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- Famille Stankova · Membre
Personnage RP · Archive Alexandria
Identité
Olia Valcheva est née le 2 septembre 1962 en Bulgarie.
Fille de paysans modestes, elle grandit à Posev dans une petite ferme entourée de prés et de vergers. Le couple d’agriculteur vendait des pommes, de la laine et du fromage de brebis. Il n’était pas toujours aisé de finir les fins de mois, bien que nous étions une vingtaine d’année après guerre, la reconstruction du pays se faisait lente.
Olia adorait s’occuper des moutons de l’exploitation avec sa sœur Ana de deux ans sa cadette. Ce qu’elle n’appréciait guère c’était les marchés du dimanche matin. Il fallait y crier fort et supporter l’horrible odeur des poissons du stand de Monsieur Dabrov. Malgré le désagrément elle s’y attelait avec cœur (et haut le cœur). Il fallait aider Papa qui travaillait durement pour subvenir aux besoins de tous.
La jeune fille était bonne et élève et à la fin du collège en 1975, elle obtenue une bourse pour intégrer le lycée le plus convoité du secteur. La grande ville étant loin du foyer, Olia sera hébergée au pensionnat de l’établissement.
Arrivée à la correspondance de son premier trajet pour le lycée elle y aperçu au loin un garçon qui travaillait les champs. Elle remarqua qu’il reposa sa pioche en la voyant, ça la fit rougir. Tous les vendredis et lundis suivant ils se reverront à cet arrêt de bus. D’un sourire, à une main qui se lève pour dire bonjour, il viendra à elle faire connaissance, il s’appelait Nikolai.
Très vite, peut être dû au peu de temps qu’il leur était accordé, il lui proposa de l’emmener au restaurant et Olia ne put refuser car il était évident qu’elle était totalement charmée.
Le soir du dîner elle mit ses plus beaux effets, se coiffa de sa plus jolie barrette et attendit le jeune homme au pas de la porte.
Il vînt la chercher habillé tout de noir. Il était très élégant et Olia avait du mal à tenir son regard. Le repas se déroula à merveille. Nikolai et Olia se découvrirent énormément de points communs et rirent beaucoup. Plus les minutes passèrent plus le cœur de l’adolescente s’emballait. Le sourire du jeune homme la faisait chavirer, jamais elle n’avait été en compagnie d’un aussi beau garçon. C’était le début d’une grande et longue histoire d’amour.
Nikolai fut très vite accepté par le patriarche à qui il n’hésitait pas à filer un coup de main à la ferme. La mère d’Olia le trouvait très agréable et très souriant, elle aussi était sous son charme… seule Ana était sur la réserve avec ce « gendre idéal », souvent elle lui faisait des remarques cinglantes sans raison apparente.
Fin 75 Olia s’apercevra qu’elle porte la vie en elle. Elle était très jeune et non préparée à recevoir cet événement mais c’est avec une grande émotion qu’elle mettra au monde Kalina le 4 mai 1976. Les larmes sur les joues de Nikolai tenant le petit ange dans les bras ont fait naître en elle un amour inconditionnel, désormais son cœur leur appartenait.
Il fallut organiser les noces rapidement, pas question pour le père Valcheva que sa fille ai un enfant hors mariage. Le mariage eu lieu le 27 juin 1976 dans la plus grande des simplicités à la ferme parmi familles et amis.
Les jeunes mariés déménagèrent dans un Ranch non loin. Ils y élèveront du bétail et cultiveront des champs. Nikolai avait de beaux projets pour la famille et sa polyvalence rassurait Olia. Malgré les difficultés il savait rebondir et n’a jamais hésité à cumuler les emplois pour nourrir sa femme et sa fille. Étant connu au village, il trouvait du boulot facilement et les offres ne manquaient pas.
Fatigué et inquiet pour la pérennité du foyer, Nikolai avait l’humeur de plus en plus changeante et Olia en subissait les conséquences. Il lui arrivait de s’emporter très excessivement à en faire trembler sa femme. Mais malgré tout elle l’excusait et se laissait toujours prendre dans les bras une fois l’orage passé. Elle avait de la peine pour lui et savait qu’il ne voulait pas en arriver là. Il était fatigué et elle…peut être pas assez aidante pour le soulager.
Une dixaine d’années plus tard le ranch a bien évolué et permet à la famille de trouver une stabilité. Olia se renfermera peu à peu pour éviter les crises de son mari stressé par l’activité croissante de l’affaire familiale. Elle ne sortait plus par crainte de devoir parler aux habitants du village, les dernière fois qu’elle s’y était aventurée ça a très mal terminé. Elle avait eu l’audace de discuter avec un voisin (conversation des plus banales sur l’accident à la centrale nucléaire de Tchernobyl qui venait d’exploser) et Nikolai n’avait absolument pas apprécié. Olia en paya le prix et nous ne revîmes plus jamais le voisin. Elle eu toujours un doute sur cette disparition malgré le désaveu de son mari.
Le cœur de la jeune femme s’assombrissait, elle craignait de plus en plus son mari mais elle tenait bon et faisait bonne mine pour Kalina qui grandissait et devait s’épanouir.
Mai 1996, le drame. La région d’Alexandria est bombardée et personne n’en comprend la cause. C’est la panique, les gens perdent raison et deviennent de plus en plus hostiles. Des appels radio se font entendre, il est temps d’évacuer la région ! Olia dépassée s’en remet totalement à son mari et ne comprend rien à ce qu’il se passe. La famille part dans la précipitation au point d’extraction et se fait embarquer par des camions militaires. Le lieu grouillait d’Alexandrien voulant fuir et dans les bousculades Nikolai lâcha la main de Kalina. Le couple poussé par les militaires dans le camion n’aura pas le temps de retourner la chercher. Les portes se fermèrent en coinçant la robe d’Olia et elle ne revu plus jamais sa fille. Arrivés à Bucarest, le couple fera marche inverse dans l’espoir de retrouver leur enfant.
Les mois passèrent mais jamais une trace de Kalina sur leur passage malgré les nombreux kilomètres parcourus à pied. Olia avait perdu une partie d’elle même, elle était éteinte et n’osait quasiment plus adresser la parole à son mari qui était devenu irascible et renfermé. Ces deux âmes étaient dévastées, atomisées et n’avaient plus la ressource pour passer outre.
Malgré tout il fallait continuer de vivre pour retrouver Kalina. Nikolai n’a jamais perdu la conviction que sa fille était en vie tandis que sa femme commençait peu à peu à perdre espoir.
La route est longue et les péripéties s’enchaînent. Nombreuses ont été les fois où Nikolai sorti sa femme de mauvaises situations. Ces clones étaient bien trop forts pour Olia qui ne savait pas manier le fusil ou le couteau.
Arrivés à Dobritch le couple fera une rencontre de bon augure. Un père et son fils qui s’était abrités dans un magasin. Ceux ci leur proposeront des vivres et un peu de repos. Le père, Elliott, était malade et devant son état critique Nikolai proposa à son fils Keenan de partir en expédition à la recherche de médicaments.
Nikolai revint seul de l’excursion. Il était en pleur et tout tremblant essayant d’expliquer qu’il n’avait rien pu faire pour éviter le massacre de Keenan face aux clones.
Olia connaissait son mari et savait qu’il mentait. Le père, dévasté, pleura toutes les larmes de son corps ce qui arracha le cœur d’Olia qui n’avait que peu de peine à ressentir sa douleur.
La nuit tombée Nikolai profita du sommeil d’Eliott pour demander à sa femme d’empaqueter un maximum de vivres et de déguerpir au plus vite. Olia n’avait pas pour habitude de contredire son mari et s’exécuta.
Pensant sa femme occupée, Nikolai de sang froid, égorgea Eliott. Malheureusement pour lui Olia vit tout. Elle garda le silence et ravala ses sanglots. Elle n’eut plus jamais de doute quand à la disparition du voisin et de Keenan. Son mari était dangereux et dépourvu d’humanité. Son sentiment de sécurité au près de lui s’amoindrissait bien qu’elle ne sache faire sans sa présence. Olia vivait la gorge serrée et le ventre noué.
Dans l’espoir de retrouver sa fille, Nikolai prit la décision de partir s’installer dans la ferme des grands parents d’Olia. Kalina connaissait bien l’endroit et il était convaincu qu’elle y retournerai. Sa femme ne s’y opposa pas.
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