Portrait de Hao Zhang

Personnage RP · Archive Alexandria

Hao Zhang

Saison 18

Vivant Survivant

Identité

Son histoire

Je m’appelle Hao, je suis né en chine en 1964 juste après l’épisode de famine le plus important de l’histoire du pays.

Mes parents étaient très pauvres, à l’époque les professeurs et les intellectuels étaient traqués, j’ai donc très tôt travaillé dans les champs avec ma famille.

J’ai grandi dans un climat d’insécurité et de grande pauvreté en apprenant les rudiments de l’agriculture et parfois de la chasse jusqu’en 1976. 

Une année seulement après la naissance de mon frère Lian, Mao Zedong est mort de cause naturelle, entraînant de grands changements dans le pays.

Craignant une nouvelle crise, les parents ont pris la décision la même année de migrer vers la Suisse espérant trouver sécurité et confort.

L’ironie du sort voudra que Lian et moi perdions nos parents quelques mois seulement après notre arrivée dans le pays, dans un accident de voiture.

 

Nous avons étés placés en foyer, en attendant de pouvoir trouver une famille d’accueil, mais cette situation duraient beaucoup trop et j’avais énormément de mal à m’accoutumer à ma nouvelle vie et à la perte de mes repaires.

Jusqu’en 1985, j’étais dans le même établissement que mon frère, nous avions étés autorisés à rester ensemble, et je prenais soin de lui plus que tout au monde.

Il était tout ce qu’il me restait, ma seule famille et j’espérais un avenir pour lui sur notre terre d’accueil.

Je faisais de mon possible lors de mon temps libre pour établir des arnaques, des vols à l’arrachée et parfois même je rendais service aux inconnus en échange d’argent.

Quand j’ai eu 21ans, le foyer n’étais plus en mesure de me garder au sein de l’établissement, et bien que j’ai été suivi un temps par certains éducateurs, j’ai fini par me détacher d’eux, comprenant que je devais me débrouiller seul pour avoir les moyens financier de sortir mon frère de là.

J’ai continué à magouiller, j’étais assez discret et je n’avais jamais eu de problème avec la police jusque là mais j’ai fini par me faire attraper, j’ai été jugé pour vol avec violence et condamné à une très légère amende ainsi qu’à des travaux d’intérêts généraux grâce à l’indulgence du juge.

Je rendais visite à mon frère au foyer aussi souvent que possible et je m’arrangeais pour lui faire passer des cadeaux.

Cette situation a duré 5ans, jusqu’en 1990. 

J’avais été interpellé une seconde fois, une année plus tôt pour une affaire de recel. Je n’ai pas écopé de peine de prison cette fois non plus, mais cette erreur me coûtera la garde de mon frère. 

En effet je me retrouvais dans l’impossibilité d’assurer l’avenir de mon frère, tant légalement, que financièrement.

Je vivais dans un studio miteux que je payais tant bien que mal avec de l’argent sale. J’ai essayé de trouver un travail légal plusieurs fois, mais mes compétences dans l’agriculture n’étaient pas très utile en ville. J’ai finalement trouvé un petit travail sur un chantier, je travaillais pour payer mon loyer, rendais visite à mon frère tout en lui cachant que je ne pourrais jamais le sortir de là. Je n’osais pas lui dire qu’il devrait attendre sa majorité, et que c’était de ma faute. Je m’efforçait de faire de l’argent légalement pour soutenir mon frère mais ce n’étais pas suffisant. Il fallait que je le retrouve, pour de vrai.

Un soir, j’étais ivre et malheureux, j’avais la haine, envers moi, envers ce pays, envers la vie, envers tout le monde. J’ai pris une terrible décision, celle de mettre fin à mes jours, pensant que je n’étais que poids pour mon frère, qu’il méritais mieux que moi. Je me suis jeté de la fenêtre de mon studio, mais j’ai survécu. J’ai terminé à l’hôpital, avec les chevilles, quelques côtes et un poignet cassé.

J’ai été hospitalisé pendant plusieurs mois, mais j’ai dit à l’hôpital que je n’avais personne à contacter, laissant mon petit frère sans nouvelles.

J’avais tellement honte de ce que je venais de faire, j’aurais voulu qu’on m’enterre vivant. J’avais failli abandonner mon petit frère, la seule personne qui comptais a mes yeux. Je voulais sortir de l’hôpital une fois rétablis, mais les médecins ont exigés que je sois interné en hôpital psychiatrique et qu’on me donne des cachets pendant un moi supplémentaire. Ils disaient que j’étais dangereux pour moi même et que je ne savais pas ce que je faisais. Tout ce que je voulais, c’était voir mon frère, m’excuser pour mon absence et enfin trouver une solution pour le sortir de cet établissement minable.

A ma sortie des soins psychiatrique, j’étais comme une âme errante. Je n’avais pas pu assumer mon loyer pendant mon hospitalisation et je me suis retrouvé à la rue.

Je n’avais plus qu’une seule idée en tête: Entrer de force dans le foyer et récupérer mon frère, quoi qu’il en coûte. Alors j’y suis allé en expliquant mes intention et très vite la situation à escaladé.

Encore une fois j’étais ivre et j’en suis rapidement venu aux mains avec un agent de sécurité devant le bâtiments. Nous nous sommes battu violemment, et dans un élan de rage j’ai fais pleuvoir les coups sur ce pauvre homme qui a chuté dans l’escalier. Je me suis arrêté de bouger, comme si le temps lui même avait été stoppé. L’homme était inerte, je l’ai légèrement secoué, je l’ai appelé, j’ai pris son poul, mais rien, pas même un souffle. Je venais de tuer un homme qui ne faisait que son travail. J’étais complètement perdu, j’étais dans le déni total. J’ai couru aussi vite que possible en essayant de me convaincre que l’homme finirait par se relever sonné. Mais quelque chose me disait de fuir, pour le bien de Lian. Si ce que je venait de faire s’apprenait, il ne s’en remettrais pas. J’avais disparu depuis plusieurs mois, et maintenant je risquais de passer plusieurs années en prison. 

J’ai pris un bus de nuit, j’ai quitté la ville, puis la région, et j’ai fais ce que je savais faire de mieux, me cacher et survivre. J’ai passé un an en cavale et les recherches n’avaient pas abouties, bien que j’avais été le principal suspect dans l’affaire.

Mais un jour, une femme m’a reconnu.

J’ai donc pris la décision de passer la frontière italienne en 1991, et c’est là que je me ferais finalement enfermer.

On me ramènera en suisse, où je serais juge et emprisonné pour une durée de 10ans.

Durant mon enfermement, je me suis retrouvé face à moi même et à mes erreurs, j’ai beaucoup réfléchis, beaucoup déprimé, et beaucoup prié. J’ai aussi fais des rencontres en prison. Évidemment les gens à l’extérieur ne qualifierais pas les amis que je me suis fais la bas de « bonnes personnes » mais grâce à eux, mon quotidien était moins rude, j’avais des gens sur qui compter, des gens pour me comprendre. Les premières années, j'ai du faire mes preuves auprès de certaines personnes, pour ne pas me faire marcher dessus, puis je suis tombé dans un engrenage de violence qui a failli me pousser au meurtre une seconde fois.

C'était la fois de trop, et j'ai changé de comportement radicalement après cet incident. Je n'aimais pas ce que je devenais, j'avais peur de ce que j'étais capable de faire. Des années plus tard alors que j’étais dans une voie de rédemption et j’ai voulu absolument faire tous les efforts possible pour alléger ma peine, mais ça n’a pas été chose aisée.

Je me suis battu corps et âme et je n’ai obtenu qu’une année de sursis.

J’étais donc dehors le 20 décembre 1999. J’avais retrouvé ma liberté, et avec elle ma confiance en moi et en l’avenir. J’espérais de tout cœur que mon frère qui n’étais jamais venu me voir au parloir accepterais de me revoir, de me parler. J’ai donc voulu lui rendre visite pour noël. J’avais réussi à trouver un travail dès ma sortie grâce à l’intervention d’une association pour la réinsertion après la vie carcérale. Je travaillais de nuit dans une usine de chocolat, ça ne payais pas très bien, mais j’avais de quoi dormir a l’hôtel et acheter un cadeau pour le noël de mon frère.

 

Très jeune, mon frère et moi avons appris que la vie n'était pas forcément facile. Nous avons fui la Chine avec nos parents peu après notre naissance, accueilli dans un pays qui n’avait pas forcément envie de nous voir ici. Nos parents avaient choisi la Suisse comme terre d’accueil, un pays neutre, loin de toute guerre et surtout un pays libre. Mais un pays libre ne veut pas dire un pays hors de dangers. C'est un accident de voiture qui nous arracha nos parents. Ça ne faisait que quelques mois que nous avions mis les pieds dans cet endroit et nous n'avions déjà pu aucun repère. J’ai pris mon courage à deux mains et suis retourné en direction de mon ancien foyer, espérant pouvoir me faire pardonner, et retrouver mon frère à qui j’avais causé tant de problèmes.

Mais jamais je n’aurais imaginé ce qui m’attendais là bas.

L’accueil était froid, et c’était légitime, mais je compris très vite ce qu’il s’était passé. Les éducateurs, n’ayant pas envie d’attrister mon frère, lui avaient caché ma tentative de suicide, et il avait fugué pour ne jamais revenir.

Personne ne savait où il était passé depuis 1990.

J’apprenais alors que la personne que j’avais tué le soir de mon retour au foyer était morte pour rien. La personne que j’étais venue chercher ce soir là n’étais déjà plus présente.

Je suis tombé de très haut, le choc fut énorme, je ne pouvais pas me sortir de la tête que Lian était sans doute mort, ou pire. J’ai entrepris d’aller voir la police, puis des détectives privés, pour essayer d’en savoir plus sur l’affaire et les recherches qui avaient étés menées durant mon internement.

Mais rien à part quelques rumeurs. Il aurait été aperçu dans une autre région en train de se disputer avec des passants. Il serait devenu un genre de vendeur à la sauvette, et c’est tout. Je suis parti à sa recherche avec ces maigres informations, mais les choses ont vraiment commencées à se compliquer au courant de l’année 2000.

Comme si une hystérie collective avait frappé le monde entier, des conflits ont commencés à voir le jour partout sur la planète et la violence n'a fais que croître jusqu'à atteindre des sommets au mois d'avril, où les morts revenaient à la vie. Cette année là c'était l'anarchie totale. J'ai fais de mon mieux pour rester concentré sur mon objectif et retrouver Lian mais il fallait constamment que je fasse attention à ce qu'il se passait autour de moi, je devais survivre si je voulais avoir une chance de retrouver mon frère vivant.

Pendant plusieurs mois, j'ai erré arme à la main, cherchant de quoi me nourrir, je traversais les villes, les régions, braquant, pillant, si nécessaire, me battant contre les hommes et la nature pour rester en vie. J'ai usé de toute la violence qui était en moi dans mes deniers retranchements et je me suis vu basculer encore une fois. J'ai regretté chacune de mes mauvaises actions, mais rien ne me fera reculer. J'ai œuvré ma vie entière pour Lian, pour ma famille, je n'avais plus personne au monde sur qui compter, et dans des temps comme ceux que nous traversions que la pire facette de l'humain se révèle.

Mon séjour en prison, mon enfance, toute ces choses que j'avais pu faire avant que le monde s'embrase, tout ça avait servi à quelque chose, à me garder en vie, à me protéger pour que je puisse prendre soin de mon frère une fois que je l'aurais trouvé.

J'ai alors suivi les traces de Lian dans la ville où des passants pensaient l'avoir aperçu, au milieu des pillages, des cadavres et des survivants. On était pas très loin de la République tchèque, je ne savais pas encore pourquoi il s'était rendu là bas, mais j'allais bientôt comprendre son choix.
J'avais gardé sur moi une photo de mon frère enfant, que je montrais à tous ceux que je pouvais croiser en espérant avoir des informations, et ça a finit par payer. C'était il y a quelques semaines tout au plus.

Mais tout mes efforts étaient vains. J'avais passé presque 10ans à batailler pour retrouver mon frère et je me retrouvais finalement face à un inconnu.

Lian était méconnaissable, tant physiquement que mentalement. Il s'était fais embarqué dans un gang, une secte. Peut importe ce que c'était, il mériterait mieux que ce Dinko et ses idées tordues. Ce mec est un grand malade, Lian me traitais comme un moins que rien, un inconnu, et il traitait ce type comme son père. On aurait dit qu'il s'était fais lobotomiser.

Je croyais rêver, il m'était impossible de parler à mon propre frère, il n'avait pas envie de m'entendre et Dinko m'empêchait d'avoir une conversation constructive avec lui. Il ne me parlais que de performance, de ses performances et de ma lâcheté. Il me disait qu'il avait un objectif, qu'il devait devenir le meilleur et que j'étais incapable de lui apporter quoi que ce soit.

Il me reprochais de l'avoir abandonné, de ne jamais avoir eu de l'intérêt pour lui. J'avais trop honte, et pas assez de temps pour argumenter et finalement ce fils de chien de Dinko m'a pointé une arme sur la gueule avant de se tirer avec mon frère.

Je n'ai pu que déduire leur destination : La région d'Alexandria. 
Beaucoup de rumeurs cirulent sur cette endroit, et tout dans leurs déplacements me fais penser que c'est bien ce que Dinko a en tête.

Je ne vais pas lâcher, pas si près du but, pas après tous ces efforts, toutes ces souffrances. Je dois récupérer mon frère, je me dois d'être présent pour lui, c'est ce que mes parents voudraient et c'est ce que je veux plus que tout au monde, depuis toujours. Je suis prêt à tout pour le récupérer je ne vis que pour cette raison, et là seule manière de me convaincre d'abandonner, c'est de mettre fin à mes jours.

 

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