Portrait de Alessandro Riviere

Personnage RP · Archive Alexandria

Alessandro Riviere

Saison 17

Décédé Décès : 30/08/2024 Survivant

Cause : J'ai toujours essayé de faire au mieux, et ça jusqu'au bout. Ce ne sont que des mots, mais : merci. Il est temps de se reposer.

Identité

Son histoire

Capitolo I – « La vita va avanti »

L’enfance d’Alessandro n’a pas toujours été si morose, sans pour être coloré non plus. Il naît dans une campagne proche de Naples, à Casola, endroit où sa mère y laissera sa vie. À la suite de cette tragédie, son père décidera de partir pour la Corse, afin de repartir de l’avant malgré tout. Cette expérience médicale marquera à jamais le père Riviere. Le petit Alessandro grandira donc à Ajaccio, seul avec « Il Papà ».

Il y a toujours eu une certaine distance entre Alessandro et son père, même s’il se forçait à penser le contraire, il ne pouvait pas s’empêcher de se dire que son fils était fautif pour le décès de sa femme, inconsciemment. Cependant, Alessandro est très proche de son père, il représente tout pour lui et serait prêt à n’importe quoi pour le rendre fier. C’est pour cette raison qu’Alessandro se dirigera vers une école de police, afin de devenir lieutenant. Il a longuement réfléchi avant de faire ce choix, car il en avait marre des injustices, notamment celles qu’il avait vécu avec son père. En tant qu’italiens, ce n’était que des étrangers qui n’avaient rien à faire ici, sur la sainte Terre qu’est la Corse. Il y a eu beaucoup de temps avant que les Riviere puisse « s’intégrer » normalement dans le pays. Il était difficile de trouver du travail en tant qu’italien, mais ça n’est pas grave, maintenant Alessandro connaît les champs et l’agriculture mieux que quiconque à force d’aller aider son père les weekends et dès qu’il le pouvait. Construire des abris pour les animaux, travailler sur les chemins de fer, des petits boulots qui n’ont jamais dérangé le brave homme. « Il lavoro è vita e La vita va avanti » comme disait son père.

 

Capitolo II – « Gli occhi neri »

2002, il est temps pour le jeune napolitain de rejoindre l’école de police d’Ajaccio. Il n’est pas plus doué que les autres, pas persuadé que son chemin son trouve là-haut, mais au moins son père était fier. C’était la première fois qu’il le disait à son fils. Après avoir fait ses valises pour intégrer l’internat, il le prendra dans ses bras. Une première en 17 ans d’existence.

Premier jour d’intégration, il est nécessaire de passer par tous les tests imposés par l’école. Personne n’adresse la parole à Alessandro et certains ont tendance à se moquer de son léger accent. Vous comprenez, se former avec un « étranger », ça n’est pas pour tout le monde. Alessandro n’a jamais pu avoir un cursus scolaire « normal » avec son rythme de vie, mais cela ne l’a pas empêché de s’intégrer et de parler un très bon français par la suite.

Revenons à l’école de police, il y restera 2 ans. 24 longs mois avec des gens qui n’avaient rien à faire ici. Comment pouvaient-ils oser prétendre de prôner la justice avec cette mentalité ? 24 longs mois à filer droit, face à un tas de connards aussi cons les uns que les autres, ce sont les mots d’Alessandro. Il apprendra le maniement des armes, la conduite d’un grand nombre de véhicules, et la véritable attitude à tenir face aux autres en tant que représentant des forces de l’ordre.

24 longs mois qui forgeront au plus profond d’Alessandro une haine pour cette institution, même si lui aussi était passé par le bizutage, certains altercations parfois violentes, ça n’était pas le pire. Il n’oubliera le jour où un homme, a failli perdre la vie durant la formation par un homme plus blanc que lui. Agression passée à la trappe puisque que ce cadet avait des contacts au sein des supérieurs de l’école. C’est à ce moment précis qu’Alessandro comprit qu’il ne fallait pas riposter et laisser couler.

Il sort donc de l’école, sous le grade de lieutenant, le lieutenant Riviere, et rentre chez lui en 2004, l’année où, après toutes ces décennies de travail, son père tombera gravement malade. Il s’écoulera des semaines avant que le père Riviere se remette sur pied. Chaque soir après le travail, Alessandro se rend à l’hôpital et reste avec son père, quitte à ne pas en dormir de la nuit. « Hai gli occhi neri », lui disait-il, mais le jeune lieutenant resta silencieux face à son père, en lui tenant la main.

 

Capitolo III – « Alla vita eterna »

2007, voilà maintenant 3 ans qu’Alessandro exerce son métier, et 3 ans qu’il constate que rien ne va au sein de la police. Entre temps, il a rencontré une femme, Zoé, qui est une ancienne toxicomane. Il lui permettra de sortir de tout ça, en l’accompagnant autant qu’il le pouvait, et elle, était là quand le père Riviere faisait des rechutes. Tomber, pour se relever, c’était la phrase qui dictait leur vie. Pour échapper au quotidien décevant et écœurant de la réalité policière, tout était bon à prendre.

Alessandro parlera un nombre incalculable de fois des injustices qu’il rencontrait au sein de son travail. Zoé essaiera de lui faire comprendre et de lui dire qu’il peut changer les choses, et que si personne n’était en mesure de confronter le problème en face, rien ne changerait. Il était le plus à même de pouvoir rétablir la justice. Quelques semaines passent avant qu’Alessandro prenne son courage à deux mains pour aller discuter avec le commissaire pour lui exposer toutes les incivilités de ses collègues. Le commissaire explose de rire, en demandant s’il était sérieux dans sa démarche.

« Ales, sérieusement ? On est où là, en maternelle ? »

La dérision de trop, de toute manière tout le monde se couvrait pour être sûr de ne rien laisser couler en dehors de cette supercherie. Il continuera donc d’exercer, et garder ses principes malgré tout.

Un mois après l’altercation du commissaire, Zoé subira un accident grave, qui lui coûtera la vie. Un accident de voiture en pleine nuit, en face à face avec une voiture de police. À la suite de cette perte, Alessandro sera en arrêt maladie. Motif ? Dépression, pour une durée de 1 mois. Personne au commissariat n’était au courant que cette femme était la compagne de Riviere, pour leur plus grand malheur.

Pendant son arrêt maladie, Ales cogite, et se renseigne sur ce qui aurait pu arriver à Zoé. Il regarde les dossiers la concernant, il était au courant de sa consommation de drogue, du fait qu’elle en avait aussi vendu, mais ce qu’il a du mal à comprendre, c’est qu’elle a été notée positive le jour de l’accident. Comment cela était-il possible ? Elle avait tout arrêté ça n’était pas possible, impossible. Il accédera donc à toutes les informations nécessaires pour comprendre cette histoire. Tout d’abord, pas de témoins, sauf le dernier policier encore vivant parmi les deux passagers. Pas de caméras sur le lieu. Le rapport d’autopsie semble correct. Cependant, lors du bilan sanguin, Riviere remarque un nom qu’il ne connaît que trop bien, le Dr. Moreau. C’est un proche du commissaire. Il aurait pu trafiquer le bilan sanguin pour en arranger plus d’un, c’est une certitude. La rechute n’est pas envisageable pour Ales, pas avec tout ce qu’il avait vu comme effort. Cette histoire marquera un tournant dans son esprit, et continuera de le hanter des jours et des jours encore.

Il ne réussira pas à retourner au commissariat, l’institution n’était plus pour lui, et même s’il essayait de se convaincre le contraire, il était persuadé que les deux autres policiers étaient fautifs le jour de l’accident. Il finira par se reconvertir en tant que détective privé pour pouvoir travailler seul, tout en gardant ses codes et ses valeurs.

2008, le père Riviere est gravement malade. Cela ne semblait être qu’une simple grippe d’après le docteur, mais cette fois-ci, on fait comprendre à Alessandro que son père va y laisser la vie. Il a donc entre ses mains, le choix d’abréger les souffrances de son père, ou de continuer jusqu’à ce qu’il s’éteigne en paix. Un choix violent pour le jeune napolitain, et jusqu’au bout, il continuera de venir tenir la main à son père, en voyant son état se dégrader jour après jour. C’était un monde qui se consommait aux yeux d’Ales, avec tout ce qu’il avait traversé, la vie continuait dans ce sens, mais pourquoi ? L’injustice est peut-être le pire sentiment qu’un homme peut éprouver, car nous ne pouvons que le subir. Du moins c’est ce qu’il a longtemps pensé. Durant cette période, il se « liera » d’amitié avec l’anesthésiste personnel de son père : Santu Agostini. En le voyant chaque jour à l’hôpital, les deux hommes échangeront de nombreuses fois, c’est même Santu qui réussira à convaincre Ales que son père était condamné, et qu’il souffrait de plus en plus : il valait mieux le laisser partir. Décision difficile, mais acceptée. Après des semaines à lutter, « Il Papà » Riviere fermera les yeux avant les pluies d’automne de 2008.  

« Alla vita eterna » tatoué sur les mains, pour sa mère, pour son père, pour Zoé. Pour ne jamais oublier d’où il vient, et ce pourquoi il avance chaque jour.

 

Capitolo IV – « Ritorno della giustizia »

L’année 2010 marquera un tournant dans la vie d’Alessandro : sa rencontre avec Ghjuvan Maestracci. Un jeune homme convaincu que son père subit un complot des forces de l’ordre pour le faire tomber coûte que coûte. Toute cette perspective de vie, tous ces combats et ces convictions, tout ce qu’il avait vu… Pour Ales, c’était maintenant que tout se jouait. Il écoutera attentivement Ghjuvan qui exposera toute la situation sans omettre le moindre détail, tout était important. Parmi tous les éléments, il y avait une chose qui motivait plus que tout le détective, le fait de devoir confronter ce système corrompu, à nouveau, et de tout faire pour gagner. C’était maintenant que la justice devrait refaire surface, mais ça n’était pas gagné d’avance.

Au fur et à mesure des rencontres pour faire avancer l’enquête, les deux hommes développeront une relation de confiance, et il comprit que Ghjuvan avait été envoyé par Santu. Ghjuvan était prêt à tout pour sauver l’honneur de son père, principe qu’il ne pouvait que trop bien comprendre. Des nuits d’interrogatoires sous couvert d’anonymat, en passant par l’analyse des rapports balistiques falsifiés. Quelque chose ne tournait pas rond dans cette histoire, et ils comptaient bien aller au bout de cette affaire.

Il fallait atteindre la vérité à tout prix, mais il fallait des preuves irréfutables, des preuves accablantes à apporter pour détruire toute cette supercherie. Il n’y avait pas d’autres priorités que de rétablir la vérité, pour la justice, et pour l’honneur du père Maestracci. Alessandro était confiant, et au fur et à mesure des jours, il expliquera en détaillant tous les éléments mis bout à bout, toutes ces parties de vérité ayant été masqués, pour pouvoir briser le masque du système.

Rien n’y fera, même si tout était entre les mains des deux hommes, des pistes avaient été brouillées à outrance, et rien de concret ne pouvait être utilisé pour pouvoir défendre le père Maestracci. Face à cette défaite, Alessandro était écœuré, et enragé de voir Ghjuvan dévasté face à la situation. Devoir plier genou face à l’injustice, à nouveau. Chaque jour qui passait rapprochait Alessandro d’une haine incommensurable et qui le consommait depuis tant d’années. Cette fois-ci, une famille entière la subissait. Ils garderont contact les années qui suivent cet évènement.

 

Capitolo V – « Vendetta, vita mia »

Entre les années 2010 et 2015, Alessandro mettra ses activités professionnelles en pause. La raison ? Il est diagnostiqué d’un cancer du poumon, qui peut possiblement être guéri, d’après les médecins, et sans garantie. Entre les rendez-vous, les réunions thérapeutiques, les examens médicaux, Alessandro repense à sa vie, et aux mots de Zoé.

« Tu peux changer les choses Ales. On vit dans un monde si injuste, si seulement il y avait plus de gens comme toi, ça serait tellement plus simple. Ne perds jamais cette direction, et ne te perds jamais, quoi qu’il arrive. Ce combat honorable en vaudra toujours la peine. »

Il ne pouvait pas mourir en laissant toutes ces pourritures sans problème, sans souci et tranquille. Il fallait agir, même si ça devait être violent, le temps presse. La vie lui en avait déjà trop montré, c’était à son tour de reprendre les devants. Ces gens là ne se rendaient pas compte de la chance qu’ils avaient d’être en vie.

Lors de réunions thérapeutiques pour ceux qui souhaitent s’exprimer sur leur ressenti, il tombera sur un ancien policier, handicapé à vie à la suite d’un accident de voiture. Il expliquera qu’il était coupable dans cet accident, et qu’il s’en voulait car il avait ôté deux vies ce jour-là, celle de son collègue et celle d’une femme. Il n’aura fallu qu’une dizaine de mots pour qu’Ales comprenne qu’il était face à celui qui avait tué Zoé. Il était là, devant lui, et dans un état déplorable. Un soir de pluie torrentielle, après s’être écarté du bâtiment de rencontre des patients, il proposera de le raccompagner, ce que l’homme accepta. Personne ne les voit partir tous les deux. Ils discutaient sur la route, jusqu’au moment où Ales fracasse le crâne de l’homme pour le rendre inconscient.

L’ancien policier ouvre les yeux, il semble être attaché à une chaise, face à un lecteur cassette. C’était le moment tant attendu pour Alessandro, l’homme qui lui avait pris sa bien-aimée était à sa merci. Ales était présent dans la pièce, masqué et camouflé. Quand l’ancien policier a commencé à demander qui il était, Ales n’a pas répondu et a lancé la cassette :

« Bonjour Inspecteur Carroix, vous ne me connaissez pas mais moi je vous connais. Il y a quelques années, vous avez été impliqué dans un accident grave. Accident qui a coûté la vie à deux personnes, notamment une jeune femme toxicomane, d’après les rapports. Cependant, vous savez très bien, autant que moi, que ces rapports étaient complètement faussés. Pas de témoins, comme ça vous arrange si bien. Une vie a été ôté et au lieu d’apporter une vérité avec courage à une famille endeuillée, vous avez préféré salir son image en protégeant coûte que coûte une institution qui n’aurait pas hésité à vous dégager à la moindre faute. Vous êtes aujourd’hui face à la justice, et vous allez payer le poids de vos erreurs. Vous avez 120 secondes pour exposer un grand nombre d’injustice que votre commissaire, vos collègues ou vous-même avez mis en place pour pouvoir couvrir cet insalubre entité que l’on nomme : force de l’ordre. Pensez à ceux qui ont été blessés par vos actes, ceux qui ont tout perdu pour une simple protection. Des réponses peuvent régler tant de choses, et ça peut être votre cas aujourd’hui. Si vous décidez de rester silencieux, le sort profitable de tous les innocents s’abattra sur vous. Vivre ou mourir inspecteur, à vous de choisir ».

Cassette-Inspecteur-Carroix

De longues secondes s’écoulent, l’inspecteur panique et demande qui est le malade qui se tient devant lui. Le temps avance, toujours pas de réponse si ce n’est des demandes de libération. Ales est là, devant l’homme et le regarde, d’un air si neutre. Les 120 secondes s’écoulent, alors Ales s’étend de toute sa force sur l’homme attaché avec une batte de baseball qui écrase à de multiples reprises sur ses jambes déjà blessées. Pendant qu’il le frappe, l’inspecteur se débat et ôte le masque qu’Ales porte sur son visage.

De toute manière, Ales ne comptait pas le laisser repartir en vie, il était l’heure de se venger, pas de se racheter. Voilà le premier meurtre qu’Alessandro commettra. La sensation de se sentir libre, d’avoir rétabli un ordre dans ce grand déséquilibre de l’injustice. Il se sentait enfin libre de toutes ces questions qui le hantaient durant toutes ces années.

 

(à suivre)

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Ici Vicenzo. - Tu m'as appelé Alessandro ? Continue de faire le malin, tu n'es pas le grand chef que tu penses être. On se reverra un jour et tu comprendras, en attendant je reste à disposition et caché derrière ma radio car je me chie dessus. C'est pas Vicenzo c'est Alessandro hein, faut bien rire vu les conneries qu'on entend ces derniers jours !

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les "raciste" de la creuse - bonjour, nous somme les fameux "raciste" de la creuse nous recherchons activement monsieur Riviere pour tentative de la colaboration et menace, celui qui le trouvera aura ce quil souhaite bonne journee

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312 - Tu sais où je suis, rejoins-moi

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3.1.2 - Tout va bien

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Ser GRU. - Nous demandons à entrer en contact avec Revaz NADAREISHVILI le plus rapidement possible. L'extraction est planifiée dans les prochaines 24 heures. Passé ce délai, nous couperons toute communication avec cet opérateur. Terminé.

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