Portrait de Aleksander  Strøm

Personnage RP · Archive Alexandria

Aleksander Strøm

Saison 11

Décédé Décès : 11/12/2022 Survivant

Cause : - Allo Jésus ?

Identité

Son histoire

. 

Je suis né dans la ville de Bergen, dans l'ouest de la Norvège, le 04 mai 1980. Mes parents ont choisi l'hôpital de Haukeland pour me donner vie, c'est l'hôpital le plus proche de chez nous. Nous n'étions pas une famille aisée, loin de là. On vivait comme on pouvait mais on était heureux c'est le principal. Si seulement ça suffisait. Ma mère tenait un vieux bar visité par les habitués et mon père était policier. Nous avions le minimum, c'est tout ce qui comptait. Mes parents m'ont donné le prénom de mon grand-père, Aleksander. Il est mort avant ma naissance, j'imagine que c'était une façon de garder le souvenir que de me donner le même prénom. 

 

A l'école j'étais pas le genre premier de la classe, je ne me pense pas moins intelligent que la moyenne mais on va dire que le système scolaire n'est pas fait pour moi. Je suis né au début de la nouvelle guerre, c'était une catastrophe sans précédent. Je devais avoir huit ans quand les premiers vaccinés sont arrivés. Bergen s'est retrouvé submergé en octobre 1988, je me rappelle très bien de cette nuit. Des centaines de vaccinés ont surgi dans la ville et ont tout ravagé. Mon père a su prendre les choses en main et a réussi à prendre un petit groupe d'habitants avec lui pour fuir avec nous. Étant de la police, tout le monde s'en remettait à mon père, il est vite devenu le leader du groupe. Nous n'étions pas nombreux, quelque famille avait pris la fuite avec nous. Parmi eux, la famille Nilsen avait une fille de mon âge, Elsa. Je l'avais déjà vu à l'école le peu de temps où j'y étais. 

 

Les années passèrent, en 1995 nous avions fait énormément de route avant de s'installer en Pologne dans un petit village assez calme. Nous avons voyagé de ville en ville, toujours en mouvement mais cet endroit nous paraissait être un bon endroit pour s'installer. Nous étions très loin de Varsovie qui concentrait une énorme partie des vaccinés locaux. Nous avions quinze ans avec Elsa, nous étions inséparables. Toujours à faire les 400 coups ensemble. J'avais demandé à mon père de m'apprendre à me défendre, d'abord dans le but d'impressionner Elsa puis une fois que j'avais compris l'horreur que le monde était devenu, savoir me défendre était devenu une nécessité. La Pologne était reposante, l'agriculture et la chasse permettait de nous nourrir, quelques expéditions dans les villes voisines était nécessaire mais aucun incident. Tout était tranquille. Avec Elsa on s'amusait beaucoup, on trouvait toujours un truc à faire. Un jour en nous baladant, nous avons aperçu un homme que nous ne connaissions pas, ça faisait des années que nous n'avions pas vu de nouvelles têtes. Un homme armé jusqu'aux dents. Nous avions dix- sept ans à ce moment-là, nous étions encore jeunes mais j'ai tout de suite compris que ce n'était pas une bonne chose que cet homme soit là. J'ai à peine eu le temps de réfléchir qu'une poignée d'autre homme tout aussi armé sont arrivés. J'ai pris Elsa par la main et je l' ai ramenée au camp avec moi aussi vite que j'ai pu. J'ai tout de suite prévenu mon père du danger. Il fallait vite partir. Mon père nous envoi cherché de la nourriture pour la route dans notre grange plus loin sur la route. On ramasse quelques boîtes de conserve posées ici et là puis nous repartons rejoindre le groupe. Soudain, un coup de feu, puis deux, puis trois, une fusillade éclate. Nous avions l'impression d'assister à un feu d'artifice. On se rapproche et à travers les arbres derrière lesquels nous sommes cachés, nous constatons le massacre, plusieurs cadavres. Beaucoup de nos amis sont morts. J'étais sous le choc et Elsa aussi bien sûr, on aperçoit alors sept personnes au milieu des cadavres surveillés par une personne armé. La personne a une tête de mort dessinée sur sa veste. Je remarque que mes parents font partie des personnes capturées, il y a aussi les parents d'Elsa et trois autres personnes de notre groupe. Je ne sais pas de quoi ils parlent, je suis sous le choc, tétanisé, Elsa est en pleurs. Ça ressemblait à un cauchemar. J'étais figé là devant ce spectacle macabre. Au loin, j'ai vu un de ses salopards s'approcher de ma mère. Il a à peine essayé de lui retirer ses vêtement que mon père lui a sauté dessus. J'étais bouche bée, je voyais mon père avoir le courage de résister. Il a volé l'arme de l'agresseur et lui a troué le crâne.  Malgré le choc j'étais impressionné, je ne pensais pas mon père capable de ça. Mais les conséquences ont été sévères, un autre coup de feu, la balle se loge dans le genoux de mon père. Il tombe par terre. C'était déchirant, j'avais la gorge nouée. Un homme s'approche de mon père par terre. Il sort un pistolet de son étui, le pose sur le front de mon père et appuie sur la détente. Le coup de feu m'a glacé le sang. Je ne me rendais pas encore compte que je venais de perdre mon père. Il s'en est suivi six autres coups de feu. Tous nos amis sans exception sont morts. J'étais bouleversé, je n'arrivais même pas à crier et c'était tant mieux ça risquerait de nous faire repérer. Cependant Elsa qui assiste à la scène aussi n'a pas les cordes vocales bloquées, au contraire, elle crie de terreur à plein poumon. Alors je reprends mes esprits et je lui mets ma main devant la bouche. Je l'ai prise dans mes bras pour la calmer, j'avais réussi à garder mon sang froid.  Sûrement l'adrénaline qui me pousse à rester rationnel. Tout en la gardant dans mes bras, je vois un mec se diriger vers nous, il a sûrement dû entendre le cris d'Elsa. J'ai doucement obligé mon amie a se cacher derrière un arbre. Pendant ce temps, j'ai empoigné mon petit couteau de poche, j'ai doucement attendu derrière un buisson que le gars passe devant moi. Quand je l'ai vu, j'étais hors de moi, j'ai dû me contrôler pour ne pas craquer. Comme mon père me l'a appris pour les vaccinés, il faut viser la gorge pour ne pas le laisser crier. J'ai supposé que cette logique marchait aussi avec les humains. Je l'ai délicatement égorgé. J'étais aveuglé par la colère et l'adrénaline. J'ai ensuite récupéré Elsa puis nous sommes parti vers un autre village tranquille où nous traînions tous les deux.  Elle était traumatisée, elle ne voulait plus me lâcher, elle me serait  pour ne pas que je parte. Elle n'a pas dit un mot de la soirée. C'était très dur à vivre, je devais rester fort. J'ai passé le mois suivant a m'occuper d'elle. J'ai tout fait pour qu'elle se remette vite. Moi même de mon côté, ce jour ne m'a pas laissé indemne. Je me sentais mal. Faible. Mais Elsa m'a fait tenir. Je me sentais responsable de notre protection. Je ne savais pas chassé, je ne savais pas pêché, à part récolter les légumes je ne sais pas faire de l'agriculture. La seule solution qu'il me restait, c'était de me mettre en danger pour les dernières conserve protéger par les vaccinés. J'ai fait ça chaque jour. Elsa s'occupe de trouver de la nourriture dans les bois. Elle arrivait à se reconstruire psychologiquement. Doucement certes mais je la voyais de nouveau sourire. Ça me faisait du bien. Je n'avais plus qu'elle et elle n'avait plus que moi, nous devions nous soutenir l'un l'autre. 



 

Pendant six mois, nous avons vécu seuls tous les deux a suivre notre routine quotidienne. J'étais devenu plutôt bon pour esquiver les vaccinés. Mais nous allions manquer de nourriture bientôt. Un jour j'ai vu un gars passer non loin de la ville. Je l'ai suivi jusqu'à une petite cabane dans laquelle il devait habiter. Il vivait seul, il avait un fusil, et il semblait doué pour la chasse. Je suis retournée chez nous pour rejoindre Elsa. J'avais une idée en tête mais je voulais absolument que l'on prenne cette décision a deux. Je lui ai demandé si elle m'en voudrais si je faisais du mal à quelqu'un pour que nous puissions survivre. Nous avons eu une longue discussion à ce sujet, ce n'était pas facile. Ça ne me plaisait pas non plus. Je n'avais pas envie de le faire, mais j'étais prêt à me battre pour qu'elle survive. Finalement, à contrecœur, elle a accepté l'idée de privilégier notre survie à la morale à deux conditions, je dois faire souffrir le moins possible les gens et elle doit être avec moi. Elle ne voulait pas me laisser me salir les mains seule. Nous sommes retournés le soir même à la maison de l'homme que j'avais vu, il était autour d'un feu de camp. J'étais en sueur, mon cœur battait à cent à l'heure. Mes mains tremblaient énormément, j'avais empoigné mon couteau de poche, j'étais sur le point d'assassiner un homme. Elsa a posé sa main sur mon épaule, elle me fait signe que si je veux arrêter il n'est pas trop tard. Je regarde alors la viande grillée sur le feu. On ne pouvait pas s'en passer. J'ai fait un pas discrètement, l'homme ne se doute de rien. Je l'ai attrapé et j'ai planté ma lame dans sa gorge, en dix secondes à peine il était mort. J'ai fait une crise de panique, je n'étais peut-être pas prêt à tuer un homme. Elsa s'est approché de moi et m'a serré fort dans ses bras. Je me suis calmé, mes mains ont arrêté de trembler. J'étais à genoux face au cadavre de ce pauvre homme. Elsa pleurait mais nous savions tous les deux que si nous voulions survivre c'est le seul moyen que nous avions. Je suis rentrée dans sa cabane, c'était une bonne pioche apparemment. Des caisses remplies de conserve et de viandes fumées. Il avait aussi des graines. J'ai pris le fusil et les munitions qui allaient avec. Avant de partir, j'ai remarqué une autre petite boîte posée sur un bureau, je l'ouvre et je trouve un joli Revolver avec une grosse quantité de munitions. Je le prends avec moi ainsi que l'étui de l'homme. Avec tout ce que nous avions, nous pouvions au moins tenir un mois. Nous sommes rentrés au camp avec des sacs remplis. Quelque jours plus tard, nous étions toujours à l'aise grâce à mon acte. Elsa était très prévenante avec moi pour être sûr que je ne me torture pas l'esprit avec mon acte. C'était agréable je l'avoue. Elle en faisait beaucoup pour moi. Quant à moi je la rassurait quand elle faisait des cauchemars, c'était assez récurrent. Une nuit, je n'arrivais pas à fermer l'œil, je tenais Elsa dans mes bras car elle faisait encore un cauchemar. Elle commençait à s'apaiser. Soudain j'entends des pas dehors. Je me fige, j'attrape mon petit couteau dans ma poche et je patiente. Les pas font le tour de notre abri. Je ne bouge pas, je vois que Elsa a les yeux ouverts elle aussi et qu'elle a aussi entendu les bruits dehors. Je lui caresse doucement la tête comme pour lui dire que tout va bien. Mais malheureusement, tout ne va pas bien. Je me lève délicatement pour ne pas faire de bruit, au même moment j'entends quelqu'un ouvrir la porte de la grange. Je sers très fort mon couteau et je me cache dans l'angle de la porte. Un homme rentre avec un pistolet dans la main. Pris de panique, je tente de le poignarder mais l'hésitation me fait manquer et je lui tranche a peine le bras. Par chance, il est aussi surpris et lâche son armé par terre, cependant il me met un coup de poing dans la figure qui me fait volé dans le mur en bois de la grange, mon couteau atterrit plus loin. Je suis complètement sonné. L'homme ramasse son flingue et me vise avec. Il me dit qu'il est le frère de l'homme que j'avais tué. Je suis tétanisé. Elsa arrive derrière lui et lui plante mon couteau dans la jambe et le tien. Ça me remet les idées en place, bien que je sois surpris de la situation. Pris de douleur, l'homme laisse encore tomber son arme. Il dégage Elsa d'un coup de pied puis se penche vers pour la tabasser. Quand j'ai vu ça, j'ai été pris de colère. J'ai ramassé mon Revolver qui était posé dans un coin de la grange et je lui ai posé sur la tempe. J'ai appuyé sans hésiter. Il est tombé au sol, mort sur le coup. Je tombe aussi à terre encore choqué de la scène. Elsa vient me serrer fort et me remercie des dizaine de fois. Elle devait aussi être choquée de la scène. Je l'ai pris aussi, on s'est tous les deux calmés comme on pouvait. Pendant une heure sans se lâcher. Nous avons vraiment eu la peur de notre vie. Ça nous a rendu plus forts. Cependant je ne voulais pas me retrouver deux fois dans cette situation, je me devais de devenir plus fort.

 

Cinq ans plus tard, je m'étais endurci, commettre des atrocités ne me plaisait certe pas mais c'était nécessaire, ni Elsa ni moi ne faisions d'état d'âme. Nous nous étions habitués à ça. Tant que nous sommes en vie, le reste ne compte pas. C'est un raisonnement égoïste mais ça ne me gène pas. Le monde n'a jamais été aussi pourri, nous nous sommes juste adaptés. Même Elsa n'était plus la même. Nous étions plus proches que jamais, j'avais confiance en elle plus qu'en quiconque, c'était ma moitié. Au cours d'une ronde habituelle, j'ai aperçu au loin une horde gigantesque se diriger sur la ville près de chez nous. J'ai paniqué, j'ai tout de suite était chercher Elsa. On a pris tout ce qu'on pouvait dans notre stock et on est parti. Ça nous a changé nos habitudes. Nous avons pris la décision de voyager, quitte à subir la fin du monde autant s'amuser. On est parti à l'est vers l'Ukraine. Vers Oslo, la capitale, nous avons rencontré un petit groupe de survivants qui nous ont accueillis, c'était l'occasion de voir du monde. C'était très agréable d'être avec eux. Elsa était heureuse de trouver des amis. Je trouvais ça curieux qu'ils se soient installés si proches d'une ville infestée mais ils m'ont expliqué que le risque valait la peine. Les ressources de la ville sont inestimables. On trouve de tout là- bas, des armes, de la nourriture…. J'ai proposé de les accompagner lors d'une expédition, je voulais me rendre utile.  Pendant ce temps-là, Elsa restait au camp. En les accompagnant, j'ai pu voir qu'ils étaient plutôt doués pour ça, c'était très professionnel. Je commençais réellement à m'attacher à ces personnes. Ces cinq dernières années, j'avais énormément progressé physiquement, j'étais plus réactif. J'avais même gagné en agilité. J'ai très vite su montrer mon efficacité lors des expéditions à Oslo. J'arrivais à me faufiler rapidement sans me faire repérer par les vaccinés. Les autres m'appréciaient bien et Elsa je voyais mal comment on pouvait ne pas l'aimer. Elle était très sociable. On était vraiment bien intégré, on faisait la fête le soir avec eux, on n'avait jamais eu de réel loisir comme ça dans nos vies, on adorait ça. Même si notre cercle social s'était agrandi, nous restions inséparables. On avait toujours vécu comme ça, sans l'autre nous étions perdu. Je devais quand même partir en expédition de temps en temps, elle m'a déjà avoué qu'elle détestait ça, qu'elle était terrifié  que je ne revienne pas. Ça me rendait heureux de l'entendre mais je n'avais pas le choix. J'étais, en toute modestie, très fort pour gérer les vaccinés.  Quand je rentrais d'un long périple, elle pleurait souvent de soulagement. Comme d'habitude je la prenais dans mes bras et je la rassurait. C'était notre rituel quand on n'allait pas bien. Ça montrait que l'on était là, l'un pour l'autre. Je m'entendais très bien avec un homme plus vieux, Yvan Sidorov, un ancien médecin qui n'a malheureusement pas pu exercer bien longtemps. J'ai rattrapé l'éducation qu'il me manquait grâce à lui. Il m'a appris énormément de choses sur les métiers médicaux. J'ai appris à quoi servaient les différents médicaments. Ça me plaisait bien de me cultiver.  Il m'a appris les méthodes de premier secours, c'était vraiment un type bien. Elsa préférait sortir que se cultiver. Elle était bien plus intelligente que moi, mais elle n'usait pas de son plein potentiel. Moi j'avais ce besoin d'apprendre, j'avais envie d'en connaître plus. De plus, l'univers médical m'était très utile. Les vaccinés restent des humains physiquement, ça m'était très utile de savoir où frapper.  A côté de mes études, j'étais ami avec un ancien militaire, Eden Williams, il était aussi plus âgé que moi mais mentalement nous nous ressemblions beaucoup. A chaque expédition on partait ensemble. C'est lui qui m'a appris à tirer, j'étais plutôt doué apparemment, je devais tenir ça de mon père. Il m'a aussi appris à me battre. A force de prendre des raclés j'ai fini par comprendre comment ça marchait. J'arrivais à en lui coller deux trois.  C'était de la bagarre de bons enfants, on s'aimait beaucoup. C'était mon partenaire. On était une sacré équipe, on était pareil, tous les deux du genre à foncer dans le tas a l'instinct. Un jour au cours d'une expédition, nous avons vu dans les rue d'Oslo deux homme armé. Avec Eden, nous nous rapprochons doucement en passant par les immeubles. Arrivé à côté d'eux, je reconnais l'un des hommes. C'est l'homme qui a tué mon père. Toujours la même veste avec la tête de mort. Je me fige. Je regarde Eden qui ne comprends pas du tout ce qui se passe. Il voit que je prend mon couteau et que je cours sur eux. Il arrive à me rattraper et me maîtriser avant que je me fasse repéré. Après m'être calmé, je lui explique mon histoire. Il hésite puis me propose de le capturer. Évidemment j'accepte. Comme à notre habitude, le plan était simple. "On se démerde comme on peut".  Nous aimions les plans rudement élaborés. On s'est caché derrière des voitures. Au moment où ils sont passés à côté de nous, on est sorti et on les a plaqués au sol. Quelques coups se sont perdus, juste histoire de montrer qu'on ne rigole pas. On les a ramené au camps, mis en cage et nous les avons laissé la vingt quatre heures. Elsa l'a reconnu elle aussi, c'était bien celui qui a tué nos parents. Je suis rentré dans la cage avec eux. Elsa me l'avais déconseillé car il n'était pas menotté mais j'etait devenu fort, je ne pouvais pas tremblé de peur face à l'homme que je hais le plus au monde. Je suis restée devant lui pendant au moins cinq minutes à le regarder dans les yeux jusqu'à ce qu'il se décidé à m'en mettre une d'énervement. Il tend son poing vers ma joue mais j'esquive et je lui casse bras. Il crie de douleur. Eden me regardait de loin. Après ça il a répondu à toute mes questions. Il faisait parti d'une communauté qui tente de profiter de l'apocalypse pour prendre le contrôle de la Pologne. Je sors de la cage et je vais me coucher. J'etait énervé. Elsa me rejoint dans notre maison une heure plus tard. J'imagine qu'elle a du attendre devant la porte depuis tout ce temps. Elle me trouve seul dans le noir. Elle me regarde sans savoir quoi dire, elle est légèrement maladroite alors elle ne voulait pas m'irrite. Au bout de quelque minutes, elle se pose à côté de moi sans rien dire. Elle devait être aussi triste que moi. Nous sommes restés la sans rien dire jusqu'à ce qu'elle s'endorme. Je sors me promener un peu quand je vois Eden sur notre tour de surveillance. Je le rejoins, mais en montant je vois qu'il est fixé sur quelques choses. Je regarde avec lui et je vois dix hommes foncé vers nous. Je m'en vais pour sonné l'alerte mais en le retournant je vois déjà une maison qui prend feu. Ils sont déjà là. Je fonce a la maison en feu mais en arrivant je vois que Elsa a déjà réussi a faire sortir tout le monde de la maison. Elle a eu le bon réflexe. De l'autre côté, des dizaines de coup de feu se font entendre. Eden était entrain de se battre contre les dix mecs qui ont débarqué. Je pars le rejoindre en vitesse. Je tue deux agresseurs avec mon Revolver. Quand j'arrive, Eden a déjà réussi a en abattre cinq, il n'en restait alors que trois. Pendant la bataille, Yvan viens nous retrouver en panique, un autre groupe d'ennemis sont de l'autre côté. Au même moment d'autres coups de feux. C'est la panique, ont arrive sur les lieux, plein de cadavre sont posées sur le sol. Eden est devenu fou de rage, a la fin de la bataille, nous avions gagné, Eden avait abattu un grand nombre d'entre eux. Elsa s'était caché dans une maison mais l'entièreté de notre groupe est mort. Les seuls survivants était moi, Elsa, Eden et Yvan. On pensait que nous en avions fini, mais un dernier tir romp le silence. Eden tombe par terre. Je visionne en un instant la zone, derrière moi il en restait un allongé. Le temps que je le vois il était déjà trop tard, son arme était braqué sur moi. Je vois les flammes partir mais Yvan se place devant moi au dernier moment. Le vieil homme tombe aussi. Elsa s'empare d'une batte et donne un violent coup dans le crâne du tireur. C'était notre prisonniers, celui qui a tué mes parents. Je tente de faire les premiers secours a Yvan et Eden mais rien ne marche. Yvan a le poumon percé et Eden a la carotide arrachée par la balle. Je n'étais pas capables de les sauver, je me suis retournée vers le tueur encore inconscient, je lui pose le canon de mon Revolver sur le crâne et j'appuie. Nous étions resté un ans avec ses personnes alors nous avons enterré tout le monde avant de prendre la route. 

 

On a voyagé pendant quatre ans, nous sommes passés par plusieurs communautés mais nous ne sommes jamais restés très longtemps, un mois tout au plus. Notre but était d'arriver en Ukraine. Bien sûr, nous nous permettons des incivilités au passage. C'était notre seul moyen de survivre. Je n'avais plus peur.  On arrive enfin au porte de l'Ukraine, ce long voyage nous a bien diverti. Nous arrivons dans une région qui nous était inconnue. Nous avons appris qu'il y avait une ville habitée non loin alors nous nous y sommes rendus. Cette ville semblait irréelle, c'était comme avant. Il y avait des commerces, ils faisaient du troc entre eux pour commercer. J'étais bouche bée. Elsa semblait ravie, surtout quand elle a vu qu'il allait être possible de changer ses vêtements miteux contre de beaux vêtements classe. En arrivant, j'ai demandé à rencontrer le chef des lieux. Pendant qu'Elsa sympathisait avec les habitants, je me suis mis à l'écart avec leurs chef. Il s'appelait Maxim Shvets, c'était un homme simple mais assez charismatique, on comprend bien pourquoi c'est lui qui dirige. Il a réussi à maintenir la ville debout malgré les invasions de vacciné. Je me demandais comment c'était possible a vrai dire. La ville est plutôt bien conçue. Avec Elsa on était d'accord pour rester ici un moment. Le chef m'a aussi parlé d'un groupe qui vient les tyrannisés. Ils viennent chercher des ressources sous menace de mort. 

 

Nous nous sommes installés et avons vécu avec ces gens pendant 2 ans. Nous avons tout fait pour nous rendre utile. De temps en temps, je voyais des gars armés se pointer devant la porte de la ville et repartir avec un sac. J'imagine que Maxim lui donne des provisions comme paiement. J'ai vite conclu que ce groupe protégeait la ville en échange d'une grande partie de nos ressources. C'était du vol pur et dur.

 

Un jour, on a eu une grosse visite des gars du groupe. Ils ont débarqué à cinq et nous ont tous rassemblés sur la place en nous menaçant. J'ai suivi tout le monde sans rien dire, ni Elsa ni moi n'avions peur. Nous avions l'habitude des situations stressantes. On écoutait sans rien dire. A un moment, un homme s'approche d'Elsa. Elle était gênée, je regardais patiemment. J'attendais de voir la suite. Il prend une mèche de cheveux d'Elsa dans la main, mon sang n'a fait qu'un tour, je lui ai mis mon Revolver sous le menton et j'ai appuyé. Il tombe par terre. C'est une incompréhension générale, j'ai profité de ce moment pour tirer sur les deux autres gars qui nous parlaient. Je n'ai pas trop écouté ce qu'il disait mais à en juger les tête des habitants ça ne devait pas être une bonne nouvelle. Après que la panique générale se soit atténuée, ils m'ont remercié. Maxim est venu me voir aussi pour me remercier même si ma méthode ne lui a pas plu. J'ai proposé pour me faire pardonner d'aller voir directement à leurs planque si je pouvais pas réglé la situation. Il m'a dit d'essayer, alors je me suis préparé. Le lendemain, j'ai serré Elsa fort dans mes bras parce que je ne voulais pas l'emmener dans un endroit aussi dangereux. J'ai pris la route jusqu'à leur planque. C'était gigantesque, des dizaines d'hommes armés sont là. J'ai tout de suite compris que ce n'était même pas la peine de tenter quoi que ce soit, je suis plutôt fort mais je ne suis pas un surhomme. Je suis alors rentré un peu honteusement. En revenant Elsa n'était pas là. Je l'ai cherché mais je l'ai trouvé nul part. Maxim est venu me chercher, il m'a annoncé qu'Elsa avait été enlevée. Je suis sous le choc, sans prendre le temps de réfléchir je me dirige a un endroit qu'il m'a indiqué. Il y avait bel et bien une maison devant moi. J'ai lentement passé la porte, mon arme à la main. Dans l'angle d'une porte, un homme avec un couteau m'attendais, j'esquive le coup mais je fais tomber mon Revolver. Je sors mon couteau et je tente de le poignarder en vain, on se bat pendant bien cinq minutes. Il m'entaille la jambe et moi je lui entaille le bras. Pendant la bataille, un petit bout de papier tombe de sa poche. Après lui avoir mis un coup de poing dans la mâchoire, il s'enfuit loin de la. Je reprends mes esprits et ramasse le petit bout de papier. Je visite la maison à la recherche d'Elsa. Je visite pièce par pièce minutieusement jusqu'à tombé sur ce que je cherchais. Elsa est là devant moi, allongée. Je la serre fort dans mes bras, je la rassure, je lui dis que tout va bien, que je suis là, je ne la lâche pas, je ne veux pas la lâcher, plus jamais je ne l'abandonnerai, je serais pour toujours a ces côté, je la serre fort mais je ne sens pas son étreinte. Je ne sens même pas son souffle dans mon cou. La seule chose que je sentais, c'était son sang sur ma peau. Je tremblais. Elle était gelée elle aussi. Je ne voulais plus bouger, je me disais que si je la lâchais, elle allait mourir, je ne voulais pas admettre que c'était trop tard. J'étais brisé. Je n'arrivais plus à respirer. Je continuais à la garder près de moi. C'était tout ce que je pouvais faire pour la garder, j'étais impuissant. J'ai longuement pleuré. Je me sentais vidé, vidé d'une partie de moi. Après m'être remis, je prends son cadavre et l'emmène au loin pour l'enterrer dignement. Je me suis recueilli sur sa tombe pendant deux jours avant de la laisser partir en paix. Du moins c'est ce que j'ai pensé, si je veux vraiment qu'elle parte en paix, je dois la venger.  

 

J'ouvre la lettre que j'ai trouvée par terre dans la maison. Son contenu m'a mis la boule au ventre.  Il était écrit que c'était Maxim qui avait demandé l'enlèvement d'Elsa. En échange de la liberté il devait leur fournir ma vie a moi et Elsa. Je suis devenu fou de rage, je suis retournée à la ville dans le seul but de la détruire. Je suis allé droit vers le bureau de Maxim. Les gardes ont tenté de m'arrêter mais je n'ai pas hésité une seconde à les tuer avec mon Revolver. J'arrive dans le bureau, Maxim me regarde d'un air terrorisé. Je lui pose tout doucement mon arme sur le front. Il fond en larme mais il n'est pas l'heure de sortir les violons, pas pour un homme comme lui. J'ai pressé la détente. Je repars de cette maudite ville. Après ça, j'ai tout fais pour retrouver le tueur. Je savais qu'il était brun, assez jeune et qu'il avait une cicatrice au bras. J'ai cherché partout, en causant des catastrophes quand c'était nécessaire. Plus rien ne pouvait m'arrêter. Dans mon enquête je découvre que le tueur est sûrement parti plus à l'est en Ukraine vers la région d'Alexandria.  

 

En 2010 me voilà à Alexandria. Je n'ai plus rien à perdre, mourir serait un cadeau mais pas tant que l'enfoiré qui a tué Elsa est toujours de ce monde. Je suis au bord du gouffre. Je ne suit plus les règles désormais. Pourquoi a-t-elle dû partir aussi tôt ? Je dois me venger. Je l'aimais. Je vais rebâtir le monde à mon image. Je veux mourir…

 

Personne ne pourra m'arrêter

 

 

 

 

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