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Personnage RP · Archive Alexandria
Identité
Jakob Klein est ne le 9 Juillet1981 a Prague, dans une famille juive ashkenaze attachee a ses traditions mais pragmatique dans son mode de vie. Ses parents, Mark et Ruth Klein, tenaient une petite librairie au coeur du quartier Josefov, heritee de leurs propres parents. Cette boutique, specialisee dans les livres religieux, les essais philosophiques et la litterature yiddish, etait un refuge intellectuel et un lieu de rencontres. Mark, un homme pose et erudit, passait des heures a expliquer les subtilites des textes du Talmud a ses clients, tandis que Ruth, plus pragmatique, gerait les finances avec une precision qu'elle aimait appeler son « instinct juif pour les chiffres ».
Enfant, Jakob baignait dans cet univers. Ses soirees etaient rythmees par les histoires de sa mere sur leurs ancetres, des tailleurs et des marchands qui avaient traverse les epreuves de l'histoire juive. Jakob, lui, revait d'une vie differente. Son pere le taquinait souvent : « Toi, tu seras un banquier, pas un libraire. Toujours a compter ton argent comme un Rothschild ! » Ce qui etait dit sur le ton de la plaisanterie est devenu une prophetie.
Jakob etait brillant a l'ecole, particulierement en mathematiques et en economie, des domaines dans lesquels il excellait naturellement. Sa famille, bien que modeste, investissait tout dans son education. « L'education, c'est la seule chose qu'on ne pourra jamais te prendre, Jakob », repetait Ruth. Apres le lycee, il entra a l'universite Charles, ou il obtint un diplome en economie avec mention. Mais derriere cette reussite se cachait une certaine tension : Jakob portait sur ses epaules l'espoir d'etre celui qui releverait la famille Klein dans une Republique tcheque encore marquee par des prejuges et des clivages sociaux.
En 2003, il decrocha un poste prestigieux dans une banque privee a Prague. Il se specialisa rapidement dans la gestion de patrimoine, construisant une clientele de riches industriels et investisseurs. Jakob avait le don de comprendre les subtilites des marches financiers, mais aussi de lire les gens, un melange qu'il attribuait a son heritage familial : « Les Klein ont toujours su negocier. Que ce soit pour vendre des livres ou pour vendre des actions, c'est une question d'instinct. »
Malgre son succes, Jakob restait ancre dans ses racines. Il revenait souvent a Josefov pour diner avec ses parents, discutant des affaires du monde tout en partageant un kugel ou un tzimmes prepare par Ruth. Il participait aux fetes religieuses avec eux, non pas par une foi profonde, mais par respect pour leur culture et leur histoire. Sa reussite lui permit egalement de subvenir aux besoins de son jeune frere, David.
Mais en janvier 2007, le monde qu'il avait bati commenca a vaciller. Les revoltes en Republique tcheque s'intensifierent, et Jakob voyait de plus en plus de clients retirer leur argent dans une panique generale. « Les temps difficiles font ressortir le pire chez les gens », disait-il souvent. Sa banque finit par fermer ses portes en 2009, et Jakob perdit tout ce qu'il avait construit. Lorsque l'apocalypse survint en 2010, le monde qu'il connaissait “ celui des chiffres, des contrats et des riches salons “ n'existait plus.
Jakob fut rapidement confronte a une verite brutale : il n'etait plus le conseiller respecte, mais un simple homme parmi d'autres, oblige de se battre pour sa survie. Dans les premiers jours du chaos, il utilisa ses competences en negociation pour proteger sa famille. Cependant, lorsqu'un groupe de pillards attaqua leur maison et tua ses parents, il comprit que les mots seuls ne suffiraient pas dans ce nouveau monde.
Desormais, Jakob erre avec David, se battant pour leur survie. Il conserve avec lui une mezouza qu'il avait recuperee chez ses parents, qu'il frotte nerveusement entre ses doigts lorsqu'il est en proie au doute. Ce petit objet est devenu a la fois un talisman et un rappel de ses origines : peu importe a quel point le monde change, il reste un Klein, un survivant, comme ses ancetres avant lui. Il plaisante parfois avec David : « Nos ancetres ont survecu aux pogroms, a l'exil, et meme aux nazis. Nous, on peut bien survivre a un monde sans banques. » Mais derriere ses mots se cache une douleur profonde, celle de l'homme qui a tout perdu, sauf son frere, et qui tente de preserver une flamme vacillante dans l'obscurite.
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