Portrait de Alekseï  Pavlov

Personnage RP · Archive Alexandria

Alekseï Pavlov

Saison 15 — Isolation

Vivant Survivant

Identité

Son histoire

"Réveilles toi ! Tu vas encore être en retard Alekseï ! Peut être que si tu te bougeais un peu plus tu aurais peut être une chance d'avoir un avenir ! 21 ans et toujours pas capable de se réveiller seul..." 

 

Une voix familière, celle d'une mère. Alekseï se réveille en sursaut et voit le réveil : 5h38. "Encore une journée de merde qui s'annonce" se dit-il. 

À peine le temps de manger un bout et de s'habiller, L'enfant unique des Pavlov s'empresse de récupérer les clés de sa vieille Lada Jigouli. Il enclenche le moteur, allume la radio, et rêve déjà de finir cette journée. "Quel boulot, tu parles ! Juste de quoi me nourrir et travailler toute la journée, je déteste être agent de nettoyage..." 

Alekseï fût embauché dans une entreprise de production de produits carnés. Sa mission ? Nettoyer tous les jours l'entièreté des locaux, des machines et équipements, que ce soit l'espace de production ou les toilettes. Déjà peu gratifiant, ses collègues et son patron s'amusent à lui rendre la vie impossible, et en étant le plus pointilleux possible. Ici à Koursk, l'entreprise est la principale de la région, une production intensive mais par manque de moyen, un seul sous fifre pour tout nettoyer : Alekseï.

 

Ce dernier passe la porte, ignore ses collègues et part directement aux toilettes. Au moment où ce dernier abaisse la clanche, sort brutalement le gros Pavel, individu aussi égoïste que putride. "T'es là le jeunot ? Bouge de mon chemin t'es en retard petit, tu ferais mieux de te mettre au boulot j'ai comme qui dirait... comment dire... rendu hors service les chiottes ... hé hé hé ! Les saucisses et moi le matin ça fait pas bon ménage !"

 

2 ans jour pour jour que Pavlov avait été embauché ici, et jamais il ne s'était senti aussi vide, inutile dans une société et une famille qui le rejette depuis sa pas si tendre enfance. 

En effet son père le battait fréquemment lui et sa mère, alcoolique, il dépensait la totalité des économies du ménage dans l'alcool et les paris. Tout de même assez bon, il quitta l'école dès qu'il en eu l'occasion, tout en s'attirant les foudres de ses deux parents. Enchaînant les petits boulots et pour des durées extrêmement courtes, Alekseï amassa à peine assez d'argent pour s'acheter sa lada en piteux état. Incapable de lever plus de fonds, le voilà condamné dans le foyer familial à payer un loyer chaque mois, payer et cuisiner sa nourriture, laver son linge avec sa lessive, avec une douche tous les cinq jours. Pas si populaire, Alekseï parvint à se faire quelques amis durant son enfance, presque tous partis dans des régions plus dynamiques de la mère patrie. 

Abattu, il garde tout de même au fond de lui un espoir, espoir de pouvoir vivre la vie qu'il mérite vraiment, loin de tout ça, en espérant pouvoir faire sa nouvelle vie. 

 

Mais retour à la réalité, Pavlov prit son balai, un chiffon et un peu de javel, s'enferma dans les toilettes et se laissa tomber par terre, jamais dans sa vie il n'avait eu autant envie d'en finir, en partant en sanglots, pensant à la vie qu'il pourrait avoir, les faux espoirs qu'il s'est forgé depuis des années, tant de regrets et de.... "Tu fais quoi là dedans Aleks ? Dépêches toi de m'ouvrir cette porte j'ai besoin que tu nettoies la trancheuse ! Lambines pas sinon tu partiras à 21h ce soir !

 

Ces menaces n'étaient pas en l'air, mais surtout il était sûr de quitter le travail à 21h à cause de son retard déjà accumulé, cela faisait déjà bien trois quarts d'heure qu'il gisait sur le sol. 

 

À 20h46, alors la nuit tombée, Alekseï avait enfin fini de nettoyer le sol de l'espace de production, dernière tâche de sa journée. À peine passé la porte d'entrée, son patron attendant bras croisés sur le capot de sa voiture s'empressa de fermer les locaux à clefs. "T'as intérêt à ce que tout soit bien nettoyé, j'ai été trop occupé aujourd'hui pour vérifier ton travail, si je vois une seule saleté, je t'enlève une partie de ton salaire pour le mois, et pour la peine tu finiras à 21h tous les soirs. Allez rentre chez toi jeune, demain on reçoit une grosse cargaison de porc, n'arrives pas en retard."

 

Alors Alekseï mit le contact de la vieille jigouli, et partit. Encore pensif, exténué de sa journée et sachant qu'il allait encore recevoir maintes critiques à cause de son retard à la maison, il mit un coup sec de volant et entra au centre-ville. À force de sillonner des rues, il s'arrête dans l'une d'entre-elles, et rentre dans le premier bar qu'il vut. 

 

Avec 3000 roubles en poches, il se paye plusieurs verres de vodka, mais rien à faire, la dépression bien encrée dans le mental de Pavlov est bien trop résistante. Il s'affale alors sur le comptoir du bar, le regard vide.

 

Tout-à-coup, il sentit une main lui tapoter l'épaule. "Dis moi voir, tu m'as pas l'air en grande forme mon gars ! On dirait que t'as trop bu... " Alekseï se retourna et rétorqua "C'est pas à cause de l'alcool... c'est... c'est ce boulot de merde, ouais quel boulot de merde...". L'inconnu prit un regard intéressé et répondit : "Ah et bien dans ce cas c'est ton jour de chance mon ami, j'ai ptet bien un boulot à te filer, enfin si ça t'intéresse, mais la paie sera sûrement meilleure que tout ce que t'as pu avoir jusque là ! Au fait, je m'appelle Rasputin." Rasputin sortit aussitôt une carte de son blouson, une carte d'entreprise de menuiserie. "Voilà ma carte, tu pourras me contacter" Puis ce dernier sortit à nouveau quelques chose de son blouson, une enveloppe. "Ton job, si tu l'acceptes, est simplement de livrer cette lettre à un ami à moi, et je te paierai 60 000 roubles." 

 

Une somme si importante pour un job aussi facile, Alekseï avec toute sa naïveté y vit une affaire en or. 

 

C'est alors le lendemain même qu'Alekseï s'empressa de livrer l'enveloppe à l'adresse indiquée, celle d'un certain Vadim. Il s'agissait d'un appartement situé dans un quartier mal famé de la ville. Lorsqu'il déposa la lettre, tous les regards se posèrent sur lui, et il fut forcé à indiquer son identité par quelques hommes du coin. Même si étrange, le travail était fait, il n'avait plus qu'à attendre bien tranquillement le paiement, alors qu'Alekseï venait de louper sa journée entière de travail pour l'occasion.

 

La journée suivante, alors qu'il se décide à retourner travailler, dès son arrivée dans l'usine, son patron s'élanca dans sa direction, l'air sombre : "C'est bien la dernière fois que tu me fais ça, j'avais besoin de ton aide hier on est restés bloqués parce qu'aucune des machines n'était propre, dégages d'ici, et reviens plus jamais, t'es viré !".

 

Après cette nouvelle dévastatrice, c'est en rentrant chez lui à moitié soulagé et à moitié dépité que sa mère l'attend dans la cuisine, avec une dizaine de lettres au nom : Alekseï Pavlov. Il s'agissait de menaces de mort, toutes. La lettre qu'il était chargé de livrer était piégée, tuant par empoisonnement le fameux Vadim. Sa mère, absolument bouleversée dit : "mon fils est un branleur incapable, et maintenant un meurtrier... Pars d'ici et vite, tu sais dans quel danger tu nous mets ton père et moi ? Nous avons été assez cléments jusqu'ici, maintenant débrouilles toi tout seul, je ne veux plus te voir !"

 

Alekseï n'en croyait pas ses oreilles, il venait de perdre un emploi stable, sa famille et son foyer en un seul jour. Il réunit alors toutes ses affaires sans dire un mot, le regard vide dans sa Lada avant de partir sans même dire au revoir. Ne sachant où aller, la tête sur le volant, Pavlov sortit la carte de Rasputin. Il était son seul espoir pour se sortir de là. 

 

En appelant Rasputin, ce dernier donna à Alekseï rendez-vous dans son appartement. Dès leur seconde rencontre, Alekseï s'énerva : "toi, tu m'as fait tuer quelqu'un, je ne voulais pas faire ça... tu m'avais dit qu'il s'agissait d'une simple livraison, j'ai tout perdu maintenant, et en plus de ça des gens me menacent de mort". À ceci rétorqua Rasputin 

"Tu vas pas chialer quand même nan ? Tiens, voilà tes 60 000 roubles plus 5 000 parce que tu me fais pitié. Tu m'as aidé à éliminer un de mes plus grands compétiteurs, alors j'me dis que tu pourrais être un partenaire des plus utiles, réfléchis à tout l'argent que je pour... que TU pourras te faire ! De quoi reconstruire ta vie, alors t'en dis quoi ?". Alekseï prit l'argent dans ses mains et pensa vite : cette brute, même si elle venait de l'utiliser à ses fins pour se venger est par la même occasion son seul espoir de pouvoir changer sa vie. À la fois dégoûté et dépité, Pavlov répondit :"Eh bien... je crois que... je crois que j'ai pas trop le choix, si tu me promets de ne pas me faire tuer qui que ce soit d'autre."

 

"Mais évidemment mon pote, ça ne sera que des petites missions de rien du tout !"

 

Ainsi les deux hommes se tendent puis se serrent la main, Alekseï toujours hésitant à pactiser avec un tel homme. 

 

Les semaines suivantes, Alekseï loua un nouveau logement, et commença à livrer des colis et lettre principalement pour son nouveau patron, et malgré le côté dangereux voire fou de Rasputin, ce dernier semblait de plus en plus amical. 

 

Après plusieurs mois, les tâches devenaient plus sérieuses, et surtout Alekseï accompagnait Rasputin de plus en plus, puis à chaque fois. À chaque escapade, Rasputin tentait d'ailleurs d'en apprendre le plus à son nouvel "apprenti", que ce soit des leçons de vie ou de simples combines. Naquit alors une réelle relation de mentor et apprenti entre les deux, même si Alekseï avait souvent du mal et s'opposait à l'usage de méthodes frauduleuses ou de violences qui le choquaient, chose que Rasputin exécutait tout de même. C'est au fil des années qu'Alekseï s'habitua petit à petit aux agissement de Rasputin, et mit en œuvre nombreux des conseils qu'il lui avait donné, sans pour autant en perdre ses principes. De plus, l'argent que les deux hommes récupéraient faisait oublier assez vite à Alekseï les horreurs qui pouvaient parfois être commises. Ce partenariat fructueux ne permettait pas seulement au jeune homme de s'enrichir, mais également à gagner confiance en soi, au point où cette dernière se transforme parfois en arrogance.

 

C'est en 2008 que leur plus gros coup fut mis en place. "J'ai d'excellentes nouvelles, Alekseï ! On me charge d'une nouvelle opération qui peut nous rapporter pas loin de plusieurs centaines de milliers de dollars ! On doit transporter quelques marchandises en Ukraine, et c'est tout ! Et sur ce coup, je te veux avec moi, tu vas découvrir un peu du pays, tu vas voir, il faut juste qu'on s'assure que le voyage s'assure sans encombres !".

Alekseï, l'air enjoué, lui rétorqua : "Et j'imagine que ça n'est pas des bonbons, les marchandises ? Laisses moi deviner... de la drogues, des armes peut-être ! Ou bien même les deux..."

Alekseï commença à bien cerner Rasputin. Puisqu'il avait raison : plusieurs transactions d'armes, d'explosifs et drogues allaient devoir être supervisées par les deux hommes.

 

C'est alors que ces derniers se rendirent en Ukraine, étonnamment, les échanges se faisaient sans encombres. On ne pouvait pas en dire autant de l'atmosphère générale du pays, qui était déchiré depuis le début d'une guerre civile entre des pro-gouvernement et des citoyens rebelles khors. C'est lors de l'une des dernières transactions que toutes les frontières de l'Ukraine furent fermées, faute à un attentat réalisé dans un laboratoire militaire à Alexandria, une des régions du pays. L'explosion provoqua des fuites chimiques et contaminent non seulement l'Ukraine, mais aussi la Moldavie et la Biélorussie. Furent alors placés ces trois pays en quarantaine, même si évidemment leur intégralité ne fut pas contamine aux premiers abords, une chance pour les deux compères. Bloqués, les comptes en banque de Rasputin n'étaient même pas accessibles, et c'est après trois semaines de négociations acharnées à chercher des solutions que Rasputin et Alekseï se rendirent à l'évidence : ils sont bloqués dans ce pays, et ne pourront en sortir si les frontières restent fermées. 

 

 

Alors que la région devenait à feu et à sang, les différentes institutions s'écroulant l'une après l'autre, Rasputin enseigna une nouvelle leçon à Alekseï : "La survie a une règle simple : manger ou se faire manger. Laisse moi te rassurer on va pas littéralement manger des connards, la subtilité est de savoir qui se mettre dans la poche, et qui faire disparaître. Si on reste passif, on disparaîtra nous". Avec plus aucun espoir de sortir, les deux hommes se sont résignés à survivre à tout prix, alors que le pays devenait un vrai apocalypse. Cette fois-ci ce terrain était d'ailleurs nouveau , même pour Rasputin. 

 

En s'entraidant, Alekseï et Rasputin se rapprochement plus que jamais, devant passer les épreuves, devant trouver, voire chasser sa nourriture, les deux hommes passèrent alors réellement de partenaires, à frères. 

 

En 2009, ces derniers trouvèrent un camp qui avait recréé une petit société basée sur le troc, et toujours sur le capitalisme. Pas vraiment les bienvenus, et manquant de ressources, les partenaires recommencèrent à faire ce qu'ils faisaient de mieux : faire de la contrebande. Ils s'attelèrent alors à voler pour leur survie, et même un peu plus tout en essayant de rester discrets. Pendant près d'un an, les vols passaient inaperçus, et lorsque quelqu'un avait des suspicions, cette même personnes disparaissait mystérieusement. Si cette situation de brigand ne plaisait pas à Alekseï, ils n'avaient pas le choix. Il savait d'ailleurs que c'est Rasputin qui éliminait tout soupçon. C'est à ce moment pile qu'il se rendit compte à quel point Rasputin était devenu un mentor pour lui ; il y a quelques mois voire années, il n'aurait jamais était d'accord avec leurs actions, alors qu'Alekseï devient de plus en plus comme son ami.

 

En 2010, les accusations de vol répétées et proférées entre tous les différents membres du camp divisèrent ce dernier et les tensions en son sein étaient à leur apogée. C'est alors que voulant profiter de la situation, Rasputin décida, en profond désaccord avec Alekseï, d'abattre les leaders du groupe, il semblait qu'il voulait les tuer depuis le jour où il les avait rencontrés. À leur mort, la zone commerciale s'effondra totalement, et rendit Alekseï totalement incompréhensif par rapport à ces meurtres de sang froid, il voyait à nouveau les côtés sombres de son ami.

 

Reprenant la route pour un bon bout de temps, Rasputin semblait changer, pas totalement, mais ce dernier devenait de plus en plus violent, comme pour se défouler suite à cette situation qui avait sûrement détruit tout ce que l'homme avait construit. 

 

Dès lorsque les deux hommes croisaient des personnes qui leur manquèrent de respect, ou simplement lorsque Rasputin était agacé, il rétorquait avec un violence jamais vue encore par Alekseï, allant jusqu'à la torture et le démembrement. Si ces mesures étaient parfois plus ou moins justifiées, elles ne l'étaient pas toujours autant et Pavlov tenta de le dissuader lorsqu'il le pouvait, et parvenait même à le calmer. Il semblait même qu'Alekseï était désormais le seul à pouvoir calmer les pulsions de son ami. Il se rendit compte que lui même changeait petit à petit, en normalisation la violence qu'il voyait depuis si longtemps et commençait même à s'habituer aux nouvelles pratiques de Rasputin.

 

C'est après de nombreuses semaines de marche que les deux frères franchissement les bordures de la région d'Alexandria, d'où ces derniers parvinrent à recevoir des ondes radio, alors restait il peut-être une opportunité dans cette région ? Cela reste à voir...

 

 

 

Identité

Spécialité

Survivant

par défaut