Portrait de Roger VLASENKO

Personnage RP · Archive Alexandria

Roger VLASENKO

Saison 15 — Isolation

Décédé Décès : 23/10/2023 Survivant

Cause : Faites des gosses.....

Identité

Son histoire

Mon nom est VLASENKO.. Roger VLASENKO, je suis Ukrainien, je suis né en 1945 à Novaya Petrovka, une ville assez importante située dans le Nord Ouest de l'Ukraine. Mes parents Daryna et Oleg VLASENKO étaient aussi Ukrainien,ils travaillaient tous les deux à l'hopital de Novaya, c'est d'ailleurs dans cet hopital qu'ils se sont rencontrés. Mon père était chirurgien cardiologue et ma mère travaillait dans le même service, elle était infirmière au bloc opératoire.

J'ai ou plutot j'avais une soeur plus jeune que moi, son prénom était Tamara.., nous avions cinq ans d'écart.

Autant dire que nous manquions de rien, si ce n'est de la présence de nos parents qui passaient de nombreuses heures dans cet hopital. Dès mon plus jeune age je m'ocuppais énormément de Tamara, nous avions bien sûr une sorte de nounou mais j'aimais beaucoup ce rôle de grand frère, j'aimais notre complicité, Tam était une petite fille rayonnante, espiègle et trés intelligente, Tam aimait tout le monde,  elle avait les mêmes yeux que notre mère, de grands et beaux yeux verts. Quant à moi, j'étais protecteur.. je le suis toujours d'ailleurs, je suis assez méfiant avec les personnes que je ne connais pas.. et aujourd'hui plus encore, la fatigue aidant je peux être un véritable ascenseur émotionel, en ce qui concerne mon personnel j'essaie toujours d'être à l'écoute, le plus juste et compréhensif possible, ce n'est pas toujours évident.

Tam et moi étions scolarisés à Novaya, tout allait bien, on était heureux.
En 1958, l'année de mes 13 ans, certaines choses avaient changées dans le comportement de Tamara,
elle avait parfois du mal à s'exprimer, elle bafouillait un peu, des gestes pourtant basiques devenaient soudainement desordonnés, au début je trouvais ça marrant, je pensais qu'elle était peut être trop fatiguée, entres l'école, ses cours de dance et ses nombreuses leçons d'équitation, je trouvais ça normal, je veillais à ce qu'elle se couche très tôt après ses journées bien remplies, je lui lisait toujours deux petites histoires avant qu'elle ne s'endorme, ça l'aidait à trouver le sommeil.

Malheureusement plus le temps avancait , plus ses gestes devenaient imprécis, elle s'exprimait plus difficilement de jours en jours, elle était victime de crises de ..tremblements ou choses comme ça. A travers les regards inquiets de mes parents ,et, aux yeux souvent trop humides de ma mère j'ai compris que quelque chose de grave se produisait. Après avoir fait passer des tas d'examens à Tam le diagnostic tomba,Tam avait une tumeur au cerveau.. J'en voulais au monde entier! à seulement huit ans , comment ma petite soeur Tam pouvait elle avoir une tumeur au cerveau !? j'aurais tout donné pour être à sa place.. je ne voulais pas entendre ça ! je ne voulais plus entendre ce mot .."tumeur", j'avais juste envie de mourir, j'ai prié et prié tant et plus pour que là! ..maintenant! on m'ote la vie et qu'on l'a laisse vivre.. elle, j'ai tellement mais tellement prié pour que ça arrive..

Decembre 1960, j'ai 15 ans et nous venons d'enterrer Tam, ma petite soeur chérie, elle avait 10 ans.
Notre vie à basculée il y a deux ans, mes parents ne sont plus les mêmes, , ma vie ne sera plus jamais la même.
Deux années de souffrances, j'ai été là.. à ses cotés, tant que j'ai pu et tant que c'était possible. Mes parents ont fait tout ce qu'ils pouvaient, rien ne pouvait être fait, même pas l'opèrer.

Qu'on le veuille ou non , la vie ne s'arrête pas.
Mes parents se sont réfugiés dans leur boulot, encore plus qu'avant, et moi je me retrouvai bien seul à la maison.
je n'ai même plus trop de souvenirs des années qui suivirent, j'ai vécu comme un fantome des années et des années durant. J'ai poursuivis mes études afin de pouvoir créer et gérer des structures.. où on s'occupera comme il faut de personnes handicapés, peu importe le handicape.. moteur, mentale ou cognitif.. j'avais décidé de dédier ma vie à ces personnes là, qu'elles soient nées avec un handicape, ou que le handicape ait surgit dans leur vie tel un claquement de doigts.. on sera là ! et on fera tout pour qu'ils se sentent bien, je me suis tellement senti impuissant devant les difficultés que rencontrait Tam..

Durant toutes ces années, j'ai appris le métier, j'ai travaillé dans plusieurs endroits, dans differentes structures et à plusieurs postes, gèrer des équipes, mais aussi au plus près des patients parfois. A terme je ne veux pas ouvrir des hopitaux mais des structures qui proposeraient des prestations de soins, assureraient des missions contribuant à la réalisation du projet de vie des personnes adultes handicapées et qui favoriseraient notamment leur insertion sociale et professionnelle, leurs donneraient accès à l’ensemble des services offerts par les collectivités.. c'est ce genre de structure que je veux créer.

Ce sera chose faite dans les années 80.
Quand mes parents ont stopés leur activité, ils ont souhaités passer une retraite paisible dans leur petite maison de campagne à la sortie de Stary Sobor, une petite ville située au coeur de l'Ukraine. Après une année de retraite environ, mon père s'est mit à boire, il s'ennuyait, broyait du noir. Je ne voulais pas laisser ma mère seule avec mon père dans ce petit village. Les choses s'alignent parfois très bien, j'ai fais le nécessaire pour pouvoir enfin ouvrir ma 1ere structure de réinsertion à quelques kilomètres de Stary, l'endroit s'y pretait relativement bien.. un ancien camp de chasse comportant plusieurs petits chalets et quelques autres constructions, le tout dans un cadre bucolique, champêtre, l'endroit idéal.

Nous ouvrons nos portes et acceuillons nos premiers patients en 1982, j'ai une très bonne équipe autour de moi, une équipe composée de gens passionnés par leurs métiers, mon bras droit ,ou, la personne sur qui je peux vraiment compter et me reposer est Valérie BABENKO.. une aide soignante qui à vouée sa vie aux personnes handicapées, une véritable passionnée, une femme très courageuse, j'ai connu Val lors d'un des nombreux stages que j'avais fais, elle travaillait déjà dans un établissement spécialisé et avait une très grande expèrience, par la suite nous nous sommes recroisés plusieurs fois, elle connaissait mon projet et m'avait fait part de sa vonlonté à me rejoindre à terme, nous étions vraiment proche, de véritables amis, j'admet avoir un peu craqué sur elle, cette femme avait tout pour elle... même un mari.

Les débuts sont un peu difficiles par manque de patients, certainement a cause de la situation géographique, notre structure est en pleine cambrousse, mais tout le monde y croit, de mon côté je fais une légère dépression.. mais Val est là pour me soutenir. Les années passent et le bouche à oreille à fait des merveilles, le centre affiche complet, tout le monde est content, ce n'est pas facile tous les jours parce que nous avons des ..cas.. particulièrement difficiles à gérer, mais la passion est là, Val est aux anges, elle commence a voir son rêve se réaliser, j'avais embauché Valérie en tant que chef aide soignante avec possibilité d'évoluer dans la hiérarchie bien entendu.

En 1998 je nomme Valérie BABENKO sous directrice de l'établissement de Stary,  je me souviens de la petite fête prévue pour l'événement, elle me remerciera les larmes aux yeux pour lui avoir permis d'enfin réaliser son rêve, c'était surtout son amour du métier et son travaille acharné qui l'ont menée a ce poste, pour moi ce poste était tout a fait mérité. Valérie décèdera en 1998 d'un cancer foudroyant que personne n'a vu venir, Val était maman et elle laisse dérrière elle une jeune fille de 18 ans.. Anaïs BABENKO.
Je suis dévasté par cette disparition soudaine, qui me replonge bien des années en arrière, Tam.
Je m'arrête quelques temps pour cause de dépression.

En 2000, suite à un des mes voyages dans le pays afin de gérer les 3 structures que j'ai créées, je rencontre la fille de Valérie, je l'invite à prendre un café dans un bar de Chernogorsk , nous discutons de sa maman, de son père aussi, nous discutons de tout et de rien, au fur et a mesure de la discussion je m’aperçois que bien que très proches Valérie et Anaïs parlaient très peu de leur vie professionnelle, Anaïs connaissait le rêve de sa mère, mais pas tant que ça au final puisque elle ne savait pas que sa maman avait été nommé sous directrice de mon établissement.
Anaïs avait à peu de chose prêt suivi le même parcours professionnel que sa mère,étant sans emploi à ce moment là, c'est donc tout naturellement que je lui proposa un poste dans mon établissement, elle se débrouillait plutôt bien et était à l'aise avec nos cas les plus délicats,en quelques années Anaïs gravit les échelons, je l'a nomma chef de groupe,à cette époque nous avions une quinzaine de patients, ce n'est pas rien.

Tout allait bien, l’établissement de Stary fonctionnait à merveille, nous avions de très bons résultats.. jusqu'à ce jour de 2008 que je n'oublierai jamais. Un de mes plus anciens patients , Carl ..ou Doudou, m'alerta sur des bruits d'explosions assez lointains, à cet instant je n'y prêta que peu d'importance, j'avais le nez dans des dossiers de gestions qui posaient problèmes.. Carl assez agacé par mon comportement quitta mon bureau en courant et en marmonnant son "A,B,C,D,.." quotidien, d'ailleurs après toutes ces années je ne sais toujours pas ce que cela signifie, à la moindre contrariété Carl répète sans cesse ce début d'alphabet, bref, Anaïs rentra dans mon bureau peu de temps après, assez soucieuse.. elle avait vu Carl s'en fuir en criant à travers les baraquements mais ne le retrouvait pas ! je me souvenu de ce que Carl m'avait dit au sujet d'explosions, il en avait d'ailleurs fait part à Anaïs aussi.
Nous nous sommes mis à sa recherche et avons fini par le retrouver dans un état de nervosité intense dans le fond du quartier des chalets, il tendait le bras en direction de l'horizon pour nous montrer ce que je pensais être un gros incendie, une énorme colonne de fumée et des flammes gigantesques se dessinaient au loin, quelques minutes après je reçois une info comme quoi le laboratoire militaire d’Alexandria avait subit un attentat, suite à cet événement et par mesure de sécurité 3 pays se retrouveront en quarantaine l’Ukraine, la Moldavie et la Biélorussie, pour éviter tout problème ou répercussions avec d’autres pays, nous nous retrouvons complétement isolés du reste du monde.

 A trop avoir la tête dans le travaille , on en oublie le reste, les actualités, le monde qui nous entoure..
suite à cela il y eut une deuxième explosion, bien plus forte celle ci, le sol trembla assez fort sous nos pieds..nous étions stupéfait. Alors que nous contemplions le désastre un énorme fracas eut lieu juste derrière nous , je me retourne et constate avec horreur qu'un de nos bâtiments vient de s'effondrer sur lui même, a cause de la seconde explosion et de la vétusté de certains de nos bâtiments, le réfectoire s'est littéralement effondré, le cauchemars absolu ! en plein service.. à l'heure de la pause.. l'heure à laquelle le réfectoire est plein. Nous découvrons avec horreur les corps écrasés de nos patients , de nos collègues.. il n'y a plus un seul bruit... que de la poussière, des débris.. d'autres bâtiments et constructions menacent de s'effondrer, je suis sidéré et horrifié.

Nous enterrons les corps des quelques personnes que nous avons réussis à dégager, nous rassemblons quelques affaires et nous décidons de quitter l'enceinte par peur que tout s'écroule.. nous n'avons plus d'endroit où aller, je suis tellement choqué que c'est Anaïs et Carl qui guident notre route, il nous dit savoir où nous réfugier, il nous parle de Mr Karov.. une personne qui travaillait indirectement avec nous puisqu'il s'agit de notre livreur de viandes et autres denrées, un chasseur ou je ne sais trop quoi, Carl nous dit avoir déjà été chez lui auparavant lors d'une de ses nombreuses escapades...pourtant interdites, je n'étais pas vraiment content mais le moment ne se prêtait pas aux sermons.

Ce Mr Karov habite à Staroye, un village assez proche, Carl est certain que ce monsieur nous aidera, je dis à Anaïs de décider parce que je ne sais pas trop si je suis en état pour prendre des décisions, trop de choses se bousculent dans mon esprit là. Arrivé sur place nous rencontrons Mr Karov qui de suite accepte de nous aider et surtout de nous loger.

Nous sommes en 2010, deux années se sont écoulées depuis que j'ai perdu mon centre de réinsertion à Stary Sobor ainsi que mes patients et mes collègues, nous vivons toujours à Staroye Anaïs, Carl et moi, je fais dépression sur dépression, j'ai beaucoup de mal à réaliser et digérer, une chose est sûr
c'est que j'ai beaucoup moins la tête dans le travail forcement, et ses deux dernières années je me suis rendu compte dans quel monde on vit réellement,
et je dois avouer que je suis pas du tout confiant pour l'avenir, j'ai bien envie de reconstruire une petite structure pour à nouveau aider les personnes qui en ont besoins.. mais est ce que ça en vaut la peine ?  et est ce que j'aurai la force ? je ne sais pas.. pourquoi pas.
Mais bon , pour l'instant Carl m'attend on doit aller pêcher, depuis le temps que je lui promet..   

 

 

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