Personnage RP · Archive Alexandria
Avaritia Electus
Identité
Son histoire
Ville de Gori, Géorgie, 2014.
Un homme encapuchonné se tient debout devant l'entrée d'un manoir, la pluie masquant ses marmonnements impossibles à distinguer. Quelques minutes plus tard, quand une accalmie survient, il prononce :
" Maîtresse, vous faites preuve de bien d'ironie de m'envoyer chercher votre évêque de l'avarice dans une demeure si onéreuse !"
"..."
" Vous avez raison, l'enfant fera l'affaire."
Aussitôt, il entra avec aise dans la maison dont la porte n'était même pas verrouillée. Il entendit du bruit à l'étage et se dirigea vers cette nuisance. C'est alors en se plaçant devant la porte entrouverte qu'il vit ce qu'il était venu chercher. L'enfant jouait avec ce qui semblait être sa nourrice. Sans hésiter une seconde, l'homme assoma la pauvre domestique avec un chandelier et prit l'enfant avec lui. Le petit ne comprenait pas tout, mais pensa qu'il s'agissait d'un ami qui venait jouer aussi.
Entrés dans la voiture, le garçon vit un autre enfant baionné, ligotté et bande au niveau des yeux sur la banquette arrière.
C'est là, qu'empris de panique, il essaya de s'enfuir mais trop tard, la portière avait été bloquée. Ce fut la dernière fois qu'il eu l'occasion de voir cette maison à jamais alors que la voiture s'avança.
Kazakhstan, la même année.
Pour un enfant enlevé, Sergueï jouissait d'un grand confort, il avait même trop. Il n'avait pas une cellule, non, mais une maison entière lui étant dédiée, avec des barreaux aux fenêtres.
Un jour, et pour la première fois depuis son enlèvement, il vit son kidnappeur ouvrir la porte de la maison, en compagnie de l'autre enfant qu'il déposa à l'intérieur puis ferma la porte et resta immobile, en observant ses deux protégés.
Sergueï était à l'intérieur de cette maison pour bientôt deux mois et s'était donc acclimaté à cet endroit. Même si l'endroit était assez spacieux, il n'y avait qu'un lit, qu'une chaise dans la cuisine, qu'une assiette, et de nombreux autres objets en unique exemplaire.
Il fit alors connaissance avec son compagnon de cellule, Stanislav, et jouèrent ensemble. Quand vint le temps de manger, l'homme ne servit qu'un repas dans une assiette et le posa sur la table. Sergueï, qui était déjà repus, proposa à son nouvel ami de manger, mais l'homme fit tomber l'enfant dès qu'il s'approcha de l'unique chaise.
" Allons, Avaritia, tu ne vas tout de même pas partager ce repas ? Tu en as besoin, tu aura toujours besoin, allez, viens et manges"
Sergueï s'exécuta, mais ressentit de la pitié envers son ami. La nuit venue, Sergueï proposa à nouveau de partager son lit, mais l'homme traîna Stanislav sur le sol glacial.
" Ne rends pas maîtresse en colère voyons, tu as besoin de ce lit, tu as besoin de cette place !"
Sergueï s'exécuta à nouveau, la voix sinistre de l'homme lui faisait perdre tout sang froid. Le lendemain, et les jours qui suivirent, l'homme répéta l'expérience, avec toujours plus de nourriture et en apportant de nouveaux meubles, activités et conforts à l'enfant, et en l'interdisant de partager avec l'autre. Un jour, on priva Sergueï de toutes ses possessions et l'homme laissa alors, Stanislav, qui était alors aux portes de la mort suite à la faim, au froid et à l'insomnie, récupérer ce train de vie. L'homme prit à part Sergueï et lui dit :
" Si tu veux accomplir ton destin, Avaritia, tu vas devoir faire le nécessaire pour pouvoir obtenir ce qui t'appartient. Tout doit t'appartenir et si ce n'est pas le cas tu dois récupérer ce qui t'es du par tous les moyens possibles. Maintenant, si tu veux récupérer ce qui t'a été pris par cet ingras, tues le, il faut le tuer tu m'entends ? TUES LE."
Cette fois-ci, l'enfant s'opposa à cette idée, alors l'homme le laissa sans nourriture, sans eau, sans lit, sans habits, sans aucun bien, et ce jusqu'à ce qu'il tue. Après deux jours, l'homme qui s'impatienta partit le troisième, et revint le quatrième en compagnie de trois autres enfants de leur âge qu'il plaça dans les mêmes conditions que Stanislav et leur interdirent d'aider Sergueï sous aucun prétexte s'ils ne voulaient pas mourir.
Au septième jour, Sergueï n'en pouvait plus, la faim et la soif lui donnaient des hallucinations, le froid lui donna une fièvre et il n'avait plus les idées claires. Il voyait seulement des goinfres qui se complaisaient gaiement dans leur confort juste devant ses yeux, à sa portée. Il fallait reprendre ce qui était sien, il le fallait !
La nuit tomba, mais contrairement aux autres, Sergueï partit dans la cuisine, saisit un des couteaux, le plus tranchant, puis se dirigea vers la chambre. D'abord, il se penchea vers le premier lit, tira d'un coup sec la couette et enfoncea une bonne vingtaine de fois son couteau dans l'abdomen d'un des quatre enfants, qui se mit à convulser et à cracher du sang de la bouche en meme temps qui son ventre saignait à foison. Sergueï voyait trouble, à bout de nerfs, à bout tout simplement. Il se dirigea vers le second lit et enfoncea son couteau dans la gorge du second enfant, qui se videa de son sang presque immédiatement, sans un bruit. Ensuite, Sergueï prit un coussin qu'il placea sur la tête du troisième enfant. Cette fois-ci, il se débattait, assez pour que Stanislav se réveille en panique et s'enfuie à l'autre bout de la maison.
Une fois le troisième enfant étouffé, Avaritia se dirigea vers Stanislav, pour lui asséner le coup fatal, mais l'homme le stoppa immédiatement. Il prit le couteau et lui obligea à dormir dans un des lits gorgés de sang. Le lendemain, l'homme lui dit :
"La maîtresse est fière de toi, assieds toi donc et mange, n'oublies pas tout est à toi, tout doit l'être, tu as besoin de tout, c'est ta raison de vivre, c'est ton existence, défends tes possessions et acquiert les autres."
Ainsi, Avaritia s'assit, puis Stanislav, sous le choc fut forcé à venir s'installer à la table. Avaritia était affamé et mangeait comme un véritable ogre. Lorsque l'autre garçon tenta de se servir et de manger, Avaritia prit son bras et le retourna en disant
"C'EST À MOI, TOUCHES PAS CE QUI EST À MOI, SEULEMENT À MOI !"
La même routine que les tout premiers jours s'installa à nouveau. Stanislav était privé de tout et Avaritia gardait férocement ses biens. Seulement, Stanislav avait remarqué que l'homme ne lui faisait plus violence quand il essayait d'avoir un peu de confort. Alors la nuit, en pensant qu'Avaritia était assoupi, il se dirigea vers les réserves afin de s'empifrer. Un pot entier de noisettes y passa, et en tentant de chercher quelque chose d'autre à se mettre sous la dent, il vit Avaritia, se tenir juste derrière lui, un couteau dans la main.
" JE T'AVAIS DIT DE NE PAS TOUCHER À CE QUI EST À MOI !"
Puis Avaritia planta son couteau à travers le thorax de l'enfant, qui s'écroula lentement au sol. L'homme, se tenant derrière annonca :
"Bien, très bien, ton pêché satisfait notre maîtresse, je peux l'entendre ! Ta formation peut continuer Avaritia Electus. L'avarice et le seul moyen de te contenter, si tu ne prends pas tout, on te privera !"
Avaritia fit ensuite emmené dans une demeure où se situait aussi d'autres évèques servant la maîtresse. En faisant leur connaissance et en devant suivre les enseignements de Kenhan, leur maître, Avaritia perdit pour de bon tous les repères qu'il avait encore du monde normal et le peu de lucidité qu'il resta.
Kazakhstan, 2018, Avaritia Electus, 13 ans
Tous les évêques étaient régulièrement soumis à des séances de torture mentale et physique dans la cave du bâtiment. Cela avait pour but de les rendre aptes à leur inculquer les valeurs de la maîtresse. Pour ce qui est d'Avaritia, il a fallu de nombreuses fois calmer ses nouvelle facultés, car il cherchait toujours à obtenir tout ce qui l'entourait, et souvent même se confronta à d'autres évêques pour ces même raisons.
Ainsi, Kenhan interdit à ce dernier de posséder ce qui appartenait déjà à un évêque pour éviter les tensions. À la place, Avaritia dut apprendre le marchandage afin de pouvoir récupérer de nouveaux biens, ce qui le rendit plus sociable au fil du temps.
Avaritia perdit tout souvenir de sa vie passée, et dans tous les cas elle n'avait plus aucune importance, il fallait plutôt servir la maîtresse, il commençait d'ailleurs à l'entendre dans sa tête, elle lui rapellait jour et nuit son rôle.
Kenhan apprit aux évêques la chute du monde extérieur, entre famine, réchauffement climatique, le monde sombrait peu à peu, et c'est eux qui allaient sauver le monde, car tels sont les désirs de la maîtresse, ses 7 péchés réunis sauveront ce monde perdu. Il faut à tout prix satisfaire ses besoins.
Kazakhstan, 2030
Les évêques avaient grandi. Enfin, ils était prêts, prêts à servir leur maîtresse. Lors d'une dernière cérémonie, Kenhan se tint au milieu de la salle principale, assis sur une chaise devant ses évêques, sa création. Il devait maintenant rejoindre la maîtresse, son but était accompli. Durant ce rituel, chaque évêque défoula son péché pour sacrifier leur maître avec honneur envers la maîtresse. L'homme souria jusqu'au dernier instant.
Les 7 péchés étant prêts, il fallait maintenant que leur courroux se déverse dans la région, car la maîtresse le leur a dicté.
2034, Kazakhstan, région d'Alexandria.
Depuis 4 ans, les évêques ont pu contempler la fin du monde qui se met en place. Les températures sont intenables, la sécheresse rend les réserves d'eau aussi précieuses que de l'or. Le monde extérieur excita fortement Avaritia qui a maintenant l'opportunité d'étancher sa soif de possession. Devant ces terres désolées, ils décidèrent qu'ils fonderaient un nouveau monde à l'image de la maîtresse, mais fallait-il déjà trouver l'endroit parfait.
Un message radio émanant de la région d'Alexandria piquèrent leur curiosité et ils se mirent en route, à la recherche de nouveaux disciples ou sacrifices au nom de leur péché.
Avaritia n'en peut plus, il ne possède pas assez, il lui faut toutes les richesses que cette région a à offrir, peu importe où ni comment les obtenir...
Identité
Spécialité
Religieux
Parcours collectif
