Personnage RP · Archive Alexandria
Marlene Droski
Identité
Son histoire
C'est en l'an 2000 que je vois le jour, à Trudovoye en Russie. Mes parents m'ont donné le prénom de Marlene.
Et oui, Marlene Droski, c'est ainsi que je m'appelle. J'ai eu une enfance tranquille, j'ai reçu tout l'amour de mes parents, une bonne éducation, grandit dans le respect. Ma vie est paisible et agréable.
J'ai 18 ans quand je rencontre mon cher et tendre, Daniel Kristov. Très vite nous nous sommes installé ensemble, on a tellement de projet d'avenir, tout allait si bien à ce moment là. Seulement deux ans après, le monde bascule les gens deviennent fou, tombent malade, ça devient très vite ingérable. Mes parents ne veulent pas fuir malgré mes supplices.
Après un dernier regard à mes parents, mon conjoint et moi partons à l'aéroport international de Vladivostok pour quitter ce pays devenu fou. Le soucis c'est que le monde entier est touché mais on décide tout de même de tenter notre chance, car je suis enceinte de 5 mois et il est évident que je dois tout faire pour voir mon enfant naître un jour.
C'est le chaos dans l'aéroport, tout le monde se bouscule, certains se battent, c'est une horreur. Mais on souhaite tous la même chose, partir pour survivre.
Une fois installé, tant bien que mal, les gens se ruent encore pour rentrer dans l'avion mais les pilotent décident de fermer les portes et de décoller malgré qu'il y ai des gens sur la piste. Alors qu'on se croit au calme, après un bon moment dans les airs, l'avion se met à avoir un comportement bizarre, on pert de l'altitude, la panique est plus que palpable, soudain des cries, des pleurs, je regarde mon homme et sa détresse se voit dans ses yeux, il me rassure et me dit que tout ira bien, ce ne sont que des perturbations passagères, mais l'avion descend vraiment de plus en plus, on apprecoit des montagnes enneigées de l'Oural. J'ai très peur, je serre très fort sa main, je ferme les yeux, je pense à mes parents, à mon enfant, à tout ce que je souhaite vivre...
C'est le trou noir, je ne comprend pas ce qu'il s'est passé mais quand je reprend conscience, j'entends des gémissements, des gens parlent, d'autres pleurent, j'ouvre les yeux difficilement, je tourne la tête en direction de Daniel et là, le choque... Son siège à été arraché dans l'impacte, il ne reste qu'un bout de jambe à côté de moi. Je ne sais même pas si c'est la sienne, comment j'ai pu survivre à tel impacte ? Le froid est intense, j'essaie de regarder autour de moi, je suis coincée, je pose ma main sur mon ventre, je ne sens rien, j'ai du sang sur moi, je crois que je suis blessée, est ce que mon bébé est mort ?
Je me sens perdu, un homme m'aperçoit, j'essaye de me décoincer mais mes gestes sont faibles, je l'entend crier qu'une femme est en vie. Aidé de plusieurs miraculés, ils me viennent en aide, me parlent et m'apportent de l'eau. J'ai l'impression de ne pas réagir normalement. Je crois que je suis en état de choque, je ne parle pas, mon regard est vide. L'homme qui me vient en aide se présente pour me garder éveillée, il s'appelle Nickodim et dit être médecin.
Une fois remise de mes émotions j'aperçois ce petit garçon, je m'approche de lui, il était entre de bonnes mains. Je lui demande comment et s'appelle et quel âge il a. De sa petite voix aiguë me répond Igor, me tend la main et montre deux doigts pour m'indiquer son âge. Ce petit bonhomme venait de perdre ses parents... Mon instinc maternelle prend le dessus immédiatement et je reste à ses côtés sans jamais le lâcher.
Je ne sais pas combien de temps s'est écoulé depuis le crash mais nous sommes au moins une dixaine à avoir survécu mais pour combien de temps ? En effet les conditions météorologiques sont rudes, nous sommes quelque part dans les montagnes de l'Oural en plein hiver, il n'y a rien autour de nous à part la neige.
La tension monte, il s'agit de notre survie à tous. Lev, institue un rationnement lorsque les survivants trouvent quelques vivres. Mais ceci n'est pas respecté de tous, et très en colère, Lev exige de savoir qui lui a désobéi et mis ainsi en danger notre survie collective. Malgré cela, nous continueons à reconnaître son autorité en tant que capitaine de l'équipe. Il consacre ses heures à notre bien à tous, il est la tête pensante et quand je vois sa manière d'agir, il est évident qu'il a tout mon respect.
Bientôt à cours de vivres et ce froid si intense, nos conditions de vie sont trop précaires, un groupe se décide à explorer le tour de la carcasse après plusieurs heures Nikodim et Lev reviennent avec de la viande. Ils nous annoncent que notre seul espoir c'est de manger les victimes mortes dans l'accident. Je sais que mon bébé est en vie, je l'ai senti bougé et sans me posé de question je mange ce festin comme si c'était un cadeau du ciel. Certains sont choqués et décident de partir. Je sais pertinemment qu'ils courent vers la mort mais égoïstement je me dis qu'on aura plus à manger si nous sommes moins nombreux.
Cela fait des semaines que nous sommes bloqués dans ces montagnes mais il est temps de partir, nous avons repris quelques forces, chacun se remet doucement de ses blessures. Ce régime alimentaire forcé nous a sauvé la vie. Et je dois dire que je m'y suis très facilement habitué.
Après des mois difficiles de marche et la nourriture rare, on décide de garder notre régime alimentaire, quand c'est possible la chasse à l'homme s'ouvre et le festin s'offre à nous. Car oui nous avons pris goût à la chair humaine.
Nous sommes maintenant en Biélorussie et on a trouvé un camp pour nous installer. J'arrive à mon terme et mon enfant va très vite voir le jour à son tour, je suis très fatiguée. Par chance Nikodim notre médecin m'aide durant mon accouchement, je rencontre quelques difficultés mais finalement ce petit hêtre pousse son premier crie, il va bien. Je pleur de soulagement, Niko pose mon petit Elijah contre moi, je le regarde avec tellement d'amour, je sais à cet instant précis que je donnerais ma vie pour lui,il est tout pour moi, c'est mon Miracle.
Le vie au camp suis son cour, nous y sommes depuis 16 ans maintenant et on a nos habitudes, chacun veille les uns sur les autres. Elijah et Igor on grandit ensemble. Nos journées sont rythmées par la chasse, la pêche et tout le nécessaire à notre bien être mais aussi par les rires et chamailleries de mes enfants. Igor toujours taquin, croque la vie à pleine dent, je suis très fière de lui. Mon Miracle quand à lui a développer une passion pour la lecture, c'est son échappatoire. Il peut rester des heures le nez dans un bouquin. Je ne sais pas si c'est la littérature et son questionnement permanent pour le monde d'avant mais il est beaucoup plus sensible que son frère.
Alors qu'on pensai notre vie paisible, le camp est encerclé d'hommes, nous sommes démasqués, notre cannibalisme éclate au grand jour griller par nos messages radio. Notre position n'est plus un secret. Nous sommes chassés de notre camp tel des animaux. On dépose nos armes et on s'en va.
Après des semaines de marche et un retour à la vie de nomade, nous sommes épuisés, on a besoin de s'installer. Nous sommes maintenant à la frontière Polonaise. Il est impératif de trouver de la bonne chair car quand on est en manque, le morale de la tribue est au plus bas. C'est évident, nous sommes dépendant de la viande humaine, on voit en chaque personne qu'on rencontre qu'un bon beefsteak. Depuis le crash je suis une coquille vide, dépourvu de sentiments et d'empathie. Ma raison de vivre c'est mon fils et le reste de ma nouvelle famille. Les autres ne sont que du bétail. L'homme est un loup pour l'homme.
Nous avons retrouvé un camp et repris nos petites habitudes. On fait toujours attention de ne pas être démasqué mais cela n'a pas suffit. Une nuit de 2044 tout bascule à nouveau. Un groupe d'hommes lourdement armés attaque le camp pour ce que nous sommes. Je suis réveillé en pleine nuit par les cries et le crépitements des flammes, je sors de ma tente et je vois du monde courir, se battre, ça se tire dessus, nous sommes nous aussi bien équipé, heureusement que Bachir et Lev nous ont appris à nous servir d'armes à feu. Quand soudain mon regard se tourne et je vois Elijah se battre avec un homme. Une haine et une rage s'empare de moi, je sors mon couteau, cours jusqu'à l'individu et le frappe une première fois à la jugulaire, l'homme tombe au sol, j'oublie tout ce qu'il se passe autour de moi, j'ai des œillères et dans cet excès de haine, je le poignarde, encore et encore sans m'arrêter comme si je ne maitrisais plus rien, comme si j'étais possédée. Je n'entends même pas mon fils qui me crie que l'homme est mort et qu'on doit partir. Il m'attrape alors le bras, je suis stoppé net dans mon élan. Dans la confusion, je le regarde et le serre un bref instant très fort dans mes bras. En prenant la fuite, on aperçoit un membre de notre communauté Pavel étalé au sol, les yeux sans reflet. C'est fini pour lui, il nous a défendu comme il a pu. C'est un événement qui nous a tous choqué, la perte d'un des nôtre est très mal vécu, c'est un membre de la famille qui nous quitte.
Nous prenons la fuite à nouveau, beaucoup de sang à couler cette nuit et pas que de notre côté. On se dirige sans le savoir dans une toute nouvelle région, des mois de marche et de fatigue, la chasse n'a pas été très bonne ces derniers temps. On doit s'établir à un endroit et tout recommencer. C'est la troisième fois et j'espère la dernière. La région semble calme au première abord mais sera t-elle fructueuse ?
Nous avons trouvé un coin plutôt sympa, il y a même des celliers énormes dans notre camp. J'aime cet endroit, faut dire qu'il a fait l'unanimité. Après plusieurs jours de découverte, on apprend que cette région s'appelle Alexandria. La chasse est bonne et rentable, le moral des troupes remonte en flèche. Seul Elijah semble affecté par le comportement de certain d'entre nous. Son empathie le bloque quand on joue avec le bétail. Tuer pour manger c'est tout à fait normal pour lui mais nous voir jouer avec nos proies tel des félins ne lui plaît pas. L'important c'est de resté uni, nous ne somme plus qu'un petit groupe, une famille de chasseur.
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