Portrait de Claudia  Cerna

Personnage RP · Archive Alexandria

Claudia Cerna

Saison 16 — Libération

Vivant Survivant

Identité

Son histoire

Je m'appelle Claudia Cerna, et mon histoire est intimement liée à celle de mon frère, Izan. Depuis notre enfance, nous avons été inséparables, partageant des liens indissolubles forgés par les épreuves que nous avons traversées ensemble. Izan a toujours été mon pilier, mon protecteur, celui sur qui je pouvais compter en toutes circonstances.

Je me souviens de notre enfance, de nos jeux dans les rues de notre petite ville en Biélorussie. Izan était toujours là pour me protéger des brutes de l'école, faisant preuve d'un courage et d'une détermination qui m'impressionnaient. Il se battait pour ce en quoi il croyait, défendant les plus faibles avec une ferveur qui forçait le respect. Pour moi, il était un héros.

Pendant ce temps, je me suis souvent retrouvée dans l'ombre de mon frère. Alors qu'il était loué pour son courage et sa force, j'étais considérée comme la "petite sœur intelligente" de la famille. Mes parents étaient fiers de ma réussite académique. Ma mère, était mon pilier, mon modèle, une femme forte et inspirante. Elle était infirmière et m’a transmis son amour pour la médecine. Je ne savais pas de quoi était fait demain mais une chose était sûre, je deviendrai médecin et je rendrai fière ma mère. 

En 2014, Izan venait de fêter ses 11 ans et pour mes 9 ans mes parents avaient préparé une jolie fête. J’avais hâte de partager ce moment spécial avec mes proches. Mais nos plans ont été brutalement interrompus par l'arrivée soudaine des "cramés", des infectés qui ont surgi de nulle part, semant le chaos et la terreur.

La fête que mes parents avaient soigneusement préparée a dû être annulée en urgence alors que nous étions forcés de fuir pour sauver nos vies. Je me souviens encore du choc et de la confusion qui ont régné alors que nous nous précipitions pour rassembler nos affaires et partir. Mes parents, débordés par la panique et la peur, ont tout fait pour nous protéger, mais je pouvais sentir leur angoisse alors que nous quittions notre foyer dans la précipitation.

Izan a immédiatement pris le rôle de protecteur, veillant sur moi avec une dévotion inébranlable. Je me souviens de la terreur dans ses yeux alors que nous fuyions loin de notre foyer, laissant derrière nous tout ce que nous n’avions jamais connu. Malgré sa bravoure, je pouvais voir la peur dans son regard, la peur de ne pas être assez fort pour nous protéger.

En 2018, lorsque nous avons entendu parler de Shangri-La, c'était comme un rayon de lumière dans notre obscurité. Mais notre chemin vers ce refuge s'est heurté à des obstacles mortels. Nos parents ont pris une décision déchirante pour nous sauver, nous abandonnant pour attirer les infectés loin de nous. Les cris étouffés de nos parents résonneront à jamais dans nos mémoires, me laissant avec un sentiment de culpabilité et de perte insurmontable. Je n’ai jamais réussi à accepter leur mort, j’étais convaincu qu’ils finiront par réapparaitre. Suis-je naïve ? Très certainement. Mais je refusais d’admettre que mes parents soient morts. J’étais dévastée, détruite, j’étais si jeune quand tout ça est arrivé…

Izan a toujours veillé sur moi. J’admirais son courage, il était fort ou du moins c’est ce qu’il voulait que je voie. Je l’ai souvent entendu pleurer lorsque je « dormais ». Je me suis toujours demandé comment il faisait ? Comment faisait-il pour ne rien laisser paraître ? Lorsque la maladie l'a frappé sur la route, affaiblissant son corps, je l’ai soutenue. Dès que j’en avais l’occasion, j’allais voler des médicaments, ils n’appartenaient à plus personne bien sur puisque les rues étaient désertes. Je ne l’ai jamais dit à Izan mais chaque excursion me terrifiait mais je devais veiller sur lui comme il n’a jamais cessé de le faire auparavant.

Bien plus tard, un homme qui nous était familier nous est tombé dessus. C’était oncle Daniel ! Je me rappelle encore son sourire lorsqu’il m’a serré dans ses bras. D’après ses mots, je lui faisais drôlement penser à maman, sa sœur. Il paraissait en vouloir à Izan et était très dur avec lui. Peut être que c’était sa manière à lui de l’aimer.  Oncle Daniel n’a jamais cessé de nous protéger, il a tout fait pour qu’on ne manque de rien durant ce périple. Maman serait fière de lui, il m’a même appris les premiers soins au cas où il m’arriverait quelque chose un jour. J’admire mon oncle. Ensemble, nous avons surmonté les épreuves, traversant des jours sombres jusqu'à ce que nous atteignions enfin les portes de Shangri-La.

Après avoir fui la terreur des "cramés" et surmonté d'innombrables dangers sur notre chemin, mon frère Izan et moi avons finalement atteint les portes de Shangri-La, un havre de paix situé dans la région d'Alexandria. Nous avons été accueillis avec chaleur et compassion par les habitants de cette cité entre les murs, qui semblaient partager notre désir de sécurité et de communauté.

Nos premiers jours à Shangri-La ont été empreints de soulagement et d'émerveillement, alors que nous découvrions cette nouvelle vie dans un environnement protégé. Les habitants nous ont gracieusement offert un refuge, nous traitant avec gentillesse et bienveillance malgré notre statut de nouveaux arrivants. Pour la première fois depuis des années, je me suis sentie en sécurité, entourée de gens qui se souciaient réellement de notre bien-être.

Alors que nous nous installions peu à peu dans notre nouvelle vie à Shangri-La, j'ai senti un appel inexplicable vers les médecins de la cité. Inspirée par les souvenirs de ma mère, une infirmière dévouée qui avait toujours été mon modèle, j'ai ressenti le besoin profond de contribuer de manière significative à la communauté. Les médecins de Shangri-La étaient des héros pour moi, offrant soins et soutien aux habitants de la cité avec compassion et compétence. Je savais que je voulais suivre leurs traces, aider ceux dans le besoin et apporter un peu de lumière dans ce monde assombri par la maladie et la peur.

C'est ainsi que j'ai commencé à passer du temps avec les médecins, les aidant dans leurs tâches quotidiennes et absorbant chaque connaissance médicale qu'ils étaient prêts à partager. Leurs compétences et leur dévouement m'ont profondément inspirée, renforçant ma détermination à devenir médecin à mon tour.

Au fil du temps, j'ai gagné la confiance des médecins de Shangri-La, et ils ont commencé à me former officiellement. Oncle Daniel a fait en sorte que je puisse rentrer dans l'équipe médical. Je lui en serait éternellement reconnaissante. Chaque jour était une leçon, chaque interaction avec les patients une occasion d'apprendre et de grandir. Je me sentais enfin chez moi, dans un endroit où je pouvais utiliser mes compétences et ma passion pour aider les autres, tout en honorant la mémoire de ma mère et en faisant quelque chose qui avait un véritable impact sur la vie des gens.

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