Vincent malkator, - J'ai casiment plus de batterie dans mon talkie, je suis aller chasser d'urgence j'ai tellement faim que j'ai d'atroce douleur a l'estomac
Message conservé comme anonymePersonnage RP · Archive Alexandria
Marko Demir
Cause : Fallait pas être circoncis...........
Identité
Son histoire
Je m'appelle Marko Demir, je suis né le 2 février 1975 dans la ville d'Istanbul en Turquie.
Istanbul, quelle putain de ville, c'est à la fois l'axe principal entre l'Asie et l'Europe, mais aussi la capitale de la contrebande et de la contrefaçon. J'avais une grande famille avec un nombre incalculable de cousins et d'oncles. À chaque mariage, il y en avait de nouveaux qui essayaient de me caser avec l'une de mes cousines. Mes parents étaient modestes, on avait un appartement en banlieue avec vue sur la mosquée la plus proche.
Dès la primaire, je détestais rester en groupe ou jouer au football comme les autres garçons. Je préférais m'isoler dans mon coin à m'imaginer d'innombrables aventures, du point de vue d'un gosse du moins.
Cela ne changea pas non plus au collège, toujours solitaire, mais j'étais rusé pour duper les autres. Cela m'a valu pas mal de séjours dans le bureau du principal d'ailleurs. On se souciait vraiment de rien, juste de ce qu'il y avait devant notre nez.
À mon quatorzième anniversaire, mes parents, n'ayant plus aucun espoir de me faire aimer l'école, m'ont proposé de travailler avec mon cousin dans son usine de textile d'import-export. Pour vous traduire, en gros, il vendait des contrefaçons à des Occidentaux en essayant de paraître le plus propre possible sur le papier. J'ai appris pas mal de trucs intéressants avec lui, la négociation par exemple. On devait montrer aux clients que c'était eux qui avaient besoin d'acheter nos produits, pas à nous de débattre pour les vendre. Mes cousins vendaient aussi des cartouches de cigarettes à l'international, et c'était souvent moi le larbin qui devait aller les récupérer en mobylette chez le vieux du coin. N'empêche, je me suis fait pas mal d'oseille avec toutes ces histoires. Et c'est là que j'ai eu le coup de foudre pour la meilleure des femmes, la plus fidèle, que tout le monde s'arrache, L'ARGENT. Mais j'ai vite repris l'école au sérieux avec mon arrivée au lycée.
En août 1990, j'ai été accepté tant bien que mal dans un lycée public avec une assez bonne réputation. Dès la rentrée, les groupes se sont formés très vite. J'étais le ringard plutôt discret mais putain de bon en math et en sport. C'était à ce moment que je me rappelle avoir commencé à m'intéresser plutôt sérieusement aux documentaires sur les forces spéciales turques. J'étais fasciné par cette image virile et puissante du soldat commando qui déglingue les "grands méchants" à coup de fusil à pompe. J'ai commencé à aller à la salle de musculation, avoir une bonne nutrition et surtout un mental d'acier. J'ai eu une routine quasi identique chaque jour pendant 2 ans jusqu'en février 1992, en plus de fêter mon dix-septième anniversaire, je devais réviser pour mes épreuves du baccalauréat. Sans ce dernier, j'aurais été aussi athlétique que je l'aurais voulu, je n'aurais jamais passé les sélections à l'armée. Bref, il y a cette période où mes journées se résument en quelques mots : manger, réviser, dormir.
Fin 1993, après avoir obtenu mon bac de justesse, je me suis directement inscrit sur la liste des candidats de l'armée pour tenter de rejoindre un régiment d'élite de soldats parachutistes. Mes parents étaient fiers de moi, pour une fois. Je me souviens de notre arrivée en bus au camp de sélection. Nos affaires étaient directement prises en charge. Nous, les recrues, nous sommes directement allés sous les douches communes. Suite à ça, dans une sorte de clinique improvisée, des médecins nous ont inspectés en détail et posé pas mal de questions. J'étais surpris de voir le nombre de candidats en comparaison du nombre de places annoncé.
Les tests physiques ont précédé, et sans surprise, j'ai été remarquable. Juste après, sans avoir le temps de reprendre notre souffle, nous avons répondu à une série de QCM sur les maths, la logique, la capacité à s'adapter aux situations urgentes. Et putain que c'était long bordel de merde, même mon épreuve de bac était moins chiante.
Et finalement, on a eu droit aux tests psychologiques, pour s'assurer qu'il n'y ait pas de psychopathes dans nos rangs. Qui de normalement constitué veut aller à l'armée sérieux ? Mis à part la thune, rien ne donne envie. Mis à part le fait de se faire larguer en plein territoire ennemi pour les rafales pendant qu'ils se grattent le cul dans leurs dortoirs à la con aussi.
À ma grande surprise, je faisais partie des 50 personnes sélectionnées sur les 500 initiales. Et sur les 50 potentiels recrues, seuls 10 pourront rejoindre l'un de ces prestigieux régiments parachutistes.
C'est alors que pendant 3 mois, nous avons appris les règles de vie à l'armée au départ. Nous avons appris à compter les uns sur les autres. Rester et agir en équipe. Et franchement, c'était pas donné avec mes fils de pute de collègues. Chacun essayait de faire couler les autres en douce pour essayer de paraître "mieux" du point de vue des instructeurs. On ira loin en poussant les autres derrière au lieu d'avancer...
Nous avons appris minutieusement à monter et démonter tous les modèles standardisés et populaires : AK-47, M16, Famas, et j'en passe. Le plus dur était d'improviser ; nos instructeurs nous ont toujours répété qu'en situation de combat, si notre arme s'enraye, nous n'aurions pas tout un arsenal d'armurier pour les réparer. Et c'est pour cela que nous avons appris le comportement mécanique à l'intérieur des armes selon les températures, zones, et différents niveaux d'humidité. Inutile de préciser que la moitié des leçons n'étaient valables qu'en théorie, mais en condition réelle, il faudra se débrouiller avec ce qu'on a.
L'apprentissage de la survie "furtive" était aussi un domaine essentiel pour nous qui devions rester sur un territoire ennemi pendant une durée indéterminée sans livraison de ration. Confection d'abris, emplacement stratégique de survie, comment filtrer de l'eau seulement avec un feu et des braises, la chasse avec des munitions subsoniques et tout ce qu'un survivaliste paranoïaque aurait appris.
Le dernier des domaines auxquels on avait fourré notre nez était la stratégie militaire, où et comment se déplacer. Comment affaiblir les troupes adverses moralement, psychologiquement et surtout physiquement. Comment envoyer des éclaireurs, et utiliser les informations acquises jusqu'à la victoire.
Vous vous doutez bien qu'en 3 mois, c'est quasiment impossible d'apprendre tous ces domaines à 50 hommes. Mais nous n'avons appris que les bases essentielles. Le reste, nous allions l'apprendre sur le terrain. En effet, nous étions stupéfaits d'apprendre qu'après les 3 fameux mois à passer ses journées à apprendre un tas de trucs avec 2 heures de sommeil journalières et des exercices physiques extrêmes toutes les 12 heures, nous allions être largués à 50 sur le front comme du bétail. Dès ce moment précis, j'aurais dû sentir le tas de merde qui me coulait dessus. Pendant 9 mois, nous serons envoyés en mission Top confidentiel pour avoir des renseignements sur les armements nucléaires de ces derniers.
Nous voilà en novembre 1994, cela fait un peu plus de 6 mois que nous sommes en mission. Nous sommes divisés en 10 équipes de 5, enfin c'est ce qui était prévu à la base. Seules 4 des équipes sur 10 n'ont pas été capturées ou tuées lors d'affrontements. Et si je peux écrire ces mots, c'est que par la grâce de Dieu j'ai fait partie des 40 hommes ayant survécu à ce cauchemar. Bien évidemment, on ne ramenait pas les cadavres aux familles des morts, on se contentait de brûler les restes et d'espérer obtenir rédemption auprès du divin.
Durant ces 6 mois, nous n'avons pas vraiment ciblé des objectifs cruciaux, loin de là. On arrivait avec une autre équipe et à 10, on mettait à feu et à sang un village sous prétexte qu'il y avait potentiellement des terroristes ou une excuse du genre. Et comment est-ce que nous arrivions à faire tout ça sans que la Syrie ne déclare la guerre à la Turquie ? Nous avions simplement inventé une organisation terroriste qui tuerait des civils dans la région, et nous, comme de supers gentils, nous allions débarquer pour les sauver. Nous commettions en toute impunité des crimes de guerre, puis nous passions pour les héros de la nation.
Tout ça pour quelques ressources, ou diversion, qu'est-ce que j'en sais moi, bordel de merde. Nous devions être autosuffisants en eau et nourriture, mais bon, les cuisines de familles que nous avions massacrées aidaient pas mal. Toutes les nuits, les scènes de tueries de masses m'empêchaient de fermer l'œil, mais si je ne le faisais pas, un autre l'aurait fait. Nous voilà en décembre 1994, nous étions rapatriés au pays.
Dès mon arrivée, tout mon quartier m'attendait en criant mon nom tel un héros alors que j'avais simplement massacré des innocents. Mes parents avaient déjà arrangé un mariage avec une fille de l'un des collègues fortunés de mon oncle. Cette fille était vraiment belle et serviable alors je n'ai pas chipoté dessus. D'ailleurs, elle s'appelle Éla.
Et c'est comme ça qu'en janvier 1995, à peine 1 mois après mon retour de mission, le corps marqué par le terrain, j'allais me marier. J'ai sûrement passé les 4 meilleures mois de ma vie avec Éla, mais la dure réalité me rattrape, j'étais convoqué pour une nouvelle mission en Arménie pour fin mai 1995. Au même moment, Éla m'annonce sa grossesse. J'ai eu une sensation indescriptible à ce moment-là, je n'étais plus seulement responsable de moi-même mais aussi de mon enfant, j'avais peur de la mort non pas en tant qu'être banal mais en tant que père.
Après avoir embrassé une dernière fois ma dulcinée ainsi que son bassin, j'ai donc pris mes affaires et suis parti à contre cœur.
Nous n'étions plus que 20 sur les 50 initiales. Après des protocoles de sécurité bâclés sur les parachutes et bonbonnes d'oxygène, nous sommes montés dans un avion militaire en pleine nuit, puis nous avons été largués en campagne arménienne.
Durant 3 mois, nous avons campé à 10 en forêt puis avons vagabondé village en village jusqu'au jour où nous avons repéré une "planque" des fameux terroristes "PKK" alors qu'en réalité ce n'était qu'un opposant qui a fui la Turquie. Nous devions être 3 à entrer. Je suis entré par la fenêtre de la cuisine. J'ai vu une femme avec un nourrisson dans les bras, j'ai vu mon propre enfant et ma Éla à travers ses yeux de terreur. Pour la première fois, je me suis figé devant une femme sans défense. Elle a crié et alerté tout le voisinage, ni une ni deux, nous devions partir et très vite sous peine d'être capturé. Nous avons été exfiltrés par hélicoptère et dès l'arrivée à la base militaire, on m'a mis les menottes et à partir de ce moment, j'étais considéré comme traître et espion, on ne laissait rien en ma faveur. J'étais condamné pour des faux crimes pour avoir été humain.
J'ai été incarcéré en décembre 1995, j'y ai passé les 2 pires mois de ma vie, chaque jour je n'étais nourri que d'une miche de pain sec. Je n'avais que quelques heures de sommeil et on passait la journée à me poser indéfiniment les mêmes questions, et comme je n'étais pas un putain de traître, je n'avais aucune réponse à leur donner. Ils m'ont alors fait un cadeau "spécial" pour le nouvel an. "Pour rigoler", on m'a versé de l'acide sur le visage. Je ne me souviens pas exactement du moment où cela s'est produit, mais il faut dire que le cerveau humain est surprenamment efficace pour oublier et mettre en veille le cerveau lors de moments critiques comme celui-ci, un collègue m'avait un jour expliqué qu'en pleine fusillade il avait reçu une balle à l'avant-bras, avec l'adrénaline il ne sentait rien sur le coup mais avait un mal de chien les semaines suivantes.
Bref, lorsque ces connards se sont rendu compte de leur connerie, ils m'ont envoyé en soin intensif et j'ai pris 3 semaines avant de pouvoir articuler normalement. Je ressemblais à un monstre tiré des films d'horreur. À chaque réveil, sous somnifères bien évidemment, je ressentais une douleur tellement vive, comme si quelqu'un me tenait un chalumeau sur le visage. Mars 1996, à mon soixantième réveil en soin intensif, un homme qui se nommait lui-même "Le Russe" m'a expliqué son projet. En échange de mes services, il me sortait de cette galère et emmènerait ma femme et mon futur enfant dans un pays européen pour leur sécurité. Il savait tellement de choses sur moi alors que nous ne nous connaissions ni d'Adam ni d'Ève.
Enfin bref, je n'avais pas trop le choix d'accepter. Et depuis, je travaille avec une équipe de trou du cul à la con, notre point commun ? D'anciens combattants ou criminels, tous venant de pays différents. Du point de vue de la société, nous sommes morts. De véritables fantômes ambulants. Le plus gros défi dans une équipe comme celle-là, c'est d'arriver à faire travailler tout le monde ensemble, Daychiro et moi l'avions bien compris. Daychiro est un Japonais franchement bel homme, il sait comment se faire entendre et il a un putain de charisme, mais ce clochard dès qu'on lui met une jolie femme ou un jeu d'argent devant, c'est ses couilles qui prennent le dessus. Moi avec ma gueule d'antagoniste je ne peux pas aller loin, sauf que mes compétences militaires et stratégiques nous ont sorti de pas mal de merdes. Je devais gérer les hommes comme sur un échiquier et Daychiro était celui qui leur donnait de beaux discours pour les motiver et les diriger. C'est ainsi qu'était formée notre équipe.
En 2003, après tant d'années à faire des contrats sous X, nous avions un nouvel intermédiaire. Il s'appelait Nestereko, et nous apprenions enfin que notre employeur n'est ni plus ni moins que Didenko. Putain, quel fils de pute celui-là, mais à vrai dire, quel homme politique n'est pas un enfoiré ? Si ce n'était pas moi, ce serait quelqu'un d'autre, alors autant fermer ma gueule et encaisser le pognon. Mais Daychiro devait épouser la fille d'une famille proche de Didenko pour une histoire d'honneur de clan à la con. Et ce n'était plus comme si nous avions le choix, et pour moi, je ne voulais pas qu'ils s'en prennent à ma famille. D'ailleurs, ma Ela s'est remariée, et notre enfant était un garçon. Il s'appelle Hakan, je suis content qu'il ait une figure paternelle loin de son abominable père. Je me suis résigné à ne pas essayer de les retrouver; ils ont une vie stable, et mon retour n'aura que l'effet d'une bombe.
Cet enfoiré de Didenko a pris le pouvoir en 2005. Franchement, chapeau, il ne restait plus qu'à voir le tas de merde qui allait dégouliner sur l'Ukraine. Maintenant qu'il était au pouvoir, nos cibles et contrats étaient drastiquement différents. Nos cibles étaient des potentiels rebelles ainsi que des membres du groupe "Khors". Vous vous rappelez de la Terreur instaurée par Staline ? Eh bien, Didenko l'a copiée à la lettre, sauf que le Goulag, c'est nous.
En 2006, une guerre civile éclate, et c'était le bordel de partout. Ces couillons de Khors avaient réussi à donner de l'espoir à une cause perdue, et ils allaient entraîner toute l'Ukraine dans les Abysses.
En 2008, nous avons eu l'ordre de nous installer à Chernogorsk. Nous étions plutôt chouchoutés, d'ailleurs. Mais quelques temps après, un événement qui allait rajouter une couche de merde sur cette chaîne de merde allait tout changer. Une explosion lança la panique générale. Nous avons essayé de joindre Didenko ou l'un de ses intermédiaires en vain. Nous avons alors pris la décision de nous séparer pendant 2 ans pour obtenir un maximum d'informations et faire ce que nous savions faire de mieux : être des putains de fantômes.
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