui tenait probablement en sa gueule un marteau et une faucille.
Anna et moi avons logé chez ma tante jusqu'à ma majorité, en 1974. Notre ancien terrain avait été revendu à des Yougoslaves étrangers. De toute façon, il était devenu difficile d'être paysan sous le régime de l'URSS. Ces connards avaient beau dire que le régime était celui du peuple, ce n’était rien de plus qu’un régime fait pour les membres du Parti. Dans la continuité, j’ai comme tout jeune homme de mon âge dû effectué mon service militaire durant 6 mois en me disant que je le faisais pour la Bulgarie, pas pour les rouges. En 1978, j'avais alors 22 ans et ma sœur 28, j'enchaînais les petits boulots de service sur la capitale Sofia, tandis que ma sœur… Disons qu'elle se rendait utile auprès des hommes. Nous n'avions pas le choix. Il fallait manger et se loger, et tous les moyens étaient bons.
C'est en 1980 que j'ai tout perdu. Ma sœur s'était faite étrangler par un de ses clients, un Roumain. Elle est partie sans me dire au revoir. Je l'ai évidemment vengée moi-même car la police n’en avait rien à faire du meurtre d’une prostituée. J’ai égorgé cet enfoiré dans une ruelle sombre de la capitale quelques jours plus tard alors qu’il sortait d’un bar totalement ivre. Personne ne s’en est rendu compte.
L’année suivante, j'ai commencé à fréquenter les cabarets et j'ai rencontré un groupe de personnes assez plaisantes. C'étaient des anti-communistes, pour certains même des nationalistes comme moi. Nous partagions globalement les mêmes idées et je sentais que l’on pouvait faire quelque chose à nous tous, nous pouvions résister à nos oppresseurs. C’est aussi dans ce groupe que j’ai rencontré celle qui deviendra ma femme, Maria. Elle était secrétaire à la Mairie de Sofia ce qui lui permettait de récolter des informations sur les soviétiques. Moi, je m’étais trouvé un boulot dans une imprimerie excentrée du centre ville me permettant d’imprimer des tracts pour notre combat.
En 1982, nous avions économisé assez d'argent pour nous payer notre propre chez nous en périphérie de la ville Maria et moi. Nos compagnons venaient faire leurs réunions dans notre maison au sous-sol en échange d'argent. Moi, je travaillais toujours dans l’imprimerie qui publiait le journal local. Cela me permettait de gagner de quoi faire, d’aider mes amis et je pouvais lire les nouvelles gratuitement. Je m'intéressais aussi à la politique à partir des quelques articles que je lisais tout en sachant que le journal était contrôlé par le parti communiste. Les choses se sont accélérées par la suite.
En 1983, alors que nous avions prévu de nous marier Maria et moi, elle s’est faite attraper la main dans le sac à la mairie en train d'éplucher des documents confidentiels. Elle termina en prison, sans procès. J'apprenais quelques jours plus tard, alors que je fuyais les forces de l’ordre qui connaissaient notre relation, que Maria était morte en prison de causes “naturelles”, bien sûr… Le groupe a été séparé, certains se sont fait attraper, d’autres comme moi continuèrent de se cacher 8 ans durant.
Cette situation a duré jusqu'à l'effondrement de l'URSS en 1991. À partir de cette période, la traque s'est terminée et j’ai décidé de m’installer dans ma région natale, Dobritch, où j'ai acheté mon propre domaine agricole et où des voisins bulgares m'ont aidé à me lancer dans les récoltes. C'était difficile pour moi car j'étais seul et je n'avais donc pas un grand terrain, à peine 2 hectares de cultures. Mais je m'en sortais, je ne demandais pas grand chose de plus.
Depuis 1996, la situation mondiale semble s'être dégradée et on parle d'expériences ratées, des mangeurs d'hommes, de clones… Heureusement, le préfet ainsi que le gouvernement Bulgare avaient installé un mur protecteur autour de la région puisque Dobritch était réputée pour sa capacité d'autonomie alimentaire avec ses nombreux élevages et cultures.
Nous sommes en 1997, il paraît que des étrangers s'amassent à notre frontière et veulent forcer le passage de notre havre de paix.
Qu'ils retournent chez eux bon sang !
Ecrits inconnus retrouvés dans un carnet :
Aujourd'hui on doit être le 29 décembre 1997, c'est bientôt le nouvel an...
Il s'est passé pas mal de choses ces derniers temps que ce soit à propos des copies ou des communautés. J'avais entendu parler d'une communauté appelée Eclipse et je m'y suis rendu pour la première fois il y a quelques jours déjà. Là-bas, j'ai rencontré beaucoup de personnes venant d'horizons tous différents et il faut dire que j'avais beaucoup d'appréhension à leur sujet. J'ai rencontré des Bulgares évidemment, des Américains, des Roumains, des Tchèques mais aussi des saloperies de communistes Russes et pires encore, des enfoirés de Turques. Les rouges et les Turques... ils n'ont vraiment honte de rien pour décider de se ramener dans un pays où ils ont semé terreur, famine et mort.
Merde... Pour l'instant je fais profil bas car je sais que la priorité du moment n'est pas de se débarrasser d'eux, mais une fois que les clones auront disparu, ce sera à leur tour, pour le bien de la nation. C'est pourquoi j'ai pris l'initiative de créer l'UDN (Unité de Défense Nationale) qui a pour seul et unique objectif de nettoyer la région de tous ces clones. Lors d'un recrutement, un rouge s'était ramené et m'avait avoué vouloir réinstaller le communisme dans la région. Dans tes rêves mon gars, si j'en ai l'occasion je n'hésiterai pas à te descendre. Je n'oublierai jamais que c'est à cause d'eux que mes parents et ma femme sont morts, alors de mon vivant, je ne laisserai jamais tranquillement le communisme revenir.
Chacun son tour. Je ramènerai l'identité bulgare à la place qui lui est dû mais chaque chose en son temps.
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