Personnage RP · Archive Alexandria
Brad .
Identité
Son histoire
***Enregistrement audio sur une cassette, il est écrit "B. & J., Alexandria, 2034"***
"Quoi ? Non, j'ai pas entendu vous pouvez répéter s'il vous plaît ? [...] Qui je suis et d'où je viens ? *rires* ça va aller vite. Je m'appelle Brad, j'ai pas de nom parce que j'ai été adopté, enfin, on a voulu me refiler un nom russe mais j'ai jamais vraiment aimé tout ce qui était soviétique. Je suis né le 3 mars 2003, à 3h33, étonnant n'est-ce pas ? C'est dire que ça fait beaucoup de trois, et c'est mon chiffre porte-bonheur même s'il m'a jamais rien fait gagner *rires*. Enfin bref, j'ai pas de nom parce qu'on était dans un orphelinat, oui "on", mais tu vas comprendre au fur et à mesure de mon histoire. J'espère sincèrement que tes infos vont m'aider, parce que c'est pas tous les jours qu'on déballe sa vie et j'ai vraiment besoin de retrouver la mienne. Je reprends, donc oui j'étais dans un orphelinat à Volgograd. C'était long, c'était désagréable, déshumanisant même je dirais. Vivre dans ce genre d'endroits, surtout tenu par des sous-merdes, ouais ça déshumanise. [...] Pourquoi ? Parce qu'au moindre faux pas c'est punition, si c'est pas le placement en hôpital psychiatrique même. Des tarés. Et t'as vu ma gueule en plus ? Je sais que je suis américain, et j'ai bouffé juste pour ça, ON a bouffé juste pour ça, des putains de différences ethniques. Bon, par où commencer."
***bruits parasites***
"Je pense que la période la plus dure c'était mon adolescence. Tu grandis, tu te construis, mais dans cet environnement c'est pas possible. Y avait pas d'éducations, et rien qui te faisait devenir toi-même. Juste un putain de pantin de l'armée rouge. Mais moi je voulais pas, pas pour nous en tout cas. Ils nous aimaient pas ces russes, combien de fois j'ai été craché à la gueule, qu'on m'a passé à tabac pour pas grand chose. Mais j'ai toujours été droit. [...] Pourquoi j'ai rien fait ? J'ai fait quelque chose, mais avant fallait être patient, ça paye toujours. Plus sérieusement, dans tout ce foutoir, y avait une personne qui m'a fait tenir. Tu sais, c'est comme si t'étais dans une pièce toute noire, où même ton ombre fait que tu te consumes jour après jour. Et bien, grâce à cette personne, j'ai vu de la lumière, et cette lumière m'a fait garder espoir. L'espoir que quelque part, il restait de l'humanité, même dans ce putain d'endroit glauque. On avait la même gueule parce qu'elle est aussi américaine, si c'est pas beau ça. Enfin bref, on se comprenait. Au tout début, les hommes et les femmes étaient séparés, c'est que vers nos 17-18 ans qu'on a pu se connaître. Si seulement je l'avais connu avant, elle a pris cher elle-aussi, mais elle se laisse pas faire, elle tient tête et elle cogne *rires* pour ça au final je m'inquiète pas trop pour elle. On est très fusionnels elle et moi, pour rien au monde je voudrais qu'il lui arrive quoi que ce soit. Tant qu'on ira où l'on veut ensemble, on sera heureux et c'est tout ce qui compte. Le bonheur au final c'est simple, faut juste savoir ce qu'on veut. Les yeux, j'ai rien d'autres à dire de plus. C'est la sœur que j'ai toujours rêvé d'avoir, et elle est là."
***bruits parasites***
"Je me rappelle qu'elle aimait bien regarder le ciel. Tu sais l'astrologie, ou -nomie, bref je sais plus et c'est pas ma came de toute manière. Parfois on se retrouvait le soir avant de dormir et on comptait les étoiles. C'est sûr ça parait pas grand chose dis comme ça, mais quand ça te permet de souffler et de te dire que parfois, y a des choses qui en valent la peine, bah ça fait du bien et c'est rassurant. Elle trouvait toujours un aspect agréable sur des trucs qui l'étaient pas forcément. Bon sauf pour le taf, la couture ça la faisait chier, mais elle était comme ça, et pour rien au monde je voulais qu'elle change. Je pense que si elle avait pas été là, j'aurais pas pu devenir celui que je suis. Le fait qu'elle soit dans ce même endroit en même temps que moi, parfois je me dis : putain, et si ça avait été autrement ? Puis je me dis merde, c'est maintenant que ça se passe. Je vais lui offrir ce que j'ai de mieux autant pour l'un que pour l'autre : du bonheur. Certes, je sais que je suis un connard, dans les critères actuelles c'est ce que je suis, mais dans le fond, y a toujours du sens, des principes et des valeurs. Et quand tu sens que tout ce qui t'anime se trouve au final juste à tes côtés et que tu te sens juste vivre en étant celui que tu veux, tu continues de te battre coûte que coûte. Et je crois bien que je me débrouille plutôt pas mal."
***bruits parasites***
"Comme on grandissait, et que surtout le monde commençait à sévèrement partir en couille, il fallait bosser et mettre la main à la patte. Rentrer dans le moule et se laisser façonner quoi, c'est ce qu'il voulait. J'allais pas devenir un putain de soldat merde, puis la laisser bosser à l'usine à faire des flingues et des casques, c'est mort. On voulait pas ça, et j'ai eu un tournant le jour où des fils de putes l'ont laissé quasiment crever de faim parce qu'ils étaient pas content qu'elle ait de nouvelles fringues. Y avait un groupe de 3-4 trous de balle qui ont pendant 5 jours saboté son repas et ses fringues. 5 jours merde, des grosses merdes. Alors elle s'est rebellée et en a frappé un en pleine gueule. Je me rappelle du crochet, c'est dire. Mais ces connards ont riposté à plusieurs, sur une femme. Personne a réagi sauf quand j'y suis allé bien sûr, mais j'ai réussi à planter ma fourchette dans un des gars, en plein dans le torse, j'aurais dû viser l'oeil. *éclate de rire* Ce petit incident a coûté cher, car elle est restée quelques jours en soin, et moi j'étais sur le point d'aller dans cet hôpital de merde. Ce qu'ils avaient pas prévu, c'est le délai d'une semaine pour le transfert, mais nous on a pas attendu. On s'est barrés dès qu'on a pu et on leur a laissé une belle marque à ces sales races. Tu sais, entre la colère envers les gens qui n'ont pas voulu te voir vivre et grandir, la colère envers ceux que tu côtoies chaque jour qui te pourrissent la vie, et voir la seule lueur de lumière humaine s'éteindre petit à petit dans tes yeux, y a pas eu de choix. On a planifié tout ça et on s'est cassé, j'ai peut-être ôté des vies ce soir-là, peut-être même un peu trop, j'ai jamais fait de retour arrière donc je saurais jamais, mais entre le feu et les jugulaires, je pense qu'on a un bon compte. [...] De quoi ? Bien sûr que j'ai tué ces gens-là, à quoi bon les faire vivre ? Pour qu'ils continuent de faire du mal et qu'ils puissent faire ce qu'ils ont envie ? Au diable tout ça, j'ai jamais aimé l'injustice, alors je fais la mienne."
***bruits parasites***
"2022, ça y est c'était la crise, parfait. C'est tombé quelques mois après notre fugue. En vrai, ça pouvait pas tomber mieux. On était limités dans nos moyens, mais libre. Rien ne comptait plus que ça, et je pouvais enfin revoir cet éclat de bonheur dans ses yeux. C'était ça, de vivre et de le sentir. On a fait des coups par-ci par-là, fallait bien pour survivre. Elle était même plus féroce et vicieuse que moi, faut le faire *rires*. Et puis tiens anecdote, le chapeau c'est un cadeau de sa part pour fêter les 1 an de notre fuite, sympa hein ? Entre les escroqueries, les magouilles, et tout un tas de merde qui plaisent pas au système, on avait réussi à dégoter une caravane. Une petite roulotte assez tranquille, de la place pour deux largement, quelques réservoirs siphonnés et on était les rois du pétrole. Alors on a avancé, en continuant de tenir ce mode de vie, on faisait ce qu'on voulait quand on le voulait. On a fait du mal à des gens, mais nous aussi on nous avait fait du mal. Plus le temps passait, et plus le monde devenait sombre. J'ai pas perdu le cap, et j'ai avancé comme il le fallait. Si le monde devenait plus sombre, alors je le devenais aussi. On a fait des choses horribles pour notre survie. Meurtres, kidnapping, tortures et tout un tas de trucs que t'as pas envie d'entendre. Alors s'il te plaît, je dis pas ça pour me faire mousser, loin de là, tu m'as laissé m'exprimer sur ma vie, parce que tu m'as promis de me donner des putains d'informations. J'ai été tranquille jusque-là mais ça fait maintenant une putain d'heure qu'on discute. Tu connais ma vie de merde en long et en large. Je commence à perdre un peu patience si tu vois ce que je veux dire et vu le vide dans ton regard tu dois être en train de te chier dessus, c'est bien au moins tu me prends au sérieux. *bruit d'un clic de revolver* Alors, maintenant que je t'ai montré cette putain de photo, tu sais où est Jenny ou pas ?"
***bruits sourds annonçant la fin de l'enregistrement***
Il semblerait que Brad ne soit plus que le reflet de lui-même, en effet, il ne rôde plus que pour survivre, et c'est dire. Cela fait maintenant des années que Brad est mort à l'intérieur, mais il ne le montrait pas, il n'aura jamais retrouvé Jenny. Cette part d'humanité en lui qu'il voulait à tout prix préserver, cette lueur d'espoir, s'était désormais éteinte, même s'il refusait d'y croire, ses pensées finiront par le consumer. Il se rappellera du jour où il l'a défendu dans ce fameux réfectoire, de leur fuite de cet orphelinat horrible, de tous les meurtres qu'ils ont commis ce soir-là. Il se rappellera de l'injustice totale du monde, et de leur nouvelle vie indépendante, de toutes ces belles années ensemble, à juste être heureux, avant que le monde sombre, avec eux. Tous ces petits voyages en caravane dans les beaux paysages de l'Europe de l'Est, ces moments à comtempler le ciel et les étoiles, c'était ce qu'il y avait de plus beau à retenir ces belles années. Mais Brad restera hanté par ce jour pù, lors d'une ronde nocture pour alr chercher de l'eau, Jenny se fera agresser par deux sous-hommes. Il revoit l'eau se vidant du jerrycan à la renverse, le sang gisant sur le mur de la caravane du premier après la détonation de son revolver, de l'état de Jenny tétanisée, et immobilisée par la peur tandis que le deuxième se rhabillait. Son inconscient lui masque cette dure réalité de ce jour mais son âme restera tâchée du sang, de cet homme qu'il a égorgé sans aucun scrupule. La lumière était étinte, Jenny était éteinte, et Brad, lui, il ne fallait mieux pas savoir. Il s'en voudra à jamais, de ne pas avoir été là à ce moment précis, et de longues semaines se sont écoulées avant que Jenny ne puisse redire un mot tant elle était détruite de l'intérieur, même si ce moment, renforcera tout de même les deux esprits meurtris. Le jour où Brad a assisté à sa propre mort était celui où Jenny a donné vie dans ce monde, il n'avait pas d'autres moyens que de la faire accoucher de ses mains, sinon elle serait morte aujourd'hui. Entre les cris et les etouffements, Brad mettra le coup de grâce, et en tuant ce nouveau né, il se fera dernier mort. Il n'était plus qu'une moitié d'âme, tout comme Jenny, et si les deux étaient séparés avec tout ce qu'ils avaient traversé, il n'aurait plus la force de continuer quoi que ce soit. Il ne suffisait plus d'avoir la volonté de se reconstruire, mais plutôt de ne pas se détruire davantage. Brad s'occupera donc de Jenny qui était très affaiblie avec tout ça, il a pillé et tué pour pouvoir la maintenir en vie, il n'avait plus le choix. Plus le temps passait, et plus Brad et Jenny essayait de retrouver une stabilité, à leur manière. Depuis sa disparition, Brad n'est plus le même, il rôde et erre dans les horizons et les forêts comme s'il se cherchait, quelque part en la cherchant, c'est ce qu'il faisait. Il paraissait sûrement un peu sombre et mystérieux, mais derrière cet homme, se cache un lourd passif qu'il assumera au point d'en être dépravé tant il n'en voyait plus la lumière. Repose en paix Brad.
Identité
Spécialité
Survivant
par défaut
Parcours collectif
Activités et affiliations
Commerce possédé
Fontaine libre d'OlszankaDivers
