Portrait de Viktor Vsevolotovich

Personnage RP · Archive Alexandria

Viktor Vsevolotovich

Saison 14 — Origines

Décédé Décès : 22/08/2023 Survivant

Cause : Je l’avais pas vu venir celle là…

Identité

Son histoire

Viktor Vsevolotovich est né le 29 septembre 1998 en Russie dans la ville d’Artiom, à une demi heure en voiture de Vladivostok, grande ville côtière.

 

Son père, garde forestier et sa mère, secrétaire dans un bureau comptable, ont élevé Viktor et son frère dans un environnement bienveillant et simple.

 

Viktor était un bon élève à l’école et était fasciné par ce que faisait son père, du moins l’environnement qui l’entourait, la nature lui donnait un sentiment de… Liberté.

 

Tout allait bien pour eux, Viktor se développait humainement et ne pouvait se détacher de sa meilleure amie, Elena, elle était merveilleuse et Viktor ne voyait que par elle, sa mère était même persuadé qu’il l’aimait secrètement…

 

Vient les 15 ans de Viktor, cette année sombre sera marquée par la disparition de son père, lors d’une opération en forêt qui n’aboutira pas et mènera à la disparition mystérieuse de six hommes, dont le père de Viktor… Sa mère, très marquée par les événements, finira par se suicider sept mois plus tard.

 

Son grand frère, déjà majeur, sera contraint de prendre son envol et Viktor sera recueilli par la famille d’Elena.

 

Le jeune homme qui était autrefois un garçon rempli de vie, se transformera en un coeur de glace difficile à cerner, seule Elena arrivera à le faire sourire et c’est d’ailleurs grâce à elle que Viktor continuera de se développer plutôt que de se laisser mourir à petit feu.

 

Ils finiront d’ailleurs par s’avouer leurs attirance mutuelle et continueront à vivre sous une relation différente de celle qu’ils vivaient jusqu’à présent. En 2017, Viktor sera déclaré Garde Forestier et prendra poste dans la forêt de son enfance, comme son père, il emménagera avec Elena un peu plus tard tandis que elle poursuivra ses études, un vrai conte de fée, qui durera 3 ans seulement…

 

Nous voilà en 2020, le monde part en vrille totale, le chaos s’installent dans à peu près toutes les villes du pays, dans un élan de panique, la ville est évacuée vers Vladivostok, du jamais vu… Les magasins pillés, les voitures volées, les aéroports sur-peuplés, Viktor prit le nécessaire pour survivre et emmena Elena avec lui, ils avaient prit la décision de suivre le mouvement et de prendre l’avion, comme si c’était différent ailleurs… Problème, Elena est diabétique, elle avait un traitement à l’insuline à prendre chaque jour et il ne lui restait plus que deux seringues, autant dire qu’il fallait remplir les stocks… Viktor s’arrêta dans une pharmacie et demanda à Elena de l’attendre cinq min…

 

Seulement cinq minutes suffiront, quand Viktor ressortit de la pharmacie, il vit une scène d’horreur, Elena en train d’essayer d’empêcher un homme de voler la voiture, dans une lutte acharné, l’homme poignarda Elena au ventre à deux reprises… Viktor se jeta sur l’homme avant de le massacrer au sol, dans sa colère, il en oubliera sa femme, allongée à côté de lui, en train d’agoniser, quand il reprit ses esprits, il était trop tard, Elena avait déjà fermé les yeux…

 

Après trente minutes à pleurer la mort de sa femme assis à côté d’elle, il porta son corps et s’empressa d’aller l’enterrer dans un endroit qu’elle adorait, il s’arrêta pour prendre une pelle et du matériel à son avant poste et enterra l’amour de sa vie…

 

Heureusement pour lui, il eut la lucidité d’esprit de survivre, en mémoire de sa femme, il fonça à l’aéroport et prit le premier avion disponible.

 

L’avion était blindé de monde, les gens s’entassaient et tout le monde n’était pas assis, c’est sûrement cette surcharge qui amènera l’avion à s’écraser… Et oui, l’appareil s’est écrasé au milieu de nul part, dans les montagnes.

 

Quand j’ai rouvert les yeux, j’étais sous une couverture, allongé sur un amas de pierre, bordé par une femme qui tentait tant bien que mal de me tenir en vie, un amas de corps se tenait à côté de la carcasse de l’avion, et les vivres n’était pas assez nombreuses pour tous les survivants que nous étions.

 

Je me sentais étonnamment bien, du moins mieux que le restes des survivants au crash, je me suis levé, et j’ai commencé à aider les autres à mettre les survivants en sécurité, c’est là que je suis tombé sur cet homme, encore accroché à la carcasse, essayant de se détacher, je le vit tomber et ramper dans la neige avant de s’évanouir de nouveau, il saignait à la tête, je l’ai porté et amené avec les autres, une femme l’a prit en charge et s’est occupé de nettoyer ses plais.

 

Les semaines suivantes furent très compliqués, même pour moi, ayant appris à survivre en condition extrême, rien ne poussait dans le coin, et les vivres se faisaient de plus en plus rare, beaucoup d’entres nous étaient déjà mort de faim et la série n’allait pas s’arrêter là, plusieurs fois, au court de discussions insensées, à été évoquée l’idée de recourir au cannibalisme, cette méthode tellement tabou qu’il était pour moi impensable d’y prendre part, pourtant, à chaque fois que quelqu’un en parlait, je ne m’y opposait pas, comme si mon cerveau le voulait mais mon corps l’en empêchait…

 

Nikodim, l’homme attaché à la carcasse était en fait un medecin, qui pensait être capable de dire si un des corps était suffisamment bien conservé et ne portait pas de maladie s’opposant à l’acte barbare qu’on s’apprêtait à faire.

 

Lev, un des survivants et Nikodim avait décidé de simuler une chasse pour inspecter les corps, jusqu’au moment où ils sont revenus avec de la viande, les réactions de chacuns étaient différentes mais toutes négatives, pourtant, la viande une fois cuites, un silence s’installa dans le groupe, et tout le monde se jeta sur la nourriture, comme si l’idée répugnante a leurs yeux n’était plus si répugnante que ça…

 

Les remords étaient beaucoup trop puissants chez certains et ils ne voulaient pas continuer de vivre comme ça, ce qui les a poussaient à quitter le groupe.

 

Nous nous sommes donc retrouver à un nombre reduits, ce qui était objectivement bien pour les vivres.

 

Pavel, Bachir, le petit Igor qui avait perdu ses parents dans le crash, Lev, Nikodim, Marlene qui était enceinte et moi même

 

Nous commencions donc à penser à nous repérer sur une carte et à nous déplacer pour fuir cet endroit maudit. 
La tâche ne fut pas simple. Des jours durants, nous faisions des expéditions par petits groupes de deux, nous nourrissant exclusivement de cadavres, buvant de la neige fondue et bouillie. Mais un jour, Bachir, avec qui je m’étais lié d’amitié, m’a proposé de laisser le groupe se reposer et qu’on parte en éclaireur lui et moi, après quelques heures de marches, nous avons trouvé une trace de vie humaine, une ville a première vue déserte, mais qui pourrait bien contenir encore quelques vivres… Nous n’avons pas pris le risque d’y mettre le pied et avons rebroussé chemin pour aller chercher les autres, une fois leurs avoir annoncé la bonne nouvelle, nous avons entrepris une marche décisive pour l’ensemble du groupe mais bien heureusement nous avons atteint notre destination plutôt vite au vu des circonstances. Bachir avait trouvé une carte, après l’avoir inspecté nous avons pu localiser notre position. Nous étions dans un petit village en amont d'une des montagne de l'Oural, près de Talovo à l'ouest de la Russie. Il semblerait que le pilote ait tenté de nous emmené en Europe de l'ouest. La bonne nouvelle c'est que nous avions une carte et des vivres, la mauvaise nouvelle, c'est que ça n'allais clairement pas durer, et que la première ville à la ronde allait nécessiter des semaines de marches au vues de nos conditions de survie. Encore une fois tous nos espoirs tombaient à l'eau. Nous avancions et nous survivions , certes, mais encore et encore certains d'entre nous se chargeaient du sale bouleau, l´examination et la découpe de cadavres, a l'écart des autres, pour nous nourrir convenablement.

 

Les jours passés et après tout ce que nous avions traversés le groupe reprenait espoir, jusqu’au jour où Lev et Nikodim sont rentrés au camp avec un cadavre inconnu, il s’était fait prendre par surprise par un homme, un survivant local, après une lutte acharnée, Lev avait réussi à lui prendre son arme et a l’abattre de sang froid, l’ambiance était pesante à leurs retour, comme si le groupe constatait désormais le changement imminent dans nos modes de vies, et ce qui était en train de changer en nous, dans nos âmes.

 

Nous avons tous repoussés nos limites dans les semaines qui suivirent, nous n'avions pas réussis à trouver de carburant ni de véhicule assez grand pour nous transporter jusqu'à une grande ville, ou une autre région. Nous avons donc entrepris une grande marche. Partout où nous allions, le silence et la désolation reignaient. Pas une âme qui vive. Il n'y avait que très peu de ressources, des miettes. Nous avions nos habitudes désormais et cela ne dérangeait plus personne, bien que le sujet n’était pas abordable.

 

Plusieurs mois plus tard, nous avons mis pied à terre dans un ancien camp de survivants maintenant abandonné en Biélorussie, effectivement, l’accouchement de Marlène était proche, et au vu des pensées des autres, nous ne pouvions plus errer dans la nature comme de pauvres âmes perdues, le petit est né, Elijah, j’arrivais pas à y croire et pourtant c’était vrai, Marlène avait donnait vie dans un monde pourtant envahi par la mort.

 

Ces semaines de marches avait renforcé les liens entre nous, on avait l’impression que ce petit, c’était le nôtre également, pour lui et pour Igor, nous nous devions de mettre pied à terre une bonne fois pour toutes.. Mais la question des vivres n’était pas réglé et cela devenait urgent, une idée me traversa l’esprit après avoir mis la main sur une vielle station radio encore fonctionnelle… Et si plutôt que chercher la nourriture, nous la faisions venir à nous ? Cette idée pourtant morbide était très certainement la meilleure que j’ai pu avoir dans ma vie, les autres l’ont trouvés géniale et je me suis de suite mis au travail, en a peine 2h nous avions déjà notre première proie… Cela a duré jusqu’en 2036, nous avons dépouillé et capturé des survivants durant tout ce temps.

 

Nous voilà l’année des 16 ans d’Elijah, nos liens s’étaient considérablement renforcés et nous étions devenus une vraie famille, plus forte que jamais. Nous avions nos habitudes, notre propre mode de vie, et putain il fonctionnait, on s’en sortait mieux que tout ceux qu’on avait pu voir jusqu’ici, chacun son rôle et les vivres affluaient. Jusqu’au moment où un groupe d’hommes, tous plus armés les uns que les autres, sont venus perturber notre quotidien, ils avaient découvert via des communications radios ce qu’on était et ils étaient déterminés à en finir avec nous, ils ont entourés notre camp et nous ont fait fuir après nous avoir dépouillés, la colère était bien présente mais nous n’avions plus rien… Nous avons fuis vers la frontière et avons trouvés un nouvel endroit habitable, néanmoins il fallait qu’on reprennent nos activités pour pouvoir nous nourrir mais cette fois en étant plus discret. 

 

Nous nous sommes réinventés et avons survécu de nouveau dans ce camp jusqu’en 2044 jusqu’au moment où de nouveau, un groupe s’est attaqué à nous, mais cette fois ci nous étions prêt, nous étions armés et entraînés. Pourtant… Le combat a duré plusieurs minutes, nous nous bien battus pour conserver nos bien mais ces enculés ont mît feu à nos habitations, emportant nos vivres et notre regretté Pavel…

 

Nous avons tout de même réussi à sauver du matériel et avons étés contraint de prendre la fuite, nous avons marches plusieurs jours jusqu’à atteindre une région nommé Alexandria, les vivres n’étaient pas aussi rare qu’ailleurs et beaucoup de villes étaient revenus à leurs états sauvages, Nikodim la nommait « El Dorado », nous étions déterminés à ne plus fuir, personne ne pourra nous faire partir cette fois.

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