Portrait de William de Scorailles

Personnage RP · Archive Alexandria

William de Scorailles

Saison 10 — Effondrement

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William de Scorailles

 

Extrait du brouillon de l’autobiographie de William de Scorailles - Mémoire d’un enfant de la France

 

Charabia - Fil conducteur de l’autobiographie 

 

C’est avec le coeur que j’écris ce texte. Sans doute qu’il ne sera jamais publié. La forme que j’ai décidé d’utiliser n’est pas correcte, trop spontanée, non censurée… Peu importe. Mon âge ne sera aucunement mentionné ici. L’influence que l’âge peu avoir lors de la lecture d’une œuvre est insoupçonné mais néanmoins très présent. Vous voyez, c’est exactement ce qu’utilisent les puissants de ce monde pour manipuler à leur guise autrui. Des détails semblant anodins aux premiers abords mais qui en réalité ont une utilité et surtout un impact au combien important. Ce sont ces pouvoirs que je dénonce. Ce sont ces pouvoirs que j’ai toujours dénoncé. Nous naissons hommes. Nous devenons ouvriers, écrivains, politiciens, juges, couturiers… La valeur de la vie d’un homme n’est pas égale à celle de la fonction qu’il incarne tout au long de sa vie.

 

Et c’est pour cela que…

 

Je m’appelle William de Scorailles. Je suis un écrivain et ceci est mon autobiographie. Certains me qualifient de journaliste. Je n’aime pas ce terme, vous comprendrez plus tard pourquoi. 

 

J’ai été élevé par ma tante. Une éducation des plus lamentables. L’école a été mère de connaissance et de réussite pour moi. Un échappatoire, aussi bizarre que cela puisse paraître pour un jeune comme moi à cette époque. Vous savez, priver un jeune de tout est la meilleure solution pour lui donner envie de tout faire. Ma tante ne l’avait pas compris à l’époque.

 

La littérature, plus précisément l’écriture, a été une façon de m’exprimer. C’était ce qui me faisait du bien. Les années passent. Je mène une vie banale, peut-être un mort fort mais représentatif. Ma seule « activité » si je peux appeler ça comme ça, c’était l’écriture. J’ai commencé par écrire des histoires, des comtes… Puis en grandissant j’ai commencé à m’intéresser de plus près au monde qui m’entoure ainsi qu’à celui qui entourait mes parents. Je n’ai pas eu la chance ou la malchance de connaître la Seconde Guerre mondiale. C’est un sujet qui me fascinait. Je me suis documenté un maximum. J’ai retracé l’histoire de cet événement majeur dans l’Histoire du l’humanité de fond en comble. Cela m’a permis d’écrire mon premier mémoire. Très raté par ailleurs. 

 

J’avoue adhérer aux idéologies staliniennes. Pourquoi les hommes devraient naître égaux et devenir différents ? La classe sociale, la répartition des richesses, l’égalité elle-même… Tout cela ne sont que des mots dont le sens est constamment erroné. La société se dégrade. Enfin, je m’égare. 

 

En 1987, ma vie prend un tournant. Je veux découvrir le monde. Mes faibles économies m’ont permis de quitter la France et de pouvoir envisager de faire connaître mes écrits travers l’Europe. C’est en Italie que ma première escale est faite. J’ai pu faire la connaissance de Sebastiano Vassalli. Un grand romancier italien. Cette rencontre a été riche d’enseignement. Elle m’a permis de perfectionner mes ouvrages. Je l’ai par ailleurs épaulé dans son projet « L'oro del mondo ». 

 

1994, je sors d’une période de doute. La littérature est une magnifique activité dont les revenus sont… incertains. À ce moment de ma vie, je suis en Bulgarie, où ma soif de découverte va s’arrêter. Ici je vois une population sceptique face au beau parlé de la « langue de Molière ». C’est ici que je souhaite publier mes œuvres et faire aimer la lecture à la population. Ma première année ici, je publie l’œuvre « L’Europe d’aujourd’hui ». Dans ce bouquin, mon premier réel bouquin, je parle de la situation de notre belle Europe encore souffrante des dégâts de la Seconde Guerre mondiale. Cette région du monde m’inspire, les habitants ont un comportement très différent en rapport à celui des gens de l’ouest. C’est intéressant, l’inspiration ici coule à foison. 

 

En 1996/1997, arrive la vague d’immigration d’Alexandria. Des rescapés. La guerre serait-elle de retour sous une forme différente ? Personne ne sait, mais cela me donne l’opportunité d’écrire, ce que je sais faire de mieux et par la même occasion allier les gens à ma cause.

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