Personnage RP · Archive Alexandria
Ryk .
Identité
Son histoire
Ryk, de son vrai nom "Vladislav Ivanenko" est un homme ayant tout perdu, une de ces coquilles vides remplies de désespoir et de noirceur... Un homme pour qui ce monde méritait ce qui lui arrivait, un homme pourtant si fort et caractériel, devenu faible et vulnérable...
Journal de Ryk - Premier écrit
A toi ma douce, ma lumière,
Te souviens tu de notre rencontre ? J'étais jeune et plein de mauvaises ambitions, toi tu étais belle et promise à un grand avenir, pourtant tu n'as jamais été effrayé, tu m'as regardé et tu as vu quelque chose d'insoupsonnable en moi.
La Bratva ne te dérangeait pas, du moins, au début...
J'étais juste personne qui voulait devenir quelqu'un, mais tu me répétais sans cesse : "Au moins nous sommes ensemble".
Journal de Ryk - Second écrit
A toi ma douce, ma lumière,
Je me souviens des années suivantes, je n'étais plus "personne", j'étais devenu quelqu'un pour la Bratva, j'étais important et nous avions la belle vie, c'est d'ailleurs à ce moment là que l'on m'a appelé Ryk, peu importe qui était dans une pièce avec moi, je lui inspirais de la peur, mais pas toi.
Tu t'es braqué et tu m'as dis mot pour mot : "Je n'arrêterais jamais de t'appeler Vladislav, pour que tu puisse te souvenir de qui tu es, et d'où tu viens."
Journal de Ryk – Troisième écrit
À toi ma douce, ma lumière,
Les souvenirs s'effacent parfois, mais je n'oublierai jamais cette nuit. Tu te souviens ? Nous étions sur ce balcon, la lune éclairait la ville. Tu avais un verre de vin à la main, et moi une cigarette que je n'ai jamais allumée. Nous avions tout, et pourtant… tu semblais si loin.
"Ce n’est pas ce que j’imaginais pour nous, Vladislav," tu m'as murmuré. J’ai voulu te rassurer, te dire que tout allait bien, mais je savais que tu avais raison. La Bratva avait pris une partie de moi. Ce monde nous enveloppait peu à peu dans ses ténèbres, et je voyais ton sourire disparaître, jour après jour.
Tu étais ma lumière, mais même la lumière peut vaciller.
Journal de Ryk – Quatrième écrit
À toi ma douce, ma lumière,
Tu disais toujours que l'amour rendait aveugle. Peut-être avais-tu raison. Ou alors, c'était moi qui ne voulais pas voir. Je montais toujours plus haut dans la hiérarchie, gravissant les échelons, mais à quel prix ?
Chaque mission, chaque ordre exécuté, me ramenait plus loin de toi. Tu voyais les changements, mais tu ne disais rien. Ce silence pesait plus que n’importe quelle menace, plus que n’importe quel ennemi. C’était toi contre ce monde dans lequel je t’avais entraînée, et je t’ai laissée te battre seule.
Je te revois, assise dans notre salon, ce regard absent, comme si tu voyais déjà la fin approcher, alors que moi, je n'y croyais toujours pas.
Journal de Ryk – Cinquième écrit
À toi ma douce, ma lumière,
Le jour où tu m’as dit que tu voulais partir… Je n’ai jamais su comment réagir. La colère, la tristesse, le déni, tout se mélangeait. "Partir où ?" avais-je demandé, comme si cela n’avait pas de sens. Mais toi, tu savais déjà. Tu avais compris que rester signifiait mourir, peut-être pas physiquement, mais moralement.
Tu m’as regardé avec ces yeux fatigués, comme si tu avais déjà accepté que nous ne serions jamais les mêmes. "Vladislav, je veux encore te retrouver, pas Ryk."
Ces mots résonnent encore dans ma tête. Je n’ai pas su te sauver, ni me sauver moi-même.
Journal de Ryk – Sixième écrit
À toi ma douce, ma lumière,
Les jours passaient, mais rien ne changeait. Je te sentais t’éloigner, même quand tu étais à mes côtés. La Bratva me réclamait toujours plus, et chaque sacrifice m’éloignait un peu plus de toi. Je pensais que je pouvais tout avoir : le pouvoir, l’argent, et toi. Mais je me trompais.
Tu m’as toujours dit que l’ambition dévorait l’âme, et je n’ai jamais voulu te croire. Je croyais que j’étais plus fort, que je pourrais résister. Mais chaque nuit, je voyais cette flamme dans tes yeux s’éteindre doucement, et je savais que je perdais la bataille, celle qui comptait vraiment.
Je ne me pardonnerai jamais de t'avoir laissé disparaître ainsi, à petit feu.
Journal de Ryk – Septième écrit
À toi ma douce, ma lumière,
Je t’ai promis de changer, tu te souviens ? Ce jour-là, tu avais fait tes valises. J’étais rentré tard, couvert du sang d’un autre. Tu n’as même pas demandé ce qui s’était passé. Tu avais cessé de poser des questions, parce que tu connaissais déjà les réponses.
J’ai pris ta main et je t’ai suppliée de rester. "Je vais tout arrêter," ai-je dit. Mais c’était un mensonge, n’est-ce pas ? Un mensonge que je me racontais à moi-même, pour apaiser cette culpabilité qui me rongeait.
Tu m’as regardé, et pour la première fois, je crois que je t’ai vue pleurer.
Journal de Ryk – Huitième écrit
À toi ma douce, ma lumière,
Je n’oublierai jamais la dernière fois que tu es partie. Ce jour-là, il pleuvait. Une pluie fine, glaciale, qui semblait laver le monde de tous ses péchés. Mais rien ne pouvait me laver de ce que j'avais fait.
Tu m’as dit adieu sans même te retourner. Je suis resté là, sur le seuil, regardant la voiture disparaître dans l’ombre. Et moi, comme un idiot, je me suis dit que tu reviendrais. Que tu n’avais pas vraiment quitté ce monde. Mais tu ne revenais jamais, et à chaque nuit passée sans toi, la réalité devenait plus dure à accepter.
Je ne savais pas encore ce qui allait arriver.
Journal de Ryk – Neuvième écrit
À toi ma douce, ma lumière,
Ce jour-là, tout a changé. Ce n’était pas censé se passer ainsi. Ils ne devaient pas te trouver. J’avais fait tout ce qu’il fallait pour te protéger, pour que tu sois loin de tout ça. Mais même ça, je l’ai raté.
Quand j'ai reçu l'appel, mon cœur s'est brisé en mille morceaux. Je suis arrivé trop tard. Ils t’ont pris, ma lumière. Ils t’ont arrachée à moi, et je n’ai rien pu faire. Ton corps… ton regard vide…
Tu étais partie, et avec toi, la dernière part de moi qui restait encore humaine. Sans toi, il n’y a plus de lumière. Plus que l’obscurité.
Rien ne pourra combler ce qui m'a été pris, je suis désolé pour tout ce que je t'ai fais subir.
Pardonne moi ma douce, ma lumière.
Au lendemain de la mort de sa femme, Ryk quitta la Bratva, enfin... On ne quitte pas vraiment la Bratva, on l'a fui autant que possible, on l'évite, mais pour eux, c'est une haute trahison.
Ryk le savait puisqu'il avait déjà eu à traquer des déserteurs, mais la vérité, c'est qu'il n'avait pas à fuir. Comme vous le savez, la situation géo-politique était extrêmement complexe et tendu, nous sommes à l'aube du nouveau siècle et la situation se dégrade bien trop vite, l'économie s'effondre et qui dit "plus d'économie" dit également "plus de Bratva".
Cela fait maintenant deux mois que Ryk se planque très loin de toute la merde d'en bas en attendant que tout se tasse, mais plus les jours passèrent, plus notre homme se remplissait de noirceur et de désespoir... Voilà ce qui l'animait maintenant, du jour au lendemain il avait tout perdu.
L'histoire de Ryk était une véritable tragédie, c'était un peu comme si le Seigneur lui rendait au centuples toute la haine et la tristesse qu'avait engrangé Ryk. Après avoir écrit ces quelques pages à déstination de sa femme, Ryk chargera son revolver afin de mettre un terme à sa vie... Mais une fois encore, Dieu et sa quête de vengeance l'empêcheront de le faire, le revolver s'enrayera au moment de tirer afin d'offrir du sursis à un homme meurtri.
Ryk prendra toutes ses affaires pour se mettre en route, il marchera plusieurs jours avant de tomber sur la maison d'un homme drôlement accueillant, malgré l'homme dangereux qu'il est, l'inconnu ne ressentira pas de mauvaises intentions en Ryk, à quoi bon... Il lui proposera même de rester puisque l'inconnu était sur le départ.
Ils s'asséyerent tout deux autour de la cheminée et après quelques verres et un coup dans le nez, Sergueï racontera à Ryk qu'il a entendu parler d'un endroit paisible, probablement le seul sur Terre : Alexandria
Effectivement, des autochtones avait passé une série d'appels radios afin de faire l'éloge de cette région et de sa capacité à faire face à la crise... Un petit paradis.
Sergueï avait tout prévu, même le moyen de transport... Un avion.
En temps normal, Ryk aurait refusé, mais pour être tout a fait honnête, il en avait plus rien à foutre. Alors il décidera de le suivre jusqu'à Alexandria.
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