Sin - Je suis sur que Capuche marron c'est Jack Davis, mais je pensais qu'il te parlais a toi. Il connaît quelqu'un d'autre ?
Message conservé comme anonymePersonnage RP · Archive Alexandria
Sin .
Cause : Désolé Nirvana, c'était chaud
Cause simulée : Je n'ai pas su lui donner ce dont elle avait besoin
Identité
Son histoire
Je suis né dans un hôpital de Manchester le 6 octobre 1975. Mon père est un général de l'armée reconnu et ma mère est une femme au foyer. J'ai toujours eu de l'administration pour mon père qui dans ma tête se bat comme un héros sur le front de la guerre. Dans les faits, c'est beaucoup moins romancé mais pour mon esprit d'enfant être militaire c'était être un super héros. Dans un premier temps, mon père refuse que je suive ses traces et préfère que je fasse de ma vie quelque chose de moins dangereux. Dans cette optique, il m'a fait travailler d'arrache-pied. Heureusement pour lui, je suis plutôt doué pour les matières scolaires. Au lycée j'ai commencé à envisager de rejoindre l'armée mais mon père est toujours fermement opposé à l'idée. En secret, je me renseigne sur les différents corps d'armée en Angleterre.
A la fin du lycée, j'ai dû m'inscrire dans une université à contre-cœur par ordre de mon père. Mon frère plus jeune vient d'entrer au lycée et est bien plus intéressé par les études que moi alors je ne comprends pas pourquoi je dois continuer la fac. Mais mon père y tient donc je résiste. Je suis assez bon dans les matières scientifiques alors je me suis orientée sur une fac de sciences. Le problème c'est que je m'ennuie sévèrement. La vie est répétitive, je ne suis sûrement pas fait pour les cours. Je rate ma première année de fac, non pas parce que je n'ai pas les capacités mais parce que ça ne m'intéresse pas. A partir de là, je décide d'arrêter les études de me former pour entrer dans l'armée. J'en ai longuement parlé avec mon père et face à ma motivation, il a fini par céder. C'est même lui qui m'a coaché pendant ma préparation physique et mentale. Mon objectif n'est pas de rejoindre n'importe quel corps d'armée. Je veux rejoindre les SAS. Pendant toute une année je me suis entraîné pour supporter la vie chez eux. Mon père ne m'a pas lâché, jusqu'au bout il m'a endurcie et il a été sévère. Pour lui, quitte à faire ce genre de métier, je dois être le meilleur et ne jamais renoncer.
Le jour du premier examen, on est cent cinquante dans une pièce. Le premier test est plutôt simple pour moi, je suis préparée depuis un moment pour ce genre de performance. C'est surtout un test pour virer ceux qui ne prennent pas au sérieux les SAS. A vrai dire c'est le deuxième test qui me fait peur, un interrogatoire en situation réelle. Tout ce que l'on a le droit de divulguer pendant cet interrogatoire c'est notre nom, notre grade, notre matricule et notre date de naissance. C'est un test de résistance à la torture pur et dur. Le test commence, je suis assis les yeux bandés au milieu d'une pièce gelé et je resterai assis là pendant les prochaines 24h. Avant le test, mon père m'a dit de compter les secondes autant que je le pouvais pour ne pas perdre la notion du temps alors c'est ce que j'ai fait. Les deux premières heures sont passées assez rapidement. Je n'ai pas encore été malmené et le froid est encore supportable. Cependant c'est maintenant que ça se corse. J'entends la porte s'ouvrir et un homme rentré. Ils m'ont fait venir ici les yeux bandés en camion donc je ne sais pas où je suis. L'homme s'approche de moi. Il me pose une première question.
Qui es tu ?
Je ne réponds pas. Les infos que je peux divulguer sont minimes alors je dois les conserver autant que possible. Aussitôt je prends un coup de poing. J'ai de la chance, je suis plutôt résistant naturellement, un coup de poing me fait certe mal mais je résiste. Pendant trente minutes, il me repose la question en boucle et me frappe tant que je ne réponds pas. Je ne reconnais pas la voix de l'homme. Au bout d'un moment la porte s'ouvre de nouveau et l'homme commence à sortir. A cause des nombreux chocs que j'ai eu j'ai perdu le fil des minutes. Je me dis que maintenant ça ne sert a rien de compter, je vais plus me désorienté qu'autre chose. Il faut que je me trouve une autre activité pour ne pas perdre la raison. Pendant que l'homme sort de la pièce, je l'entends discuter avec une personne dehors. Cette fois je reconnais la voix de mon instructeur. La porte reste ouverte le temps de la discussion. Je sens de l'air rentrer dans la pièce, je lève la tête et là, le soleil m'éblouit. Ça m'interpelle. Aujourd'hui il est censé faire un sale temps en Angleterre. J'écoute leurs conversations, ils parlent de l'épreuve. Certains candidats ont déjà échoué. La porte se referme. Je réfléchis quelques secondes. Je ne sais pas pourquoi mais mon cerveau s'est tout de suite mis à réfléchir à l'endroit où je me trouve. C'est mon nouveau passe temps pour ne pas penser au froid. Nous ne sommes sûrement pas en Angleterre ou alors la météo s'est lourdement trompé. De souvenir, l'endroit le plus proche où il fait beau c'est l'Irlande. Pendant que je réfléchis, un homme rentre dans la pièce. C'est sûrement le même homme que tout a l'heure. Pendant très longtemps, il reste avec moi dans la pièce. Je me prends des coups en boucle. Pendant la torture, j'entends un léger cliquetis provoqué par des bout de métal qui s'entrechoquent. Pendant des heures les questions s'enchaînent et je ne réponds toujours pas. Les coups sont devenus une habitude. Quand j'ai l'occasion d'entendre dehors, je perçois des moteurs de gros engins, des tanks ou des canons mobiles sûrement. Je pense que j'arrive à la dernière heure du test. J'ai déjà donné quelques unes des réponses que l'on m'a autorisé. Soudain la porte s'ouvre et plusieurs personnes entrent, mon instructeur prend la parole.
C'est la fin de l'épreuve, Félicitations.
On m'enlève le bandeau. Mon instructeur m'applaudi accompagné des autres personnes présentes. Je suis heureux, on m'annonce qu'on va me faire rentrer chez moi et que j'aurai mes résultats bientôt. Je souris et en rigolant je leur demande si je peux visiter Galway avant le départ. Ils s'arrêtent tous stupéfaits. Je leur demande si je me suis trompé et ils me disent que j'ai raison, nous sommes bien proches de Galway. Ils me demandent comment je peux être au courant. J'ai donc expliquer toute ma logique, le temps ensoleillé, les bout de métal qui s'entrechoquent qui était sûrement les médailles militaires de mon bourreau, les engins massifs que j'entendais dehors. J'avais, durant mes recherches, mémorisé l'entièreté des bases militaires du pays et en Irlande la seule base spécialisée dans la machinerie se trouvait non loin de Galway. Mon instructeur a salué ma perspicacité et m'a donc permis la visite demandée. Je suis loin de savoir que mon petit jeu passe temps va m'ouvrir les portes des SAS quelque mois plus tard.
J'ai maintenant vingt-cinq ans, je suis membre des SAS depuis cinq ans et je suis déjà monté en grade. Je suis un lieutenant chargé d'une équipe de cinq hommes et femmes que j'ai personnellement choisis. Je me suis entraîné durement pour être à la hauteur et mes supérieurs ont reconnu mes efforts. Toutes mes missions ont été un succès. Aujourd'hui, c'est la première mission que mon équipe reçoit, on a eu connaissance d'un QG terroriste en Afghanistan et nous devons les prendre par surprise et les mettre hors d'état de nuire. C'est une mission très périlleuse mais je suis content que mon équipe soit jugée digne de cela. Dans les semaines qui ont suivi, nous nous sommes préparés. On a tous dit au-revoir à nos familles comme le veut la coutume, puis nous sommes partis. Ce n'est pas ma première mission risqué, cependant je suis loin de m'imaginer l'enfer dans lequel on nous envoie.
On est arrivé comme prévu sur le sol Afghan, comme d'habitude, l'arrivée sur site est un peu déroutante. La mission est prévue la nuit dans trois jours. En attendant, je laisse quartier libre à mon équipe. Ils ont toute ma confiance et ils me le rendent bien. Certains en profitent pour rattraper le décalage horaire, d'autres préfèrent réduire le stress en faisant de l'exercice. Je prends le temps de discuter avec chacun d'eux pour jauger leur état d'esprit, comme ça je suis rassuré. Je sais que je peux compter sur eux. La mission commence, on est largué sur site en camion. On doit simplement entrer dans l'entrepôt, voler des documents importants et neutraliser les hommes sur place. Nous avons déjà fait ça des tas de fois, la seule chose qui diffère c'est que je suis aux commandes. On arrive enfin à l'entrepôt. Quand on s'approche je remarque que les lumières sont éteintes à l'intérieur. Aussi je sens une espèce d'odeur désagréable. A ce moment-là je suis juste obnubilé par la réussite de la mission donc je passe outre mon observation et l'on commence à entrer par une fenêtre. On fouille chaque recoin du bâtiment. Pas un chat. Pas un seul document intéressant. Toujours une sale odeur que je n'arrive pas discerner. On s'avance vers les escaliers. J'ai un mauvais pressentiment qui n'est pas partagé par mes camarades qui avancent sans se poser de question. Soudain, pendant que toute mon équipe fouille la grande pièce de l'entrepôt, je reconnais l'odeur. De l'essence ! Je crie à plein poumon quand j'aperçois une bouteille volée vers mes équipiers. C'est un molotov. Ils ont préparé des cocktails ici même. Si ce n'est que ça, ce n'est pas un grand danger. Cependant, l'essence a une odeur particulière et reconnaissable, c'est bizarre que je n'ai pas fait le lien aussitôt. Il y a une autre odeur mêlée. Le feu se propage dans le bâtiment pendant que mes équipiers se cachent derrière les caisses. Moi je suis en sécurité a l'étage. Je jette un coup d'œil vers mon équipe mais d'un coup je remarque que le sol est particulièrement noir. L'odeur, c'est de la poudre. J'ai à peine eu le temps de comprendre la situation qu'il est déjà trop tard. L'entrepôt explose et mes équipiers avec. Étant assez loin de l'explosion, je ne suis pas blessé, seulement un peu secoué. Par contre, j'entends du monde s'activer dehors. Des ennemis. Je discerne cinq voix différentes. Ils doivent penser que tout le monde y est passé. Je reprends mon calme, j'attrape mon arme de poing et mon couteau. Les flammes envahissent la pièce, la fumée m'étouffe mais je suis entraîné à garder mon calme en toute circonstance. Un premier entre, à peine a til passé la porte que je lui plante mon couteau dans la gorge. En voyant ça un deuxième s'avance. J'attrape le couteau de ma première victime et je le lance sur l'autre. Ça se plante directement dans sa jambe ce qui le fait tomber, pendant sa chute je l'empoigne et je le jette loin de l'ouverture pour pas que les autres vois que je suis là. J'entends la porte arrière s'ouvrir, je fonce sur le mec qui entre pour le neutraliser aussitôt mais il esquive mon couteau. Il me donne un coup de pied dans les côtes mais j'encaisse et je lui attrape la jambe pour le faire tomber. Pendant qu'il est à terre, un autre se pointe par la même porte et essaye de me tirer dessus, je me mets à couvert. Je n'ai pas encore totalement réalisé la situation. Je réfléchis vite, je suis seul, minimum cinq autres personnes veulent ma peau. Une détonation. Il commence à me tirer dessus. Je jette une grenade incapacitante au-dessus des caisses derrière moi. Je me bouche les oreilles et une fois qu'elle a explosé je sors et je tire dans le tas. J'ai déjà éliminé quatre assaillants, mais au même moment je sens que derrière moi quelqu'un s'approche. Je brandit un couteau vers la personne derrière moi qui est sur le point de me tirer dessus. Il recule d'un pas, j'en profite pour donner un violent coup de pied dans son arme qui vole à l'autre bout de la pièce. Les flammes s'intensifient, ma vision se trouble à cause de la fumée. Il faut que je reste concentré. Le soldat devant moi sors un couteau de sa botte et se met en garde devant moi. Le combat s'engage, aucun de nous deux n'arrive à atteindre l'autre. Il est très fort et surtout réactif. Je vois de moins en moins. A force de combattre je trouve le temps de lui mettre un coup de pied dans les côtes qui le fait reculer assez pour avoir un instant de répit. Cette pause tombe bien, je suis sur le point de m'évanouir. Dans un dernier élan de raison, je me plante le couteau dans l'épaule gauche. La douleur me maintient éveillé. Ça fait mal, mais au moins j'y vois plus clair et je n'ai pas besoin de mon bras gauche pour me battre. De plus, l'adrénaline revient dans mon corps, je me sens beaucoup plus léger. Je me rue sur lui et donne un coup rapide en visant sa gorge. Je ne veux pas perdre de temps. Ces réflexes sont toujours aussi bons, il esquive de peu. La fumée ne fait pas effet sur lui, sûrement à cause du torchon mouillé qu'il a sur le visage. Il fait deux pas en arrière. Le soldat doit sentir que je suis plus vif qu'avant. Je cours vers lui, le couteau en avant mais il détourne mon coup avec son coude et tente de contre attaquer mais j'évite l'attaque. Je sers les dents et j'utilise mon bras gauche pour lui mettre un crochet dans la mâchoire. Il est sonné. J'utilise l'élan de mon corps pour lancer mon couteau dans son genou. Je l'entend crier de douleur. J'en profite pour attraper sa tête et lui mettre un coup de genoux. Il est assommé. Je retire mon couteau de sa jambe et en utilisant mes dernières forces, je lui tranche la gorge. C'est fini. La mission est une réussite mais à quel prix ? Je reste profondément traumatisé de ce moment. Je suis le seul survivant de l'opération. Après cela, la cellule psychologique m'a déclaré inapte au combat dans l'immédiat et de toute façon je ne me sens pas capable d'y retourner. Je quitte les SAS pour de bon.
Pendant cinq ans j'ai broyé du noir, je ne sors pas de chez moi ou très peu pour les besoins vitaux. Une fois de temps en temps, j'essaye de me sortir de la dépression en sortant mais très souvent ça se finit la tête dans un seau et aucune avancé. C'est au cours d'une de ses sorties que je rencontre Kate, une jeune prof de collège qui comme moi aime venir boire dans un bar pour se vider la tête. Par hasard, on commence à parler, ou plutôt je l'écoute parler. Elle est très bavarde, mais c'est exactement ce qu'il me faut. De toute façon je ne peux pas raconter ma vie, ça la ferait fuir. En l'écoutant parler je comprends ce que je veux faire maintenant. Je veux me consacrer à faire partager mes connaissances. C'est comme ça que je me donne pour objectif de devenir prof. Pendant deux ans, je rattrape les études nécessaires pour passer le concours. Ce n'est pas compliqué, je m'oriente vers la physique chimie, c'est la matière que je maîtrise le mieux. Je m'en sors très bien, a chaque examens je fini dans les premiers. Mon cerveau a été formé pour être vif en toute situation, ce n'est pas deux trois cours de physique qui vont me faire peur. Je ressors avec les diplômes nécessaires en poche et j'intègre la même école que Kate. Pendant ses années, je me suis mis en couple avec elle. On vit ensemble, c'est même elle qui m'aidait à préparer mes examens. Elle sait tout de moi et m'aide au quotidien pour tourner la page. Elle m'a aussi appris des choses sur le métier de professeur que l'on apprend pas en cours. Je suis enfin prêt à commencer une nouvelle vie.
Mes premiers jours en tant que prof sont sûrement comique, les enfants ont bien vu que je débute. Je suis le prof principal d'une classe de sixième. Ce sont tous de gentils enfants, mais ils ont une fâcheuse tendance à tester mes limites, sûrement comme n'importe quel enfant le ferait à vrai dire. J'ai aussi dans ma classe une jeune fille muette qui s'appelle Nirvana, elle est certes plutôt intelligente mais elle nécessite une attention particulière. Petit à petit je m'améliore en tant que professeur et je m'impose dans le métier. C'est comme ça que je propose un voyage scolaire à Prague pour visiter les musées scientifiques de la capitale Tchèque. Ça me paraît être une bonne idée, c'est l'occasion pour eux de voyager tout en apprenant. Kate m'aide à faire passer l'idée et nous voilà partis. Avec Kate pour m'accompagner, on s'est chargé d'organiser tout le voyage. Grâce à la prime des SAS retraité j'ai pu nous trouver un superbe hôtel. Finalement, c'est plus une excuse pour voyager. Pendant trois jours tout se passe bien, on enchaîne les musées et les activités en général. Nous sommes censés maintenant aller visiter le centre de Prague. Alors qu'on marche, j'entends un des enfants m'appeler.
Monsieur ! Il y a un homme bizarre qui s'approche de Nirvana.
Je me retourne en vitesse et j'interviens très vite. Je tire Nirvana vers Kate pour qu'elle soit prise en charge mais le temps de faire ça, l'homme en question tente de me mettre un coup. Je n'ai pas perdu mes réflexes donc j'esquive facilement. Je crie à l'homme de se calmer, c'est sûrement un alcoolique qui a abusé de la boisson. Je n'ai aucune réponse, juste quelque grognement. Il redonne un coup, cette fois j'attrape son bras et je le plaque au sol. Au même moment, j'entends au loin des hurlements. Il y a une foule immense qui commence à courir dans tous les sens. Je me retourne vers Kate et j'aperçois derrière elle un autre homme qui s'apprête à l'attaquer. Je bondis vers elle pour la tirer de là mais l'homme me plante ses doigts dans l'épaule. Je ne laisse pas échapper un seul cri pour ne pas effrayer les enfants. Mon instinct me hurle que la situation n'est pas normale. Il faut que les enfants puissent avoir confiance en moi. D'un coup sec, je retire les griffes de mon corps et j'envoie l'homme droit vers l'autre qui est en train de se relever. On est assez proches de notre hôtel donc je guide toute la classe a l'abri dedans. Sur le chemin, c'est l'enfer. Les gens hurlent et courent dans tous les sens. Je fais en sorte qu'aucun enfant n'ait peur pendant le trajet mais c'est impossible, ils voient de leurs propres yeux cette vision apocalyptique. Une fois arrivé dans l'hôtel, on monte dans l'étage que l'on avait réservé et on se pose. Depuis tout à l'heure, je bouge avec ma blessure encore ouverte. Je sais résister à la douleur, ni les enfants ni Kate n'ont remarqué que j'étais blessé. C'est seulement en entrant dans les chambres que Kate a vu le sang sur ma veste. Je vois son regard terrifié, j'attrape ses mains et je lui fais signe que tout va bien. Je m'éclipse discrètement dans la salle de bain pour me soigner. J'enlève mon haut, j'ai deux énormes entailles dans l'épaule. Je suis sur le cul, ce n'est clairement pas une blessure qu'un humain peut causer, je regarde par la fenêtre. C'est un chaos inimaginable, je peux voir les gens devenir fou et se battre contre les autres. C'est un cauchemar, mais chez les SAS j'ai appris à m'adapter à toute situation. Pendant que je me soigne, je réfléchis à la situation. Il faut à tout prix barricader l'hôtel. Je vais tout de suite parler de la situation à Kate. Avec une vingtaine d'enfants à charge, nous devons être des piliers de confiance. J'ai de la chance, Kate est une femme forte, elle encaisse la situation sans paniquer et me fais confiance pour la suite. Je vais donc directement voir le directeur de l'établissement pour lui indiquer la marche à suivre. Au vu de la situation, il ne peut pas refuser. Je me porte volontaire avec quelques autres touristes courageux pour barricader les escaliers en bas. Nous avons quelques meubles à disposition, ça devrait tenir. On descend au rez-de-chaussée qui a été abandonné dès le moment où la catastrophe à commencer. Les employés avaient à peine fermé les portes menant aux escaliers. Il est certain que des fous traînent dans le hall d'entrée. J'ouvre la porte, j'entends aussitôt des grognements. Au point où on en est, il faut que je fonce. Je cours dans le hall. Devant moi, il y a trois fous qui me saute dessus. J'esquive le premier qui arrive à ma hauteur et je pousse le deuxième pour enfin atteindre le troisième que je plaque contre un mur. Je lui met un violent coup de genoux pour le mettre KO. Pendant ce temps les deux autres reviennent à la charge. J'en assomme un d'un revers du poing et j'attrape l'autre à la gorge pour le plaquer au sol. Je me suis débarrassée des trois, ils ne vont pas se relever tout de suite… c'est ce que je pensais. Alors que je suis en train de reprendre mon souffle. Le premier que j'avais mis HS reviens essayer de me mordre. Grâce à mes bon réflexe, j'esquive et je lui met un coup de pied dans sa jambe qui se brise à l'impact. Il s'écroule mais ne semble pas ressentir la douleur parce qu'il continue de me pourchasser. Les deux autres se sont aussi relevés. Je ne sais pas comment les arrêter. Ils ne sont plus humains. Les voyageurs qui sont venus m'aider à barricader restent cachés en attendant que je m'occupe des fous. Je ne peux pas leur en vouloir, ils sont certainement terrifiés. Je cogne de toutes mes forces le premier qui arrive à ma portée. Il s'envole dans la porte d'entrée en gênant ses camarades. Ça me laisse le temps de réfléchir quelques secondes. A part les tuer je n'ai pas d'autre solution. Je préviens mes collègues de ce que je compte faire et aucun d'entre eux n'est contre mon avis. En même temps apeuré derrière une porte, ils ne peuvent pas la ramener. A ce moment-là, j'arrête de me défendre et je commence à attaquer. Je mets un crochet du droit au premier que j'atteins. J'attrape un bout de verre cassé venant de la porte d'entrée et je lui plante dans la tête. Il ne bouge plus, ça a l'air de marcher. Je reprends mon bout de verre et je le jette dans la tête d'un autre qui tombe aussi. Le dernier, celui avec la jambe cassé, rampe vers moi. Je lui écrase le cou avec le talon pour lui ôter la vie. Nous n'avons maintenant plus de problème. On bouge quelques meubles pour bloquer le chemin vers les étages supérieurs. Un fou ne devrait pas réussir à monter maintenant, et nous n'avons qu'à bouger deux trois meubles pour sortir ou rentrer, c'est parfait. Je remonte me poser dans mon lit, cette journée infernale ne marque que le début de la fin du monde.
Une semaine plus tard, je me suis remis de ma blessure. Les enfants ont été informés de la situation et c'est difficile de les calmer. Ils sont tous effrayés. A peine remis, je suis partie chercher de la nourriture pour nourrir tout le monde. Je suis sûrement un des premiers courageux à sortir dans Prague malgré l'invasion. Pendant que je cherche de quoi manger, je tombe sur un musée d'histoire médiévale. Comme pour faire une pause dans ma recherche de nourriture, je décide d'y faire un tour. J'ai toujours été fasciné par l'époque médiévale. Pendant ma visite, je tombe sur une épée d'époque en bon état. Franchement mon âme d'adultes professeur et mon âme d'enfant ont fusionné à ce moment-là. L'épée est le symbole de la protection et de l'héroïsme, que des valeurs qui donnent confiance et c'est ce que je veux montrer aux enfants. Et aussi, il n'y a rien de plus classe qu'une épée surtout que c'est très efficace pour se défendre. Je décide donc de la prendre avec moi. Je n'ai plus aucun remords à tuer des infectés. Je pense que maintenant, toute la population mondiale s'est rendu compte que ce ne sont pas des humains. La personne en eux est morte depuis bien longtemps. Pour quelqu'un comme moi qui ai facilement tendance à la dépression, c'est un très bon défouloir. Finalement, pour une première expédition, j'ai trouvé énormément de nourriture et d'eau. Je suis très fier des enfants pour l'instant, ils sont très courageux. Je m'inquiète aussi pour Nirvana, même si pour l'instant elle n'est pas plus apeurée que ses camarades. J'ai peur que son incapacité à parler ne l'empêche de se confier ou de faire sortir ses émotions.
Deux ans plus tard, nous sommes toujours dans l'hôtel à survivre comme on peut. A vrai dire, grâce à nos efforts, on s'est assuré une très bonne situation durable. Nous avons énormément de nourriture, d'armement et même de quoi tuer l'ennui. Je sors très souvent, parfois accompagné des plus courageux de l'hôtel, pour aller chercher des ressources en ville. Les enfants ont maintenant treize ans. Ils savent se débrouiller seuls en cas de problème mais la plupart reste triste. C'est le cas de Nirvana qui passe la plupart de son temps seule dans un coin de l'hôtel. Kate s'occupe d'elle en particulier. Nirvana a besoin de quelqu'un qui la comprenne et Kate s'assure de remplir ce rôle. Comme je l'espérais, les enfants voient en moi une sorte de héros. Même si je ne suis rien de tout ça, c'est important pour eux d'avoir une confiance absolue en quelqu'un. L'hôtel à été aménagé de sorte que les infectés soient incapable de posé le moindre problème. Ce que je ne savais pas c'est que la menace allait être humaine. Au lever du jour, une explosion a totalement détruit les barricades que nous avions construites. C'est imprévisible. Personne ne pouvait le voir venir. J'ordonne à tous les enfants de se réunir dans ma chambre et de ne pas bouger. Kate les compte mais il manque quelqu'un. Nirvana doit être seule, cachée dans l'hôtel. En même temps, j'entends des coups de feu. Les enfants sont paniqués tout comme Kate d'ailleurs. Je décide d'aller chercher Nirvana dans le bâtiment. Je sors de la chambre. Je suis au 3ème étage du bâtiment. Je ne sais pas qui nous attaque ni combien ils sont. Au vu des coups de feu, je pense que nos colocataires se font descendre un par un. C'est triste a dire mais je ne pense qu'à protéger les enfants, le reste ne m'intéresse pas. J'ai six étages à fouiller. Au même moment, pendant que je réfléchis, nos assaillants arrivent au troisième étage. Je dégaine mon épée.. la priorité c'est de protéger les enfants. Je découpe sans pitié chacun des enfoirés qui sont venu nous attaquer. Ils sont tous lourdement armés et plutôt organisés mais ça ne peut pas être des militaires, ils sont trop dispersés pour ça. J'en ai déjà abattu trois, au vu des coups de feu et des bruits de pas, je pense qu'il me reste une vingtaine d'hommes à affronter. Je descends au premier étage. Si je veux retrouver la petite, je dois faire chaques pièces une à une. Je suis sous adrénaline, je le sens. Je suis léger, je réfléchis vite et j'ai confiance en moi. Je peux protéger tout le monde. J'ouvre la porte des escaliers au premier, derrière je tombe face à quatre gars en train de marcher dans le couloir. A peine après m'avoir vu, ils lèvent leurs armes sur moi. L'être humain a un temps de réaction de 0.3 seconde. Seulement pendant ce temps, je suis déjà en train d'attaquer. Je plante mon épée dans le torse du premier sur ma route, j'attrape son pistolet et je tire sur les deux suivants. Plus qu'un. Je retire mon arme du corps de ma victime et je traverse le couloir à toute vitesse. Il a peur. Il brandit son flingue bien trop tard, je coupe sa main du bout de ma lame et je le fais chuter d'un coup d'épaule. Je l'ai fini en plantant mon arme dans son cœur. Soudain j'entends des pas derrière la porte à ma gauche, sûrement des gars qui inspectent les chambres. Je l'attaque à travers la porte. J'entends un cri de douleur. J'ouvre la porte, il y a un autre gars sous le choc d'avoir vu son collègue se faire trucider comme ça. Je l'attrape par la gorge et j'en profite pour lui poser des questions. Qui ils sont, combien ils sont, qu'est ce qu'ils visent. J'apprends donc que c'est un groupe d'évadés de la prison local qui ont formé un groupe depuis la catastrophe. Ils sont une vingtaine comme je l'avais deviné. Ils sont venus ici dans le but de nous piller. Je dois particulièrement me méfier de leurs leaders, les trois boss d'un gang de la région. Je le laisse partir. Je ne suis qu'au premier étage mais je suis déjà épuisé. Je maltraite mon corps pour carburer à 200% de mes capacités. Je n'ai pas le choix si je veux rester en vie. Pas le temps de me reposer, je fais chacune des chambres à la recherche de la petite. En passant je remarque que le hall d'entrée a été saccagé, les infectés ont le champ libre, je dois me dépêcher. J'enchaîne les étages jusqu'à arriver au sixième. D'après mes calculs il ne doit rester que cinq ou six prisonniers à tuer. Quand j'ouvre la porte, je tombe sur Nirvana. Elle est au bout du couloir devant moi. Seulement entre elle et moi se trouvent trois grands hommes gigantesques. J'imagine que ce sont eux les boss de Gang. Nirvana semble blessé à la joue. Mon corps bouge tout seul. Je m'interpose entre la petite et ses grosses brutes. Je plante mon épée devant eux pour leur faire signe de ne pas approcher. Je suis hors de moi. Je déchire un bout de mes vêtements et je cache les yeux de Nirvana avec. Je ne veux pas qu'elle me voit dans cet état. Soudain, derrière moi la porte s'ouvre et trois autres gars sortent. Ils devaient fouiller la chambre. Sans réfléchir une seconde, je les découpe. Je ne me retiens plus. Je fixe les trois colosses, ils n'ont pas l'air impressionné, soit ils sont sur d'eux, soit ils en ont vu d'autres. Je regarde Nirvana pour être sûr qu'elle garde le bandeau sur ses yeux, elle doit être trop choquée pour pouvoir bouger dans l'immédiat. Soudain pendant que j'ai les yeux sur la petite, je sens que je suis en danger. Instinctivement je me protège avec l'épée. Un des trois hommes m'a foncé dessus. Mes réflexes m'ont sauvé, la lame de sa machette heurte mon arme. Ils sont dangereux. Je le repousse comme je peux et je cours sur l'un des deux autres que je découpe aussitôt. Celui à côté tente de me tuer mais je lui coupe le bras. J'attaque le premier qui était venu vers moi et je lui plante l'épée dans le ventre. Pour finir je tue celui à qui il manque une main. J'attrape Nirvana et nous descendons voir les autres. Dans le couloir du troisième étage, des infectés sont déjà là. Je m'en débarrasse facilement mais je redoute la situation à l'intérieur. La porte est déjà ouverte, Nirvana a toujours son bandeau sur les yeux. Trois infectés sont dans la pièce marchant sur les cadavres de la classe entière. Je suis dévasté. Je suis parti avec Nirvana en espérant trouver un coin sur pour se poser.
Cinq ans plus tard, j'ai pu protéger Nirvana jusqu'ici, honnêtement c'est grâce à elle que je tiens le coup. Je l'élève comme ma propre fille. Seulement tout cela a un prix, depuis le jour de la catastrophe, mon corps a subi bien trop de pression, j'ai maintenant quarante ans, je suis trop vieux pour que mon corps supporte la cadence. Pour compenser, j'ai commencé à prendre de l'adrénaline pour que je sois constamment en alerte. Cependant, l'usage de ces doses fait souffrir mon cœur. Je suis tout le temps en surcharge. Mon coeur bat trop vite. Je suis mourant. Sachant cela, je dois trouver un endroit où Nirvana pourra s'épanouir malgré ma disparition, c'est dans cette optique que l'on entre en Al
exandria.
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