Personnage RP · Archive Alexandria
Joseph-Marc Barrigue de Fontainieu
Cause : Un être de lumière ne peut être atteint par des êtres inférieurs qui se réincarneront en cailloux. Gaia je n'aurai jamais pu finir le temple que je te dédiais. Mais mon karma est bon, je n'ai jamais porté d'arme et jamais tué. Je pense avoir atteint le nirvana.
Identité
Son histoire
Journal intime retrouvé dans un cabanon, des traces de griffures d'ours sur la porte, du sang partout. Le journal ouvert à cette page :
Mon journal, Jean-Paul Gautier.
Jeudi 2 janvier 1998 / arrivée à Dobritch, Bulgarie.
Enfin sur la terre ferme et tout s'est bien passé. Comme prévu j'ai ai réussi à le semer, heureusement !
Je dois confesser que j'ai abandonné quelqu'un aujourd'hui. Mais NOM DE DIEU j'en pouvais plus de ce type ! Ça faisait 1 ans et demi que je me le coltinais !! Avec ses : "Mais tranquille man, ça va aller man" et ses : "Peace man, soit love man, l'univers te le rendra. Tout roule man". NON !!! Y a rien qui roule bordel ! Aïe j'en perd encore mon sang froid, je l'entends encore dire ses conneries tel un gros hippie de merde !
Bon voilà, j'ai réussi à le semer juste après avoir accosté. Je lui ai dit que j'allais pisser et que je revenais, il m'a répondu : "Chill man, gaia te remerciera". Quel con ! Je suis sûr qu'il est encore entrain de m'attendre comme un débile.
Je l'ai rencontré au port de Toulon, il s'appelle Joseph-Marc Barrigue de Fontainieu, il a 27 ans, il se présente sous Marc ou Joseph, ça dépend de son humeur ou de son "karma" comme il dit. Il fait partie d'une ancienne famille de nobles français, sûrement le dernier de sa lignée. Il m'a raconté qu'avant toute cette merde, quand le monde était encore normal, il a été déshérité par sa famille, car c'est un "rainbow" comme il dit. Je n'ai pas très bien compris le concept mais il m'a confié que sa nouvelle famille est la "Rainbow Family". Une sorte de famille internationale de hippies ! En gros, des espèces de bobos complètement déconnectés de la réalité, qui vivent dans un monde de paillettes, de psychédélique et de pseudo-spiritualité. Pas étonnant que sa famille l'ai déshérité. Et je ne comprend pas comment j'ai pu le supporter tout ce temps !
Je l'ai donc rencontré dans le sud de la France, au port de Toulon, pas longtemps après le début de toute cette merde, en juin 1996 je crois. En fait je l'ai sauvé, ce con voulait fumer un joint avec ces créatures, ces humains répliqués, je revois encore la scène.. Mais quel imbécile ! Je l'ai embarqué dans mon yacht juste à temps. Je me demande encore comment il avait survécu jusque là.
Ensemble, lui et moi, sur mon mega yacht, en pleine méditerranée, jusqu'à aujourd'hui. J'ai dû le supporter tout ce temps. En plus il se défonçait au lsd, ingérable le type, sans compter qu'il avait des flatulences à cause du produit, une odeur intenable, même à l'extérieur. J'ai espéré plus d'une fois qu'il saute par dessus bord lors d'une de ses hallucinations, mais ça n'est jamais arrivé. Heureusement qu'après deux mois il n'avait plus de quoi se défoncer. J'ai voulu le jeter à la mer plus d'une fois, sans trouver la force de le faire. En passant à proximité de différents ports, j'ai aussi voulu l'abandonner, mais c'était trop dangereux d'accoster.
Au moins, en restant au large, nous étions en sécurité. Mon yacht étant très rapide, les autres bateaux ne pouvaient pas nous rattraper, ce qui nous tenait à distance du danger. J'avais assez de carburant, d'eau et de nourriture pour tenir très longtemps. Mais avec le hippie en plus à bord, nous avons dû nous serrer la ceinture. Pour l'essence, nous nous laissions dériver et utilisions le moteur uniquement en cas de besoin. Heureusement qu'il ne buvait pas d'alcool, ce bobo de merde, au moins ça pour moi.
J'ai quand même envie de préciser, pour ma défense, que Joseph-Marc était sujet à des espèces de mini crises de nerfs fulgurantes. Souvent il ne s'en souvenait pas ou faisait semblant de ne pas s'en souvenir. Je ne sais pas. Mais dans ces rares moments, c'est arrivé trois fois, il était vraiment effrayant. C'est aussi pour cette raison que je ne veux plus rester avec lui. Un jour, alors que nous pêchions, il a ramené sa prise sur le bateau et au lieu de planter sa lame dans la tête du poisson pour l'achever, il pri une clé à molette et se mit à frapper violemment et de manière répétée sur ce pauvre poisson. Tout en l'insultant de tous les noms et avec les yeux exorbités, il continua le massacre jusqu'à ce que le poisson soit broyé, mort depuis longtemps. À ce moment il se retourne vers moi avec un grand sourire et me dit : "Ça va man ? T'as vu le beau poisson que gaia nous offre ? Peace man je l'ai abattu avec respect man". Ensuite en regardant de nouveau le poisson : "Merci de nous avoir fait don de ton corps pour que nous puissions survivre, love man", comme si de rien n'était. J'avais peur qu'un jour il ne s'en prenne à moi même si au fond il est inoffensif.
Au début, nous navigions au hasard, puis à force de rencontre avec d'autres embarquations qui n'avaient pas l'air hostiles, nous avons entendu parler de la province de Dobritch en Bulgarie, sur la côte de la mer Noire. Soit disant un lieu plus ou moins sûr, à l'écart de l'effondrement que subit le reste du continent. Nous nous sommes donc dirigé vers le détroit des Dardanelles, puis arrivé en mer de Marmara, nous avons traversé le détroit du Bosphore. Voir Istanbul en ruine et en feu m'a mis un tel coup au moral que j'ai sérieusement pensé au suicide. Heureusement que l'autre con m'a fait voir la vie en rose, du moins le temps d'arriver dans la mer Noire et jusqu'au niveau des côtes de Dobritch, en Bulgarie. Nous avons mangé nos deux dernières boîtes de conserve hier, pour la nouvelle année, avant d'accoster.
Mon yacht est maintenant caché derrière une crique. Le hippie, je ne sais pas, je m'en fou. J'ai faim, soif et le mal de terre après tant de temps passé sur les eaux. Ce petit cabanon va suffir pour passer la nuit. J'ai passé la journée à marcher sans croiser personne, l'endroit a l'air sûr. Je dois absolument trouver des provisions et les ramener au yacht. J'espère que l'autre con ne sera plus là quand je reviendrai.
Merde ! Au moment où j'écris cette ligne j'entends des grognements dehors, je crois que c'est un our___________
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