Portrait de Jade Dubois

Personnage RP · Archive Alexandria

Jade Dubois

Saison 11

Vivant Médecin

Identité

Son histoire

Je suis née le 04/07/1980 à l’hôpital de Pontarlier dans le Doubs, non loin de la frontière Suisse. Je suis issue d’une fratrie de 3 garçons, fille d’un chasseur et d’une infirmière. Mes frères ont très vite été enrôlé dans l’armée sauf Jean-Baptiste puisqu’il n’avait que 5 ans quand je suis née. C’est le seul de mes frères que j’ai connus malheureusement.

En 1988, alors que mon père rentrait de la chasse, il remarque que l’attitude de Jean-Baptiste était changeante, il le trouvait très agressif ces derniers jours mais ne comprenait pas d’où cela venait. Ma mère étant infirmière suppose qu’il ait été infecté par le fameux « vaccin » ukrainien. En effet, en soulevant son t-shirt, elle constate une énorme griffure sur le frère de Jean-Baptiste. J’étais apeurée et j’ai compris bien trop vite que j’allais me retrouver fille unique. Jean-Baptiste nous explique qu’il avait eu peur de nous en parler car il craignait la mort. Ma mère décide alors de lui injecter une solution létale afin de stopper son cœur. Une fois cela effectué, mon père lui mit une balle dans la tête.

C’est à partir de ce moment là que ma vocation est née, je souhaite devenir infirmière comme ma mère afin de soulager la douleur des autres et apaiser leurs peines. J’en fait donc part à ma mère, qui décide alors de m’apprendre à lire et à écrire afin que je puisse par la suite me débrouiller avec les différents médicaments.

En 1988, La guerre était à son paroxysme. Les soldats étaient blessés, sur le point de mourir et les hôpitaux étaient déjà saturés. Un message est donc envoyé à la population sous forme de lettre, d’affiche qu’on peut caractériser de propagande. Ces affiches demandent à la population de l’aide : » On a besoin de vous pour soigner nos soldats, les accompagner dans leur rééducation ». Toute jeune fille ayant minimum 10 ans pouvaient s’engager dans l’armée.

Le 12 janvier 1990, à l’âge de 10 ans, je quitte le domicile familial. La guerre était devenue sanglante, les hommes devenus inhumains à cause de ce foutu « vaccin ». Il fallait donc à tout prit former des infirmières pour qu’elles puissent rejoindre le camp 9560 en Ukraine, là où était déployé une partie de l’armée française. Je rejoins alors un petit camp de formation en Suisse pour une durée de quelques années.

Arrivée en Suisse, je suis subjuguée par le nombre de petite fille et la beauté du paysage. Pendant 3 ans nous avons appris beaucoup de théories mais on ne pratiquait que très rarement. Au début, nous avons appris les règles d’hygiènes et d’asepsie (méthode préventive, qui s'oppose aux maladies infectieuses en empêchant l'introduction de microbes dans l'organisme). Nous avons également appris à panser et même suturer, j’ai trouvé cette formation très enrichissante, je me sentais à ma place, je savais que ce que je faisais était pour la bonne cause.

Une partie de moi craignait toujours ce fameux jour où j’allais devoir soigner un blessé pour la première fois… Est-ce que j’arriverais à supporter l’horreur de la guerre ? On nous a également appris à rester forte face aux blessés, que nous allons régulièrement croiser des hommes amputés, des hommes à la gueule cassée.

A nos 13 ans, nous avons été envoyés dans un camp en Hongrie. En arrivant, on nous a dit qu’il nous restait que 2 ans avant d’être déployée et qu’il était désormais important de nous apprendre à nous servir d’une armée afin d’avoir la capacité de nous défendre.

Voilà, j’ai désormais 15 ans, je viens d’être déployé dans le mythique camp 9560 en Ukraine. En arrivant, l’horreur de la guerre me frappa en plein visage. Les camps étaient surpeuplés de blessés et il n’y avait que très peu d’infirmière.

Des milliers de blessés sont rapatriés par train et envoyé dans les différents camps pour être soigner. Cependant, les conditions d’hygiène durant le transport étaient insuffisantes et les trajets furent parfois très long, voir trop long… Les blessés agonisaient, la douleur n’était pas soulagée et les plaies s’infectaient. Le premier homme dont j’ai du m’occupé était destiné à la mort en arrivant, je ne pouvais que l’accompagner jusqu’à celle-ci.

Nous devions également nous charger de prendre soin de ces blessés, en les nourrissant régulièrement, quelques infirmières étaient donc également chargées d’aller chercher de la nourriture par moment. Nous étions tout exténuée, les années sont passées et la situation ne faisait que s’empirer.

Je suis restée dans ce camp jusqu’à mes 30 ans. Un soir d’automne, lorsque les hommes étaient repartis combattre, un groupe d’une vingtaine de patrouilleurs ont fait exploser les murs en tuant la plupart des blessés en rééducation et des infirmières.

J’ai décidé de fuir, je ne me suis pas arrêté de marcher, j’ai trouvé refuge dans un petit camp de chasseur, j’y ait trouvé un peu de nourriture en conserve, un couteau et une gourde. J’ai croisé beaucoup d’infecter, j’ai essayé de les éviter un maximum afin de ne pas finir comme Jean-Baptiste.

J’ai fini par atterrir dans une région plutôt paisible qui était dépourvu de population pour le moment, il s’agissait d’Alexandria si j’ai bien compris la carte de la région. Une nouvelle aventure commença…

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