Portrait de Marak  Torana

Personnage RP · Archive Alexandria

Marak Torana

Saison 18

Vivant Survivant

Identité

Son histoire

Je suis Marak Torana, né en 1978 dans un petit village de la République tchèque. Enfant, je courais dans les champs et jouais aux côtés de ma mère, une couturière dont les doigts agiles transformaient les bouts de tissu en œuvres d’art.

C’était une femme chaleureuse, pleine de vie et de patience, qui trouvait des moyens pour égayer les jours gris de notre petite communauté. Ses rires étaient un réconfort dans un monde de plus en plus incertain. Mon père, ce journaliste dont on parlait à voix basse, reste une énigme. Les souvenirs de sa vie sont fragmentaires, comme un rêve dont on ne garde que des bribes. Ma mère évoquait son nom avec une tristesse qu'elle dissimulait mal, une mélancolie qui pesait sur ses épaules. Il ne me reste que cette photo fléchie, où il apparaît comme une silhouette perdue dans les brumes du temps. Il était un fantôme, dont le passé me hantait comme une légende oubliée.

 31 décembre 1999, le passage au nouveau millénaire a été accueilli avec un soulagement mondial. Les craintes d’un bug informatique apocalyptique se sont évaporées dans l’air froid de la nuit. Les rues étaient pleines de feux d’artifice et de rires nerveux, comme si nous avions échappé à une grande catastrophe. Mais cette paix était fragile, une surface lisse qui cachait des fissures profondes.

« La vie est si brève, si improbable, que tout ce qui nous arrive semble irréel. »

10 février 2000, les premiers signes du chaos sont apparus, comme des ombres qui s’étiraient à l’horizon. Les conflits éclataient partout, et les nations se déchiraient dans un tourbillon de violence. Notre région, semblait à l’abri, mais la tranquillité était trompeuse. L’atmosphère devenait de plus en plus tendue, et les nouvelles de conflits lointains se faisaient de plus en plus pressantes. Ma mère, toujours résiliente, essayait de maintenir un semblant de normalité, malgré la tempête qui se déchaînait au-delà de notre petite enclave.

 20 février 2000, les rumeurs de coup d’état et de groupe paratitlaire, de pillage, etc. se répandaient comme une traînée de poudre. Les récits de mort, de violence et autre atrocité semblaient trop horribles pour être vraies a deux pas de nos patelins tranquilles, mais la peur était palpable. Les gens étaient de plus en plus nerveux. Ma mère, avec sa détermination tranquille, faisait de son mieux pour nous garder la face, pour préserver une routine qui se fissurait lentement.

1 mars 2000, l’arrivée des premiers survivants des massacres voisins fus suivis de l’arrivée d’homme armée les traquant, le début de l’horreur véritable. Ils n’étaient pas de simple soldat ; ils étaient des unités génocidaires, organisées et impitoyables. Leur présence était un rappel brutal que le monde était devenu un lieu où la mort n’avait plus de frontière.

7 mars 2000, La situation est devenue intenable. Les conflits entre paramilitaire et autre, envahissaient les rues, et les rumeurs de la ville d'Alexandria comme refuge prenaient de l’ampleur. Ma mère, épuisée par le chaos croissant, a exprimé sa peur. Un soir, des pillards ont attaqué notre maison. Nous avons dû fuir en laissant tout derrière nous. Ma mère, affaiblie et désespérée, a été toucher lors de notre fuite. Je l’ai vue tomber sous le déluge de balle au milieu du champ sous une nuit imperméable et éclairer par les tirs des fusils, je fus incapable de l'aider à temps. Sa perte est une cicatrice éternelle, un chagrin qui me laisse sans voix.

« Chaque douleur que nous endurons est un rappel que nous devons nous lever pour affronter l'ombre. »

10 mars 2000, sur ma route pour Alexandria, je me sentais comme un naufragé échoué sur une île déserte. C’est là que j’ai rencontré Petra, une survivante qui, malgré les horreurs qu’elle avait endurées, offrit une lueur d’espoir. Nous avons essayé de nous adapter à cette nouvelle réalité, de comprendre les règles d’un monde devenu sauvage. Petra était une source de savoir, mais aussi une âme marquée par la tristesse. Nous avons appris à survivre ensemble, échangeant des stratégies et des moments de calme dans un monde chaotique.

28 mars 2000, Petra disparu mystérieusement. Son absence a laissé un vide douloureux. Peut-être avait-elle cherché un sens ailleurs ou tenté de quitter cette existence devenue insupportable. Sa disparition m’a plongé dans un abîme de solitude, amplifiant la culpabilité et la mélancolie qui m’assaillent.

« Il a été enterré sous des vivants, et, ce qui est encore plus affreux, il a été enterré sous des vivants pour la seconde fois. »

1 avril 2000, la survie est devenue une épreuve déshumanisante. Les dirigeants échouent à maintenir l'ordre, et nous, survivants, sommes poussés à des extrémités inimaginables. Les vivants eux-mêmes sont devenus des menaces, perdant toute humanité, la routine quotidienne est maintenant une lutte constante pour rester en vie mais en plus les morts semblent revenir, et ceux si, jonchant chaque bord de route et les fosses commune, sont partout, et avec les vivants chaque interaction est teintée de méfiance. Je suis encore là, survivant dans un monde devenu méconnaissable. Ma froideur est devenue une armure contre l'absurdité de ce nouveau monde. Le passé, avec ses souvenirs et ses douleurs, semble aussi éloigné que le ciel au-dessus de la dévastation.

« La route est longue et les ténèbres sont profondes, mais c’est dans l’effort de marcher qu’on découvre la lumière. »

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