Portrait de Luna Scavarda

Personnage RP · Archive Alexandria

Luna Scavarda

Saison 17

Vivant Survivant

Identité

Son histoire

Chapitre 1 : Perdu d’avance

Luna Scavarda voit le jour le 8 septembre 1995 à Vitry-sur-Seine dans un foyer plutôt modeste. Elle a grandi avec sa mère et son petit-frère Enzo, principalement, étant donné que son père est parti avant sa naissance. La Manuela Scavarda, sa mère, a toujours voulu préserver ses enfants du départ de leur père, en imageant cette situation avec l’histoire des « Étoiles invisibles », mais nous y reviendrons plus tard.

La petite Luna grandit comme toutes les autres petites-filles : elle va à l’école, joue à la poupée et ne voit que par sa mère. Cependant, un soir d’été, il y a eu un changement et tout est devenu différent.

2004, Luna a 9 ans, et se rend compte que sa mère appelle à l’aide pendant la nuit. De cris, pendant de longues minutes, puis elle entend son prénom : « Luna ! », un cri désespérant. Dans cette grande cabane de chasse qui respirait les vacances, une jeune enfant traverse la pénombre et arrive à la porte de la chambre. Elle ouvre et voit sa mère au sol, sous les coups de son beau-père. Elle s’élance en criant à tout va sur l’homme qui la repousse et la blesse. Après les pleurs, l’angoisse et la frayeur, : c’est la colère qui prend le dessus. Elle attrape tant bien que mal le fusil de cet ignoble personnage, et tire sur celui qui étranglait sa mère. Après le coup feu, un long silence se fait entendre, et le calme revient. Sa mère la prend dans ses bras, à la fois choquée et soulagée de ce qu’il venait de se passer. Enzo, qui avait assisté à la scène, sort d’un placard du salon, terrorisé. Entre bien et mal, Luna avait déjà fait son choix. Il était hors de question de laisser sa mère mourir. Quelques quarts d’heure plus tard, la police arrive et Madame Scavarda protège et couvre sa fille. Elle finira par se faire juger pour meurtre, avec légitime défense au vu de son état physique, mais emprisonnée quoi qu’il arrive. Quant à Luna et Enzo, ils finiront en foyer durant toute la peine.

 

Chapitre 2 : Le chant des sirènes

Le foyer n’est pas la plus belle partie de la vie de Luna. Elle grandit dans un monde qui n’est pas le sien, où l’on lui impose une discipline bien trop étouffante. Elle ne voit que très peu son frère et les gens sont mauvais entre eux. Elle ne perdra pas le cap et tiendra pour sa mère et son frère. Elle y restera 7 ans, temps de la peine de Manuela Scavarda. Du ménage, des vêtements à coudre, des activités scolaires… Bref, Luna n’est pas faite pour le système dans lequel elle grandit.

2011, Luna a 16 ans et peut enfin retrouver sa famille. Elle retrouve sa mère et voit qu’elle n’a pas été épargnée par le système carcéral, mais elle est là. C’est tout ce qui compte. Maintenant, il faut retrouver un logement. Il était hors de question de remettre les pieds dans les locaux du foyer. Luna fera tout ce qu’il faut pour aider financièrement sa mère, quitte à avoir une double vie. La journée elle travaillait par-ci par-là, en effectuant des petits boulots, et le soir elle vendra de la drogue dans les rues de Vitry sur Seine. C’était sûrement une mauvaise idée, mais elle n’avait pas le choix et elle ne le dira jamais à sa mère. Le petit Enzo, à la surprise de tous, avait une leucémie, diagnostiquée durant son passage au foyer. Il fallait donc également payer son traitement.

2016, après des années de lutte à travers sa maladie, le petit Enzo fermera les yeux. La famille Scavarda a eu du mal à se remettre de cet évènement, pourquoi fallait-il que ça soit obligé de finir mal ? Quelle injustice. Après la mort de son demi-frère, Luna ne s’est jamais sentie si seule. Elle doutera par moments de son chemin, pensant que tout était perdu et qu’il n’y avait plus d’espoir, mais elle résistera face au chant des sirènes. Il fallait garder la même ligne, pour Enzo, il était devenu une « Étoile invisible » lui aussi, il ne semblait plus être là, mais bien au contraire, il était bien présent dans le ciel pour veiller sur eux. Il suffisait des fermer les yeux.

 

Chapitre 3 : La fête est finie

L’espoir persistait, mais c’était dur. Le foyer c’était quelque chose. Cette période était la plus sombre pour Luna. Elle ne savait pas quoi faire de sa vie et se disait que rien n’en valait la peine. Sa mère s’était isolée et tentait tant bien que mal de préserver sa fille de son état. La pluie semblait lourde, les nuits interminables. Luna écrira beaucoup cette année-là, avec pour thème son quotidien, en écoutant beaucoup de musique. Le monde était fou, les gens changeaient et tout semblait être illusion. Pourtant elle n’a pas craqué, elle a tenu. Quelques mois après ce long couloir assombri, elle finira par atteindre la lumière. Son frère n’était pas mort en vain, il fallait continuer pour lui. Elle qui a toujours été une battante, une source lumineuse pour sa famille. Son frère n’aurait pas voulu la voir dans cet état. Hors de question de fuir aujourd’hui, c’était maintenant qu’il fallait vivre. Après cette remise sur pied, et puisqu’il ne restait plus qu’elle, elle ira voir sa mère pour lui dire qu’il était temps de partir pour un nouveau départ, mais Madame Scavarda ne voulait rien entendre. « Il faut y aller maman, on ne peut pas rester ici et continuer à subir. On repart à zéro, la fin n’existe pas, c’est un constant renouvellement et tu le sais », une fois la phrase énoncée, sa mère pleurera dans ses bras, en lui expliquant qu’elle était tellement fière de ce qu’elle était devenue malgré tout ce qu’elle avait traversée. Elle lui raconta la vérité sur son père, et lui expliquera aussi que c’était marrant qu’elle parle de repartir à zéro puisque la fin n’existait pas. La petite Luna, durant les agressions de son beau-père envers sa mère, jouait en boucle à Super Mario Bros, en recommençant encore et encore, avec cette volonté de vouloir gagner. Un beau parallèle pour une enfant de son âge, et son combat face à cette violence. Tout faisait sens dans ses actions et sa vie, et ça depuis le départ.

 

Chapitre 4 : Civilisation

Nouveau départ pour les Scavarda. 2022, direction la campagne de Limoges, à Nexon. Les cœurs s’apaisent et elles arrivent à reprendre goût à la vie. Des plaisirs simples comme une pizza mozzarella burrata en terrasse à deux. Luna adorait car ça lui rappelait sa pizzéria préférée à Montparnasse. Quel bonheur, enfin de jours meilleurs. Luna continuera de travailler en intérim, ce qui lui permettra d’avoir des compétences dans certains domaines, comme l’agriculture, la mécanique, la couture, la chasse… Elle passera également son permis à Limoges. Et de tous les petits jobs qu’elle a pu avoir, celui qu’elle adorait par-dessus tout c’était dans les garages, juste pour l’odeur de l’essence.

2 ans plus tard, en 2024, la guerre est enclenchée. Luna et sa mère sont en sécurité, ensemble. La situation finira par dégénérer très vite, Limoges était sous les bombes et en panique, les gens devenaient fous, encore pire qu’avant. Les morts se relevaient, le gaz tombait, c’était une horreur. Les deux femmes décideront de se réfugier dans un camping à quelques dizaines de kilomètres d’où elles se trouvaient. Ce n’étaient pas les seules à avoir eu cette idée, elles resteront donc quelques semaines, voire quelques mois avec un groupe de survivants. Des liens se créent, des conflits explosent, cela veut dire que le groupe vit bien. Une rumeur se développe et se fait entendre en radio, comme quoi la région de la Creuse serait épargnée de tout ce foutoir. Certains pensent que c’est un piège, d’autres une aubaine, et d’autres encore pensent que c’est une mauvaise idée puisque ce serait possiblement une terre russe. Énormément de questionnements, mais peu de réponses.

2026, Luna, sa mère, et d’autres personnes se mettent d’accord sur une chose : rejoindre la Creuse et voir ce qui s’y passe. De toute manière il n’y avait rien d’autres à faire et les ressources s’amenuisaient dans le camp. Voilà donc le grand départ, avec de nombreux kilomètres à traverser. Une semaine après le départ, un soir alors qu’une expédition dans les maisons voisines étaient en cours, la mère Scavarda se fera surprendre par un infecté et sera mordue. Ne sachant pas quoi faire face à ça, et de peur qu’ils abattent froidement sa mère, Luna partira et fuira avec sa mère à l’opposé du chemin prévu. Elles s’enferment dans une infirmerie et Luna expliquera à sa mère que ça va aller. Étant complètement dans le déni face à cette situation lunaire, elle s’occupera de sa mère et s’endormira dans la même pièce qu’elle. Le réveil fut fatal, Manuela s’était transformée et attrapera sa fille. Luna réussira à repousser sa mère et l’enfermera dans la salle de stockage de médicaments derrière la caisse. Elle restera de nombreux jours auprès d’elle, à juste attendre qu’un miracle intervienne.

Des jours, des jours et des jours s’écoulent, mais rien ne change. Un matin, un homme paniqué, tape sur la vitre de la pharmacie car il avait vu de la lumière. Il discute avec Luna, et lui explique qu’il a besoin de médicaments pour se soigner. Luna lui explique que la salle est inaccessible et qu’elle n’a pas la clé. L’homme demande calmement à pouvoir entrer pour pouvoir au moins fouiller les rayons, ce que Luna accepta. En échange, l’homme lui propose de récupérer des provisions dans le coffre de sa voiture, elle va donc jeter un œil. Pendant qu’elle fouille le coffre, elle entend un coup de feu. Cela n’a fait qu’un tour dans l’esprit de Luna, sa mère venait d’être abattue. Elle retourne dans la pharmacie et voit l’homme debout, dans la salle de stockage, devant sa mère décomposée et inanimée. Elle ne laissera aucune chance à cet inconnu et lui tirera dessus à multiples reprises en criant de toute sa rage. C’était la première fois que Luna tua quelqu’un en tant que personne adulte et responsable. Après avoir tout perdu à nouveau et quelques jours de répits, elle décidera de se remettre en chemin, il était temps de retrouver la civilisation. Pas question de mourir. Le chemin était long et rude, mais elle finira par atteindre Alexandria, une région creusoise. Enfin. Luna était désormais seule, avec du monde autour. Elle reste cependant très humaine, sa mère la surnommait depuis son plus jeune âge « Athéna », car elle possédait une grande sagesse, et était une femme composée de nombreux principes et valeurs qui se perdent de jour en jour ici-bas.

« Bienvenue à Alexandria ! », l’histoire de Luna ne fait que commencer. Rien se termine, ça repart à zéro. Un renouvellement constant.

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