— - La région est pourri jusqu’à l’os. Chacun d’entre vous porte un masque et dissimule ça vrai nature, je porterais le mien jusqu’a que le dernier fils de pute d’Alexandria crève.
Message conservé comme anonymePersonnage RP · Archive Alexandria
Elijah Droski
Identité
Son histoire
L’ancien monde.. ce n’est même pas un souvenir pour moi. Les restaurants, les cinémas, les balades dans un parc, la foire, le bowling.. tant de choses que m’a décrit ma mère, tant de souvenirs qu’elle a mais qui s’estompent avec le temps, voir qui s’effacent. Pour être franc, je n’ai jamais compris la désolation de certain quand au changement du monde.. logique vu que je n’ai connu que le nouveau monde, mon monde.
Mon nom est Elijah, Elijah Droski. J’ai 24 ans au moment où j’écris ces lignes. Ma mère m’a souvent dit que c’était le bel âge. Un mélange d’insouciance et de maturité naissante, que j’aurai dû être remplit de rêves et d’espoir que ce nouveau monde a éteint. Je ne sais pas si elle se trompe ou pas, à vrai dire, j’ai des objectifs, j’ai des rêves et des espoirs mais j’ai cette foutu impression que tout le monde est contre nous, que personne nous comprend.. me comprend à par les gens de mon groupe.. enfin.. on est plus qu’un groupe, on est une famille. Bien sûr que j’ai un amour inconditionnel pour ma mère, mais ce que je veux dire, c’est que les personnes présente au sein de notre famille compte énormément pour moi. Ce qu’ils ont vécu, ce qu’on a vécu à mon arrivé et jusqu’à maintenant ça forgerait un lien indescriptible entre deux personnes qui se déteste.
Pour être franc, je n’ai que peu de souvenir de mon enfance à proprement parlé, je sais juste que c’était dure. Même si je n’avais pas vécu mieux, intérieurement je le savais. L’humain n’était pas fait pour endurer ça, du moins pas autant de temps mais faut voir le bon côté des choses. Être confronté au pire, ça renforce, ça endurcit et bordel, il fallait l’être. Comme si la vie nous en mettait plein la tronche mais que c’était pas fait méchamment, que c’était pour nous préparer à être ce qu’on devait être pour le futur.
Je me rappellerais toujours de ce moment où j’avais vu tout ces hommes armées autour de nous, à nous dévisager, à nous juger, nous regarder avec dégoût et mépris comme si nous n’étions même pas humain, que nous étions des animaux. Il m’a fallut du temps pour comprendre que c’était hors du commun de se nourrir d’autre gens, que le cannibalisme était mal vu. Il m’a fallut du temps, car tout comme vivre dans le nouveau monde, j’ai été élevé de cette manière. Mais ce soir là, le fait que nous soyons chassé de chez nous, c’était la première fois et ça, je n’y étais pas habitué. Cette douleur, cette tristesse et cette sensation d’être faible.. ça m’a horrifié de me sentir impuissant comme ça, je ne voulais plus, je ne veux plus et c’était bien l’objectif de tout le monde. D’avoir quitté le territoire de la Biélorussie dans ces conditions a été compliqué mais au moins personne n’était mort ce jour. Chance ? Peut-être.
Mais ça a permit à tout le monde de prendre conscience qui fallait dorénavant être prêt. Je me suis entraîné, longtemps et durement pour que rien ne puisse arriver à ma mère ou aux autres personnes dans le groupe. Je n’étais pas le meilleur mais j’étais plein de motivation et de hargne. C’est Niko et Lev qui m’ont apprit à me battre, a chasser et a tirer à l’arbalète. A faire de moi un bon appât, un bon pisteur et un bon chasseur.
Je ne pourrais jamais assez les remercier de m’avoir fournit le savoir nécessaire pour me sentir utile, et protecteur envers le groupe, envers Marlène.. ma mère. Je ne me suis jamais vraiment demandé que devait ressentir une mère à tenter d’élever son fils dans de tel condition.. mais je sais qu’elle a tout fait pour que je survive, que je vive et que je prospère.
Et quand bien même j’étais prêt à défendre le groupe, à défendre mes proches et a côtoyer la mort ou à la provoquer quotidiennement, il me devait de passer par une dernière épreuve. La mort de l’un d’entre nous.
Qu’est ce que le sommeil peut être profond après une journée de récolte, mais croyez moi, la détonation réveil un corps et le met en état d’alerte instantanément. Ce soir là, je n’ai presque rien compris. La nuit était paisible, sombre mais elle est devenue agitée, éclairée par les flammes de nos maisons, cette odeur de brûlée, ce crépitement des flammes et cette rougeur presque aveuglante et brûlante qui heurtait mon visage. Animé par la peur de voir des gens de mon groupe mourir ou voir pire, ma mère… encore une fois par la faute d’un autre groupe qui ne comprenait pas nos méthodes. Ce n’était pas la loi du plus fort ? De manger ou être mangé ? Nous ne sommes pas des monstres mais des survivants. Malheureusement, la mort avait frappée ce soir là, pour l’un d’entre nous.
Encore une fois nous avions été chassés mais tout ça, c’était des épreuves nécessaire pour devenir non pas un humain plus fort mais simplement devenir un prédateur. Et c’était dans des conditions adéquates pour survivre que nous avons prit la route vers une région nommée Alexandria. Un lieu chargé d’histoire et chargé de nourriture. Un lieu où il était hors de question qu’on s’en fasse chasser à nouveau. C’était là ou rien mais il fallait se séparer pour chercher un lieu et de l’équipement. Le voyage fut éprouvant et avait épuisé notre stock, puis chaque personne dans notre groupe est apte à se débrouiller seul, donc je me fais aucun soucis. Mais cette région, cette endroit, j’espère qu’il est fait pour ma famille, qu’on y trouvera des lacs et des terrains de chasse inattendu, des livres, des endroits à découvrir et où ma mère pourra me compter d’autre souvenir.
Alexandria, nous voilà.
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